Jean Mestrezat

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Jean Mestrezat
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Œuvres principales
Le Hibou des Jésuites opposé à la corneille de Charenton (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Mestrezat, né en 1592 à Genève et mort à Paris, est un pasteur protestant, ministre de l'Église réformée de Paris – il officie au temple de Charenton sous l'Édit de Nantes.

Le temple de Charenton, sous l’Édit de Nantes.

Jean Mestrezat naît en 1592 dans une famille bourgeoise de Genève. Son père, Ami Mestrezat, est le premier syndic de la cité de Jean Calvin[1].

En , le roi de France Henri IV, ancien chef du parti Huguenot, signe l'Édit de Nantes, qui pacifie le pays après cinquante ans de guerres de Religion. En , son ami le théologien Philippe Duplessis-Mornay, fonde l'académie de Saumur. Jean Mestrezat y étudie. En 1610, à 18 ans, il y est nommé professeur de philosophie.

Il effectue son proposanat à l'Église réformée de Paris, sous la direction du pasteur Pierre Du Moulin. Du fait des dispositions de l'Édit de Nantes, les protestants ne peuvent pas célébrer leur culte à moins de cinq lieue de la capitale. En 1607, avec l'appui du ministre Sully, resté protestant, un temple dans la ville de Charenton, en amont de Paris sur la Seine. Jean Mestrezat y est consacré et y officie de 1614 à 1657[2].

Il est célèbre par ses discours, ses écrits, ses discussions de controverse. Pierre Bayle rapporte que le cardinal de Richelieu dit de lui qu'il était « le ministre le plus hardi de France »[3]. Jean Mestrezat meurt le .

Famille

Notes et références

Annexes

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