Jean de Menasce

théologien et orientaliste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean de Menasce, né à Alexandrie le et mort le à Boulogne-Billancourt, est un dominicain français d'origine égyptienne. Théologien et orientaliste, il parlait une quinzaine de langues, dont l'hébreu et le syriaque. Il publia divers ouvrages et articles sur le judaïsme, le sionisme et le hassidisme, mais aussi dans le domaine de l'iranologie, dont il était un expert reconnu. De 1949 à 1970, il fut directeur d'étude à l'École pratique des hautes études, où l'on créa une chaire spécialement pour lui.

Décès
Nom de naissance
Jean Maurice Moïse André de MenasceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jean de Menasce
De gauche à droite : Jean de Menasce, Vanessa Bell, Duncan Grant et Eric Siepmann ; photographie d'Ottoline Morrell, 1922.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean Maurice Moïse André de MenasceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Prêtre catholique (à partir du ), orientaliste, iranologue, missionnaire, frère, théologien, traducteur, érudit du judaïsmeVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Félix de Menasce (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Ordre religieux
Ordre des Prêcheurs (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Jean de Menasce exerça une influence importante dans le milieu des intellectuels catholiques français. Ami proche de Stanislas Fumet, de Charles Du Bos, de Jacques Maritain et de Maurice Sachs, il joua un rôle majeur dans l'évolution des relations judéo-chrétiennes, au point d'être l'un des neuf participants catholiques de la conférence de Seelisberg en 1947.

Biographie

La famille de Jean de Menasce appartenait à l'aristocratie juive d'Alexandrie. Son père était le baron Félix de Menasce, banquier d'origine austro-hongroise anobli par l'empereur. Jean de Menasce était le cousin germain de l'écrivain Georges Cattaui.

Ses études se déroulent à Paris et à l'université d'Oxford, où il est le condisciple de Graham Greene à Balliol College. En tant que traducteur d'œuvres de T. S. Eliot et de Bertrand Russell, il a déjà acquis une certaine notoriété lorsqu'il se convertit au catholicisme, en 1926. Il entre dans l'ordre dominicain en 1930 sous le nom de religion de Pierre[1], et suit sa formation au Saulchoir de Kain (en même temps que Marie-Dominique Philippe[1]), avant d'être ordonné prêtre en 1935.

Publications

Ouvrages
  • Quand Israël aime Dieu : Introduction au hassidisme (préf. Guy Monnot), Plon,  ; Cerf, 1992 ; Cerf, 2007 (ISBN 978-2-204-04304-5)
  • A locust's leg : Studies in honour of S.H. Taqizadeh Réflexions sur Zurvan »], (lire en ligne), p. 182-188.
  • La Porte sur le Jardin, textes recueillis et présentés par Robert Rochefort, introduction du cardinal Charles Journet, Cerf, 1975
Articles
Comptes-rendus
  • Maurice Samuel, « You Gentiles », La Revue Juive, no 1,
  • Léon Roth, « Spinoza, Descartes and Maimonides », La Revue Juive, no 1,
  • Dante Lattes, « Apologia dell' Ebraismo », La Revue Juive, no 2,
  • (de) Hans Kohn (en), « Die politische Idee des Judentums », La Revue Juive, no 2,
  • Jean-Richard Bloch, « La Nuit Kurde », La Revue Juive, no 4,
  • Elie Benamozegh, « Morale juive et morale chrétienne », La Revue Juive, no 5,
  • J. Laumonier, « Le Freudisme », La Revue Juive, no 5,
Traductions
  • De l'anglais : un extrait de Louis Golding (en), « The Day of Atonement » [« Le Jour du Grand Pardon (fragment) »], La Revue Juive, no 3,
  • Bertrand Russell, Le Mysticisme et la Logique, Paris, Payot, .

Notes et références

Voir aussi

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