Jean Joseph de Rafélis de Broves
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au château de Brovès
au château de Brovès
| Jean-Joseph de Rafélis | ||
Portrait par Edme Quenedey des Ricets, Château de Blérancourt | ||
| Naissance | au château de Brovès |
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| Décès | (à 67 ans) au château de Brovès |
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| Origine | Français | |
| Allégeance | ||
| Arme | ||
| Grade | Lieutenant-général des armées navales | |
| Années de service | 1730 – 1782 | |
| Conflits | Guerre de Succession d'Autriche Guerre de Sept Ans Guerre d'indépendance des États-Unis Bombardement de Bizerte, Tripoli et Tunis |
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| Distinctions | Ordre royal et militaire de Saint-Louis (Grand-Croix) Ordre de Cincinnatus |
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Jean-Joseph de Rafélis de Broves, né le au château de Brovès, près de Fréjus, et mort le , est un officier de marine français du XVIIIe siècle. Il sert dans la Marine royale pendant la guerre de Succession d'Autriche, la guerre de Sept Ans et la Guerre d'indépendance des États-Unis et termine sa carrière avec le grade de lieutenant-général des armées navales.
Origines et famille
Jean-Joseph de Rafélis descend de la famille Rafélis maintenue noble en 1669, où ils font bâtir une chapelle dans l'église paroissiale. Cette famille a fourni au royaume de France plusieurs officiers généraux.
Il est le fils de Joseph Barthélémy de Rafélis de Broves (1685-1758), seigneur de Broves et de Saint-Roman, et d'Anne Marguerite de Glandevès du Castelet (†1768). Par sa mère, il est le neveu du commandeur de Glandevès (son oncle). Ses parents, mariés le à Draguignan. ont eu 18 enfants dont:
- Pierre André de Rafélis (1718-1794), prêtre, vicaire général du diocèse de Fréjus, vicaire général du diocèse d'Aix, prieur de Boulogne et prévôt de Toulon, il est emprisonné en 1792.
- Madeleine (née en 1720), elle épouse Jean de Théas
- Jacques Victor (1727-1747), garde du pavillon amiral, il est tué au combat le à la seconde bataille du cap Finisterre ;
- Jean-François de Rafélis de Broves (1729-1792). capitaine au régiment de la marine puis colonel, lieutenant du roi à Aigues-Mortes ; député de la noblesse de Draguignan aux États généraux de 1789. Il est tué le en défendant le Palais des Tuileries où il était premier gentilhomme de la Reine Marie-Antoinette.
- Claude René César (-). enseigne de vaisseau, il décède au retour de la campagne de Mahón, à l'âge de 19 ans.
Carrière dans la Marine royale

Il entre jeune dans la Marine royale et intègre une compagnie de garde-marine le , alors qu'il n'a pas encore quinze ans. Il suit alors le parcours classique de tout « officier bleu » et passe par les différents échelon de la hiérarchie. Il bénéficie alors de soutiens familiaux influents dans la Marine[1]. Promu enseigne de vaisseau en 1734 puis lieutenant de vaisseau le , il est nommé capitaine de vaisseau le , au début de la Guerre de Sept Ans.
Commandant l'escadre contre la Corse en 1768, il est fait premier comte de Brovès en 1770. La même année, il commande une flotte qui va bombarder, les 4 et , les villes de Bizerte, Tunis, Porto Farina, Tripoli, et Monastir pour venger et prévenir des actes de piraterie, coulant de nombreux bâtiments barbaresques et ottomans, et obtenant la liberation de commerçant français[2].
Il reçoit son brevet de chef d'escadre le et est promu Lieutenant-général des armées navales le .
Il décède le à Brovès, à l'âge de 67 ans.
Selon l'historien Frédéric d'Agay, il appartient « à l'une des plus brillantes générations d'officiers de marine provençaux, celle de Barras St Laurent, de Grasse, Chabert-Cogolin, Fabry-Fabrègues, Faucher, Bausset, Rafélis de Broves, tous entrés au service entre 1730 et 1740 et dont la carrière se déroula jusqu'au début de la Révolution[3]. »
