Jean Marguerite Bachelier

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Jean Marguerite Bachelier
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Conseiller municipal de Nantes
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Jean Marguerite Nicolas Bachelier est un magistrat, notaire et homme politique français, né le à Nantes où il est mort le .

Né le à Nantes, dans la paroisse de Sainte-Croix, Jean Marguerite Bachelier est issu d'une ancienne famille bourgeoise.

Fils Jean Bachelier, sieur du Préclos, procureur au siège présidial et comté de Nantes, et de Marie Grégoire, il se destine à l'état ecclésiastique et reçoit la première tonsure en , avant de renoncer à la suite du décès de son frère aîné. Il succède à son père et se marie en avec Angélique Julienne Duporteau, fille de Pierre Duporteau, capitaine de navire, et de Julienne Charuau. À ses fonctions de procureur, il ajoute la charge de notaire dans le fief de l'évêque, appelé le fief des Reguaires.

Dès sa formation, il adhère à la société des amis de la Constitution. En 1792, il fonde le club des cordeliers de Nantes[1].

En , il est élu à la municipalité de Nantes[2].

Lorsqu’éclate la guerre de Vendée, un comité central est créé le à Nantes ; notable de la ville, il est appelé par la municipalité de la commune à y siéger. Le , ce comité est aboli et remplacé par un comité révolutionnaire de surveillance par les représentants Philippeaux, Gillet et Ruelle[3], en vertu du décret du précédent. Avec l'évêque Minée, Bachelier est le seul des membres du premier comité à être maintenu en place.

Arrêté avec les autres membres du comité, il est jugé avec eux par le tribunal révolutionnaire de Paris entre octobre et . Acquitté, il se retire à Nantes, dans une maison qu'il avait fait construire dans les faubourgs avant la Révolution et où il vit dans l'isolement jusqu'à son décès à près de quatre-vingt-douze ans, le , quinze ans après sa femme.

Ses seuls moyens d'existence étaient une rente viagère de 1 100 francs, produit de l'aliénation de son patrimoine, amoindri pendant la Révolution. Après son décès, la vente de son mobilier ne s'est élevée qu'à 500 francs.

Croyant, il a toute sa vie professé du respect pour la religion, les Évangiles étant pour lui synonyme de liberté et d'affranchissement.

Charles Dugast-Matifeux a rédigé sa notice biographique, parue dans le National de l'Ouest le , puis, avec quelques augmentations, dans le Nantais almanach de 1847.

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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