Jean Lamarque naît le dans le village de Sainte-Eulalie-en-Born, dans le nord-ouest du département des Landes. Il est le fils de Jean Lamarque, résinier, et de Madeleine Coureau, cultivatrice[1]. Garde champêtre puis résinier, il adhère au syndicat des gemmeurs de Sainte-Eulalie, qui est le premier à rejoindre à la Confédération générale du travail dès 1906[2]. Leader syndical, il est l'organisateur de la grève des gemmeurs de Sainte-Eulalie qui débutent en . Elle réunit 378 grévistes et dure 97 jours[a],[3].
Quand les socialistes prennent le contrôle de la fédération des syndicats de gemmeurs, lors du congrès , il entre au conseil exécutif. Il devient trésorier de la fédération SFIO des Landes le , poste qu'il conserve jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. En , il est élu à la commission de contrôle de L'Avenir social, journal syndicaliste et socialiste[b],[2].
Lors des premières élections suivant la fin de guerre, en il est réélu conseiller municipal, puis, le , maire de la commune. Il est réélu à deux reprises en et en puis démissionne le , invoquant son âge. Il reste au conseil municipal où il est réélu en . Il démissionne le , date à laquelle il devient secrétaire de mairie, fonction qu'il occupe jusqu'à sa démission le , pendant l'Occupation. À la Libération, il est brièvement aide-secrétaire de mairie. Il meurt le à Sainte-Eulalie[2],[4].
Notes et références
Notes
↑Il s'agit de la plus longue et de la plus importante parmi les grèves de gemmeurs landais entre 1906 et 1908.
↑Bi-mensuel puis hebdomadaire, il est publié à Mont-de-Marsan entre et (ISSN2121-7025)[6].
↑Emmanuel Plat, La naissance du mouvement social dans le midi aquitain 1870-1914, Pau, Université de Pau et des Pays de l'Adour, , 338p. (lire en ligne), p.259-260.
[Paul-Déjean 1991] Jean-Claude Paul-Déjean, «Lamarque (Jean)», dans Bernadette Suau (dir.), Mémoire des Landes: dictionnaire biographique, Mont-de-Marsan, Comité d'étude sur l'histoire et l'art de la Gascogne, , 346p. (ISBN2-9501584-2-0), p.192..