Jean Quatremer
journaliste français
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Jean Quatremer, né le à Nancy, est un journaliste, éditorialiste et essayiste français.
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Jean Quatremer |
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Enseignant ( - |
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RMC () Arte (depuis ) Libération (depuis ) |
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Il est depuis 1990 correspondant à Bruxelles pour le quotidien français Libération. Perçu comme un journaliste « europhile », il est l'auteur de plusieurs livres et reportages sur la politique de l'Union européenne.
Biographie
Jean Quatremer[N 1], naît le [2],[3] à Nancy en Meurthe-et-Moselle[4].
Depuis , il est chargé de couvrir l’actualité communautaire pour le journal Libération dont il est le correspondant auprès des institutions européennes[5].
Opinions et prises de position
Les écrits de Jean Quatremer ont parfois suscité des controverses.
DSK
En , il est le premier à évoquer publiquement la relation particulière qu'entretient Dominique Strauss-Kahn avec les femmes[6],[7], précisant que le candidat potentiel à l'élection présidentielle française frôlait « souvent le harcèlement » et que cette relation risquait de lui coûter son poste au Fonds monétaire international (FMI)[8],[9]. Dans son ouvrage paru en 2012 intitulé Sexes, mensonges et médias, il revient sur l'« omerta » médiatique dont bénéficieraient les responsables politiques[9].
Bruxellisation
En , une vive polémique est déclenchée à la suite d'un article évoquant une ville de Bruxelles « pas belle » et victime de la bruxellisation[10].
Premières accusations d'antisémitisme à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon
La même année, il présente des excuses à Jean-Luc Mélenchon, qu'il avait accusé d'antisémitisme, et accuse la présentation biaisée de l'AFP à l'origine de ses accusations contre l'homme politique[11].
Europhilie
En 2016, Le Nouvel Obs relève son europhilie [12], un positionnement lui ayant valu, dès l'année 2011, des critiques de personnalités politiques comme l'ancien ministre des Affaires étrangères socialiste Hubert Védrine, qui le qualifie d'« ayatollah du fédéralisme » européen)[13], ou académiques comme l'économiste Frédéric Lordon[14], ou encore de journalistes comme Daniel Schneidermann[15] ou Éric Zemmour[16].
Macron
En 2017, il déclare soutenir Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République, en versant un don au mouvement En Marche, appelé depuis Renaissance[17].
Il est l'un des principaux fers de lance du scandale entourant la nomination de Martin Selmayr comme secrétaire général de la Commission européenne[18],[19].[pourquoi ?]
Gilets jaunes
Jean Quatremer prend violemment à partie les manifestants du mouvement des Gilets jaunes, qu'il qualifie dans différents tweets notamment de « beaufs poujadistes », de « France moisie », de « factieux » qu'il est « vraiment temps d'embastiller », de « fascistes », de « racistes », et d'« homophobes »[20]. En réponse à des questions concernant les propos du journaliste, la rubrique Checknews de Libération préfère préciser que « la position de Jean Quatremer sur les gilets jaunes ne représente pas celle du journal »[21]. Cette hostilité du journaliste vis-à-vis du mouvement social est relevée par Marianne et Causeur[22],[23].
Covid 19
À l'occasion de la pandémie de Covid-19, il adopte un discours critique envers les mesures de confinement adoptées dans la plupart des pays du monde. En , il s’exprime sur le fait que ces mesures lui semblent disproportionnées et s’accompagnent d’un coût économique déraisonnable face à la gravité de la situation sanitaire[24]. En , il affirme que « Les pays qui ont décidé d’un confinement total ont traité les citoyens comme des enfants incapables de se gérer »[25].
Réforme des retraites
En 2020, Valeurs Actuelles fait part de la critique de Quatremer aux opposants au projet de réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron : « c’est une hystérie collective dès qu’il s’agit d’une réforme » « il n’y a absolument pas de réflexion intelligente »[26]. À cette occasion le journaliste de Libération, Tonino Serafini, se désolidarise du soutien de Quatremer à cette réforme et l'interpelle avec cette remarque : « tu devrais » « lire l’avis du Conseil d’État qui étrille le projet de réforme des retraites. Il pointe les contours juridiques et financiers incertains du texte »[26].
7 octobre 2023
Le journaliste — qui désigne comme étant un pogrom l'attaque palestinienne sur Israël du 7 octobre 2023 — soutient qu'il faut nommer l'antisémitisme « d'où qu'il vienne » et dénonce plus généralement « l'antisémitisme décomplexé » de la gauche et des pays de l'Occident. En 2025 et 2026, face à la montée des violences antisémites, notamment en France et en Belgique, il fustige encore ce qu'il considère comme l'antisémitisme de Mélenchon et de l'euro-députée LFI Rima Hassan[réf. nécessaire].
Publications
Essais
- Ces hommes qui ont fait l’euro, querelles et ambitions européennes, Paris, Plon, 1999, en collaboration avec Thomas Klau, journaliste au Financial Times Deutschland
- Les Maîtres de l’Europe, Paris, Grasset, 2005, en collaboration avec Yves Clarisse, journaliste à l’agence de presse Reuters.
- Du Larzac à Bruxelles, entretiens avec José Bové, Paris, Le Cherche midi éditeur, 2011
- Sexe, mensonges et médias, collection « Tribune libre », Plon, 2012
- Debout l'Europe ! Manifeste pour une révolution postnationale en Europe[27], manifeste de Daniel Cohn-Bendit et Guy Verhofstadt suivi d'un entretien des auteurs avec Jean Quatremer, Acte Sud et André Versaille éditeur, 2012
- Les Salauds de l'Europe, guide à l'usage des eurosceptiques, Calmann-Levy, 2017
- Il faut achever l'euro : tout ce que vous avez voulu savoir sur l'euro (sans oser le demander), Calmann-Levy, 2019
Ouvrages en collaboration
- Notre Europe, sous la direction de Michel Rocard et Nicole Gnesotto, Robert Laffont, 2008
- 80 propositions qui ne coûtent pas 80 milliards, sous la direction de Patrick Weil, Grasset, 2012
Récompenses et distinctions
- : prix Louise-Weiss du journalisme européen pour son blog « Coulisses de Bruxelles » créé en [28],[29].
- 2010 : Prix Richelieu, pour récompenser sa défense de la langue française[30].
- 2013 :
Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres[31]