Jean Louis Fasquel
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 60 ans) Clichy |
| Nom de naissance |
Jean Louis Fasquel |
| Autres noms |
Fasquelle |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
Maître de musique, professeur au Conservatoire de Paris |
Jean Louis Fasquel (parfois Fasquelle), né le à Paris et mort le à Clichy, est un musicien, compositeur et pédagogue français. Formé à la maîtrise de Notre-Dame de Paris, il devient maître de musique de cathédrale puis professeur au Conservatoire de Paris, et traverse ainsi les bouleversements politiques de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle.
Formation à Notre-Dame de Paris (1774-1787)
Jean Louis Fasquel naît le à Paris, paroisse Saint-Merry, fils de Jean-Baptiste Fasquel et de Jeanne Françoise Quesnelle[1]. À l'âge de six ans, il est reçu enfant de chœur à la cathédrale Notre-Dame de Paris le .
Sa formation à la maîtrise de Notre-Dame suit le cursus traditionnel de l'Ancien Régime. En 1786, devenu « spé » (premier enfant de chœur), il demande la permission de faire chanter la messe en musique le jour de l'Ascension, témoignant déjà de ses capacités de compositeur. Son état de santé fragile l'oblige à se reposer à Belleville chez les religieux de Picpus en .
Le , il reçoit la tonsure des mains de l'ancien évêque de Senez. Le , comme doyen des enfants de chœur, il obtient l'autorisation exceptionnelle de faire chanter en musique une messe et un magnificat de sa composition aux vêpres de la Nativité de la Vierge. Cette performance lui vaut une gratification de 300 livres[1].
Maître de musique en province (1788-1790)
Le , Jean Louis Fasquel est nommé maître de musique du chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Sées (Orne), succédant à Pierre Joseph Campagne, décédé brutalement en . Cependant, dès , ayant obtenu la maîtrise de l'église de Meaux, il quitte Sées après avoir reçu ses attestations de service.
En 1790, Fasquel occupe le poste de maître de musique de la cathédrale de Meaux, fonction qu'il exerce jusqu'à la suppression des chapitres cathédrales par la Révolution française[1].
Carrière au Conservatoire de Paris (1795-1826)
Premier Empire
Le , Jean Louis Fasquel est nommé professeur de vocalisation (2e classe) au Conservatoire national, puis professeur de préparation au chant[2]. Cette nomination s'inscrit dans la politique de recrutement du nouveau Conservatoire créé par la Convention.
Le , il épouse Philippine-Augustine-Pétronille-Sophie d'Introuz, chanteuse de 29 ans. Leur contrat de mariage, signé le , révèle qu'il apporte 7 000 francs « provenant de ses gains et épargnes » et réside rue Coquenard dans le faubourg Montmartre[1].
Une réforme du Conservatoire l'oblige à quitter temporairement son poste du au . Il reprend ensuite son enseignement comme professeur de solfège le , parallèlement à ses activités de haute-contre à l'Académie impériale de musique (l'Opéra).
Activités à l'Opéra de Paris
En , sa femme est admise comme artiste des chœurs à l'Opéra aux appointements de 600 francs. Les chefs de chant la décrivent comme ayant « de la voix et [étant] bonne musicienne »[1].
Le , Fasquel est nommé professeur de solfège aux classes de l'Académie de musique, aux appointements de 1 200 francs, le directeur soulignant qu'il « a réuni tous les suffrages »[1].
Participations aux cérémonies officielles
Fasquel participe régulièrement aux cérémonies religieuses officielles de l'Empire à Notre-Dame de Paris comme haute-contre, recevant 18 francs par prestation[réf. nécessaire] :
- : anniversaire du sacre de Napoléon
- : victoires en Espagne et prise de Madrid
- : prise de Vienne
- : victoires d'Enzersdorf et de Wagram
- : victoire de la Moskowa (48 francs comme soliste)[1].
Restauration
Sous la Restauration, Fasquel poursuit sa carrière au Conservatoire, devenu École royale de musique. En 1814, il renonce à ses fonctions de choriste à l'Opéra « à cause de la faiblesse de [sa] poitrine », tout en conservant son poste de professeur.
En 1821, ses revenus s'élèvent à 5 300 francs annuels, répartis entre sa pension (1 800 francs), son salaire de professeur à l'École royale de musique (800 francs), ses fonctions de musicien de la Chapelle royale (1 200 francs) et de chef répétiteur des chœurs de l'Académie royale de musique (1 500 francs)[1].
Il prend sa retraite du Conservatoire le .
Vie privée et décès
Après le décès de sa première épouse le , Fasquel épouse en secondes noces Alexandrine-Madeleine-Edmée Pommeret. En 1820, il adopte la fille naturelle de sa première femme, Victoire-Adélaïde Boucard-Fasquel[1].
Jean Louis Fasquel meurt le à son domicile du 8, rue des Dames aux Batignolles à Clichy, qualifié de « pensionnaire de l'État »[1].
Activités maçonniques
Fasquel est membre de la franc-maçonnerie et participe aux activités du Grand Orient de France. En 1808, il figure parmi les interprètes lors de la Saint-Jean d'hiver du Grand Orient de France, aux côtés des frères Baptiste et Bertin. Il participe également à la Saint-Jean d'été 1810[1],[3].
Il est membre de plusieurs loges parisiennes prestigieuses : la loge des Neuf Sœurs en 1806 et Anacréon en 1808[3]. Il compose également de la musique maçonnique, notamment une « Romance maçonnique » pour la fête de la Saint-Jean d'été, publiée et vendue à Paris[4].
