Jean Volff
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Jean Volff, né le à Dakar (Sénégal, alors AOF), est un magistrat français[1], avocat général honoraire à la Cour de cassation et ancien procureur général près la Cour d'appel de Toulouse. Il a mené de front sa carrière de magistrat au Parquet et diverses responsabilités au service des Églises protestantes. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles liés au droit, à l'histoire locale et au protestantisme[2].
Issu de familles alsaciennes luthériennes, tant du côté de son père, Georges Volff, colonel d'infanterie de marine, que de celui de sa mère, Elisabeth Muller, Jean Georges Pierre Volff est né le à l'hôpital militaire de Dakar où son père était officier d'ordonnance du gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française (AOF)[3].
Après une scolarité au lycée Turgot à Paris et au lycée Gerville-Réache en Guadeloupe, il fait ses études à la Faculté de droit de Paris et à la Sorbonne[1] et intègre le Centre national d'études judiciaires – devenu par la suite l'École nationale de la magistrature (ENM).
Il est successivement nommé substitut du procureur de la République à Metz (1966-1974), procureur de la République à Bar-le-Duc (1974-1976), à Saverne (1977-1979), procureur-adjoint à Strasbourg (1979-1984), procureur à Mulhouse (1984-1990), procureur général près la Cour d'appel d'Agen (1990-1994), puis celle de Toulouse (1994-2003)[1].
Officier de réserve, il réussit le concours du Service d’État Major et atteint le grade de colonel.
En parallèle il exerce des responsabilités au sein de l'Église et, au printemps 2003, ancien vice-président (1980/1990), il est sur le point de succéder à Marc Lienhard à la présidence du Directoire de l'Église de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (ECAAL), lorsqu'éclate à Toulouse l'affaire Alègre qui le met en cause avec d'autres personnalités telles que Dominique Baudis, ancien maire de la ville. Jean Volff – que Georges Fenech décrit comme « un homme au-dessus de tout soupçon »[4] – est alors confronté à un emballement judiciaire et médiatique[5] que l'on a pu comparer à celui qui a accompagné l'affaire d'Outreau[6]. D'abord désavoué par la Chancellerie, il accepte de quitter Toulouse pour un poste d'avocat général à la Cour de cassation. Quelques mois plus tard, le caractère infondé des allégations ayant été établi, les accusatrices seront mises en examen; puis condamnées le , respectivement à deux et trois ans de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Toulouse, l'enquête est close en [7] et un non-lieu est finalement prononcé en [8]. Jean Volff prend sa retraite à Strasbourg en 2006[1] et peut désormais s'exprimer en publiant Un procureur général dans la tourmente : les dérives de l'affaire Alègre[9], complété en 2013 par un autre ouvrage, Servir[2], qui met en perspective son propre parcours et la mutation de la société depuis la Seconde Guerre mondiale.
De 2005 à 2009, il a présidé la Commission Justice et Aumônerie des prisons de la Fédération protestante de France.
Jean Volff est marié et père de deux enfants[1].
Distinctions
Jean Volff est officier de la Légion d'honneur[10], commandeur de l'Ordre national du Mérite[11] et médaille d'or des services militaires volontaires[1].