Jean Poilevillain, grand bourgeois de Paris, maître des monnaies, trésorier du roi, maître des eaux et forêts est l'un de ces conseillers rendus impopulaires par les manipulations monétaires[4].
En 1346, à la suite de la bataille de Crécy il faut des boucs émissaires et il est rendu responsable du mauvais gouvernement et sont jetés en prison avec d'autres banquiers manipulateurs de la monnaie proches du pouvoir comme Pierre des Essars.
La guerre étant sur le point de reprendre Jean le Bon à besoin de finance. Il convoque les états généraux en 1355, pour obtenir le financement d'une armée par un impôt[5]. Mais les impôts ne rentrent pas et le roi a recours une nouvelle fois aux manipulateurs de la monnaie honnis: il rappelle Jean Poilevillain et Nicolas Braque qu'il nomme respectivement aux Comptes et aux Monnaies[5]. La monnaie est dévaluée une nouvelle fois: Les rentes et loyers diminuent au grand dam de la bourgeoisie, de la noblesse et des prélats[5]: la colère monte.
En 1357, après la défaite de Poitiers, les états généraux menés par Étienne Marcel et Robert Le Coq imposent une monarchie contrôlée au Dauphin. Les anciens conseillers de Jean le Bon sont pourchassés. Jean Poilevillain est le seul à n'avoir pas quitté Paris à temps[6].