Jean Loew
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Jean Paul André Loew |
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Jean Loew ou Jean Lœw, né le dans le 1er arrondissement de Paris et mort pour la France à Sedd-ul-Bahr, en Turquie, le , est un écrivain français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.
Jean Paul André Loew, né le au n°11 boulevard de la Madeleine à Paris, est le fils de Guillaume Auguste Loew (1843-1909), joaillier et de Jeanne Costantin (1852-1931)[1].
D'abord élève du collège Stanislas à Paris, il obtient une licence ès lettres et une licence en droit à la Sorbonne[2]. Il fait son service militaire au 28e régiment d'infanterie d' à . Passé dans la réserve, il est nommé sergent en [3].
En 1908, après son service militaire, il est admis à l'École des chartes, dans la même promotion que François Mauriac, et suit les cours comme élève-auditeur à l'École pratique des hautes études[4]. Il obtient le diplôme d'archiviste-paléographe en 1912[5] après avoir rédigé une thèse intitulée Louis de Gonzague, prince de Mantoue, duc de Nevers (1539-1595)[6].
Tout comme François Mauriac qui y anime la rubrique poétique, il collabore à la revue Le Temps présent que dirige Charles-Francis Caillard depuis 1909. Début 1913, quand celui-ci décide de se tourner vers le noviciat, Jean Loew assure la direction de la revue jusqu'au début de la Première Guerre mondiale[7]. C'est aux Éditions du Temps présent que parait en 1909 Les Mains jointes, premier recueil de poésie de Mauriac[8],[9].
Il épouse Marie Jeanne Paule Tourné (1892-1982) à Gelos, commune des Pyrénées-Atlantiques où il élit domicile.
D'abord mobilisé à Pau au 18e régiment d'infanterie en , il passe en au 176e régiment d'infanterie qui embarque pour l'expédition des Dardanelles. Il est porté disparu le [10] à Seddul-bahr à la pointe sud de la péninsule de Gallipoli[11] lors d'une journée de combat à l'assaut des tranchées turques qui fait de très nombreux morts[12].
Distinctions
Médaille militaire, à titre posthume, journal officiel du
Croix de guerre -, étoile d'argent[13]
Hommages
- Le nom de Jean Loew est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918[14].
- Son nom figure sur la plaque commémorative 1914-1918 de l'École des Chartes et de la Sorbonne à Paris, sur les monuments aux morts de Gelos et de Jurançon[15].
Œuvres principales
- La Jeunesse sociale de Jean Venables, 1910
- Entretiens et récits, 1911[16]
- La Passion, chemine de croix, 1912