Portrait présumé de Pierre-André de Glandevès (v. 1730), école française, auteur inconnu. En réalité, portrait de Giovanni Battista Tommasi, Grand Amiral de l'Ordre et ultime grand maître de Malte (1803-1805). L'erreur vient de la lecture des armoiries (fascé d'or et de gueules pour les Glandevès et fascé de gueules et d'or pour les Tommasi).
Pierre-André Glandevès descend de la famille de Glandevès, une puissante et ancienne[3] famille de la noblesseprovençale. Cette dernière est alliée aux autres familles influentes de la région, les Forbin, les Sabran, les Villeneuve, les Bruny, les Fabry-Fabrègues,…. Il est le fils de Jean de Glandevès, seigneur du Castellet et d’Entrevaux, élu premier Consul d’Aix, procureur du Pays d’Aix en 1701[4], et de se femme Marie de Flotte d’Agoult de Saint Auban (née en 1658, décédée le ). Ses parents se marient le ; de cette union naissent:
Honoré de Glandevès, seigneur du Castellet (1688-1776) Marié le , Marseille, avec Marie Hiéronyme de Bruny 1709
Cependant, il entre dès l'année suivante dans une compagnie de gardes de la Marine au département de Toulon en 1702. Il est promu enseigne de vaisseau en 1712, puis à celui de lieutenant des gardes du Pavillon en 1729. Il reçoit, au début de la guerre de Succession d'Autriche un brevet de capitaine de vaisseau (1741). Pierre-André Glandevès a alors une longue carrière derrière lui, quarante ans de service, et, malgré ses soutiens familiaux ne connaît pas. Promu chef d'escadre des armées navales en 1752, il est nommé commandant la Marine à Toulon en 1754, puis à nouveau en 1757-1758.
En 1758, Pierre-André de Glandevès-Castellet se démet du commandement du port de Toulon, et le ministre de la marine, Monsieur de Massiac lui écrit le : «Sa Majesté m'a chargé de vous marquer toute la satisfaction qu'Elle a du zèle avec lequel vous avez rempli la place qu'Elle vous avait confiée»[11]. La place de commandant de la marine, vacante, est alors donnée à La Clue-Sabran qui la conserve quinze mois.
Il occupera à nouveau le poste de commandant de la Marine de Toulon de 1759 à 1764.
↑Louis de la Roque, Catalogue des chevaliers de Malte, appelés successivement Chevaliers de l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes, de Malte - 1099-1800, Alp. Desaide, Paris, 1891, colonne 103
↑Journal historique de la conquête de l'isle Minorque, (lire en ligne)
↑Raoul de Cisternes, La Campagne de Minorque, d'après le journal du commandeur de Glandevez et de nombreuses lettres inédites: 1755-1757, Calman-Lévy,
↑Archives du Port de Toulon, lettre de Massiac à Glandevès du 14 août 1758.
François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume, Paris, Chez la veuve Duchesne, (lire en ligne), p.248