Jean Sendy

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
(à 67 ans)
Coulommiers
Nationalité
Activités
Jean Sendy
Jean Sendy au 1er Congrès de science-fiction de Clermont-Ferrand en 1974.
Biographie
Naissance
Décès
(à 67 ans)
Coulommiers
Nationalité
Activités

Jean Sendy (Saint-Pétersbourg, - Coulommiers, [1],[2]) est un écrivain et traducteur français, auteur d'ouvrages à caractère occultiste et ufologique. Il soutient que la Bible est le récit historique de la colonisation de la Terre à l'époque paléolithique par des cosmonautes extra-terrestres dont les descendants auraient quitté notre planète en laissant des traces sur la Lune.

Après avoir publié des documents saisis dans les archives de la Wilhelmstrasse sous le titre La Vérité sur les rapports germano-soviétiques de 1939 à 1941 (1948) ainsi qu'un volume sur les hommes politiques de la Quatrième République (De gueules sur fond de clés, impertinences, Paris, Éditions France-Empire, 1948), Sendy traduit l'ouvrage du général Anders, Katyń, qui paraît aux Éditions France-Empire.

Durant les années 1950, il traduit de l'anglais de nombreux polars et romans noirs pour les Presses de la Cité dans la collection « Un mystère » (Raymond Chandler, James Hadley Chase, Reginald Evelyn Southouse, Dorothy Hugues, Irwin Shaw) et pour la collection « Série noire » des Éditions Gallimard (Samuel W. Taylor, James Hadley Chase, David Alexander, Thomas Black).

À partir des années 1960, il se consacre davantage à ses propres écrits, dont la plupart paraîtront dans les collections « L'Aventure mystérieuse » (J'ai lu) et « Les Énigmes de l'Univers » (Robert Laffont). Avec Les Cahiers de cours de Moïse (Julliard1963), il amorce ses hypothèses, en menant une enquête sur l'influence « astrologique » du zodiaque, la prophétie de saint Malachie ou le miracle de Fatima que Sendy refuse de considérer comme des superstitions et auxquelles il tente de donner un sens dans la perspective ouverte par sa réflexion sur la Bible.. Dans La Lune, clé de la Bible (1968), Sendy prend ses distances avec les traductions usuelles de la Bible qui rendent « Elohim » par Dieu, alors qu'il s'agirait d'un pluriel[3], dont la signification serait mieux rendue par « les Anges ». Relisant le texte biblique dans sa version hébraïque d'origine, Sendy soutient qu'il ne s'agit pas d'un récit légendaire, mais d'un texte historique racontant la colonisation de la Terre, à l'époque adamique, par des « Anges » venus du ciel, hypothèse qui s'inscrit dans la perspective de la théorie des anciens astronautes et de l'astroarchéologie (ces visiteurs auraient quitté la Terre après le Déluge). Sendy croit que la « clé de la Bible » pourrait se trouver sur la Lune où, depuis les années 1960, il est désormais possible de trouver la trace de ces cosmonautes.

Certains de ses ouvrages dont La Lune, clé de la Bible (1968) et Ces dieux qui firent le ciel et la terre, le roman de la Bible (1968) - de même que certains titres de Robert Charroux, Erich Von Däniken ou Jacques Bergier - auraient inspiré selon certains les thèses du gourou Claude Vorilhon dit Raël et de sa secte, le mouvement raëlien[4].

Une de ses théories (citation)

« J'ai montré, dans la Lune, clé de la Bible et dans Nous autres, gens du Moyen Âge, les raisons qui m'incitent à tenir pour cohérente et raisonnable l'entreprise consistant à relier le texte biblique aux données scientifiques d'aujourd'hui, et à prendre au pied de la lettre l'“arc d'alliance” promis par ce texte.
D'excellents théologiens acceptent ma façon de lire le texte biblique ; d'excellents scientifiques ne refusent pas les concordances que je propose. Il est donc possible que j'aie raison.
À la fin de ce premier chapitre, l'option que je propose apparaît donc comme une option entre deux articles de foi opposés : “croire que le texte biblique possède un fondement rationnel” et “croire que le texte biblique ne possède aucun fondement rationnel”. L'objet du Roman de la Bible est de donner au lecteur une vue d'ensemble du problème, de permettre au lecteur de se faire une opinion personnelle sur les raisons qui, à mon sens, incitent à penser que le texte biblique relate le souvenir de faits réels. L'hypothèse que je propose, de la valeur historique du récit de la Genèse, sera vérifiée – c'est-à-dire confirmée ou démentie – dans un très proche avenir. En effet, si j'ai bien lu le texte biblique, l'“arc d'alliance” est une chose concrète, qui nous attend sur la Lune, et dont la découverte suffira à démontrer que des cosmonautes nous ont précédé sur la Lune, y ont aménagé ces bases-relais que nos astronautes envisagent d'y aménager.
C'est sur la confirmation éventuelle (et très prochaine) de cette hypothèse que se fonde le Roman de la Bible » – Ces dieux qui firent le ciel et la terre, le roman de la Bible (1969)

L'exploration partielle de la Lune dès 1969 n'a apporté aucune preuve de l'hypothèse de Jean Sendy.

Publications

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI