Attache à douille de téléski débrayable, inventée par Jean Pomagalski en .
Avec le développement du ski alpin, Jean Pomagalski entrevoit le potentiel des remonte-pentes et met en service en [2],[3], avec deux amis, un premier téléski à perches artisanal à l'Alpe d'Huez[4] sur les pentes de l'Éclose. Il s'applique à perfectionner la technique et pense à rendre les perches débrayables pour leur permettre d'être stockées en gare et mises à la disposition à la demande.
Après plusieurs tentatives de développement d'attaches découplables qui ne donnent pas les résultats escomptés, il imagine en le système d'attache à douille[5]. L'invention est installée pour la première fois par son employé, Pierre Montaz, sur le téléski du Lac Blanc à l'Alpe d'Huez, puis est perfectionnée en par un entaillage de la douille destiné à parer tout glissement de la perche sur le câble[5]. Les téléskis à perches débrayables fonctionnent, encore aujourd'hui suivant ce principe d'attache.
En , Jean Pomagalski se lance sur le marché du télésiège et, suivant une commande de James Couttet, livre un premier exemplaire en France en 1960 à Chamonix-Mont-Blanc: le télésiège du glacier des Bossons[6]. En 1965, il lance des premières études pour la réalisation d'un «produit télécabine». Cela aboutit à la commercialisation des télécabines automatiques SP4 à pince S. La forme ovoïde des véhicules qui équipent ces appareils fait que le grand public les surnomme rapidement «les œufs»[7].
Avec le développement du ski et les constantes améliorations des matériels (télésièges, télécabines), la société Poma, qu'il a créée, est devenue un des leaders mondiaux du secteur du transport par câble.