Militaire, il est sous-lieutenant au 12e d'infanterie-Auxerrois (), volontaire dans la garde nationale de Valenciennes le [3], capitaine adjoint (), lieutenant-colonel (). Il était lieutenant-colonel lorsqu’en 1793 il passa à l’ennemi avec Dumouriez. Chef de bataillon à la 2ebrigade helvétique () armée des Grisons, il obtient sa radiation de la liste des émigrés. Il sert au Danemark, rentre en 1798, et fait, comme volontaire à l’état-major de l’armée du Rhin, les campagnes des années VI, VII, VIII. Major d'infanterie (), nommé lieutenant-colonel, il commande en Espagne en 1809, en Zélande en 1810 et, en 1811, à la Grande Armée. Colonel du 1erprovisoire (), puis Adjudant-commandant (), sous-chef d’état-major de Berthier, il fait sous ses ordres la campagne de Russie et, pendant la retraite, fait partie de l’escadron sacré. En Pologne, il sert sous Eugène de Beauharnais avec les mêmes fonctions, et rend de grands services à Lützen en enfonçant la réserve des alliés. Il est promu à Dresde par NapoléonIer, le , au grade de général de brigade[réf.souhaitée].
Après la chute de Napoléon les Bourbons le mettent d’abord en disponibilité et lui confient ensuite une brigade à la campagne d'Espagne de 1823 et le titre de gouverneur de Barcelone. Rentré en France après dix-huit mois d’une sage administration, il parcourt toute l’Europe, de 1826 à 1828, et les notes qu’il recueille rendent de grands services à la science. En 1829, il a une mission à Naples, est mis en disponibilité en 1831 et à la retraite le [réf.souhaitée].
Franc-maçon, il est initié dans la loge «Les Amis philanthropes», constituée à Bruxelles par le Grand Orient de France, puis il est reçu du 4° au 18° degré à Grenoble en 1808 et du 19° au 32° degré en Espagne en 1811 et ensuite en 1815 au 33° degré par Alexandre de Grasse-Tilly. Il s'attribue un rôle important au sein du Suprême Conseil d’Amérique, où il occupe les fonctions de lieutenant grand commandeur «ad vitam» en même temps qu’il est vénérable maître de la loge «Les Propagateurs de la Tolérance», créée par cette obédience en 1818. Lors de la réorganisation du Suprême Conseil de France de 1804 il devient secrétaire du Saint-Empire, fonction qu’il occupe jusqu’en 1838, lorsque le duc Élie Decazes, Souverain Grand Commandeur, l’appelle à la dignité de lieutenant Grand Commandeur, fonction qu’il occupe jusqu’à sa mort. Sa mort est commémorée lors d’une tenue funèbre célébrée, le , par la loge écossaise n° 78, «Les Amis de l’Ordre», de Niort[4].
Il épouse en premières noces la comtesse Marie-Julie-Aimée-Joseph de Pestre de Bertinchamp (morte à Bruxelles le ), fille du comte Hyacinthe-Julien-Joseph et de Louise-Anne-Geneviève Le Blanc[6], et en secondes noces Thérèse Durant.
Notes et références
↑Vicomte A. Révérend: titres, anoblissements et pairies de la Restauration - Paris. Éd. Champion, 1974
↑Statistique archéologique du département du Nord - 1867 - seconde partie - Libraire Quarré à Lille et Libraire Leleu à Lille - archive de Harvard College Library - numérisé par Google Livres en accès libre et complet
↑Aimé Nicola Leroy, Arthur Dinaux, André Joseph Ghislain Le Glays -Archives historiques et littéraires du Nord de la France, et de midi de la Belgique - page 317 Troisième série Tome 1er - imprimerie de A. Frignet à Valenciennes - 1850 - Archive de l'Université of Michigan général Library -numérisé par Google Livres en accès libre et complet
↑Statistiques archéologique du département du Nord - 1867 - seconde partie - Libraire Quarré à Lille et Libraire Leleu à Lille - archive de Harvard College Library - numérisé par Google Livres en accès libre et complet
↑Alphonse Wauters, Notice sur les demoiselles de Fernig, pp.131 à 137