Jean Rey (résistant)
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Bergerac (Dordogne)
Ielnia (Russie)
| Jean Rey | |
| Naissance | Bergerac (Dordogne) |
|---|---|
| Décès | (à 23 ans) Ielnia (Russie) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Armée de l'air |
| Grade | |
| Années de service | 1939 – 1943 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
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Jean Rey, né le à Bergerac et Mort pour la France[1] le à Ielnia, est un pilote militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et formation
Fils d'un retraité et d'une tailleuse, Jean Rey naît le à Bergerac, en Dordogne[2]. Arrêtant prématurément ses études, il travaille dès ses 17 ans dans l'aviation civile et obtient un brevet de pilote[3]. En , il décide de s'engager dans l'Armée de l'air et, le mois suivant, converti son brevet civil en brevet de pilote militaire[4]. D'abord affecté à l'école acrobatique de la base aérienne d'Étampes, il est ensuite promu sergent et muté à Fès, au Maroc[4].
Seconde Guerre mondiale
Stationné de mars à à la base aérienne de Canrobert puis à la base aérienne de Meknès, il ne peut participer à la bataille de France mais décide de poursuivre la lutte contre l'Allemagne dès l'armistice du 22 juin 1940[4]. Désireux de rejoindre la France libre, il tente de s'évader par avion depuis la base de Fès en mais l'appareil ne démarre pas et il est arrêté par les troupes restées fidèles au régime de Vichy[5],[4]. Condamné à 10 ans de travaux forcés, il est interné à la forteresse de Port-Lyautey où il passe plusieurs mois avant d'être libéré par les alliés le lors de l'opération Torch[5],[4].
Jean Rey rejoint alors l'Angleterre où il arrive en [3]. Engagé dans les forces aériennes françaises libres, il suit un entraînement au camp de Camberley et est promu aspirant[3]. Il se porte alors volontaire pour combattre sur le front russe et est à ce titre affecté le au groupe de chasse Normandie-Niemen qui combat aux côtés de l'armée rouge[4]. Le , il prend place comme observateur dans un Polykarpov U-2 pour une mission de liaison[5],[4]. Égaré, l'appareil passe au-dessus des lignes allemandes et est pris pour cible par la Flak[5],[4]. Touché par un éclat d'obus, Jean Rey meurt à sa place tandis que son pilote parvient à ramener l'avion endommagé à sa base[5],[4]. D'abord inhumé à Spas-Demensk, il est ensuite rapatrié et réinhumé dans sa ville natale de Bergerac[4].