Philippe Mestrezat naît le à Genève[1]. Il est un neveu de Jean Mestrezat, pasteur à Charenton[2]. Son père, Domaine Mestrezat (1583-1661), est conseiller d’État, premier syndic de Genève, fondateur de la Chambre des blés de Genève[3]; sa mère est née Jeanne de Tudert[1].
Il étudie la théologie à l'Académie de Genève et devient pasteur en 1644[1]. À l'Académie, il est successivement professeur de philosophie (en 1641), puis professeur de théologie (en 1649) et enfin recteur (1649-1654, 1670-1672)[1].
Successeur d'Alexandre Morus à la chaire de théologie de l'Académie de Genève, il partage ses sympathies pour les doctrines de Moïse Amyraut et de l'Académie de Saumur[4]. Ses positions amyraldistes l'amènent à entrer en conflit avec la Compagnie des pasteurs[1]. Dans les débats qui conduisent à l'imposition du Consensus helvétique, il tente de modérer la formulation appliquée à Genève, mais les autres cantons s'y opposent et menacent de boycotter l'Académie[1].
↑ Gerald Cerny,
Theology, Politics, and Letters at the Crossroads of European Civilization: Jacques Basnage and the Baylean Huguenot refugees in the Dutch republic (1987), p. 22; Google Books.
↑ Albert Choisy, Généalogies Genevoises, Albert Kundig, 1947, (pages 251 à 272)
↑ Martin I. Klauber, Between Reformed Scholasticism and pan-Protestantism: Jean-Alphonse Turretin (1671-1737) and enlightened orthodoxy at the Academy of Geneva (1994), p. 31; Google Books.