Jean de Rossillon
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| Évêque de Lausanne Diocèse de Lausanne (d) | |
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Famille de Rossillon (d) |
Jean de Rossillon est évêque de Lausanne de 1323 à 1341.
Origines
Jean de Rossillon est mentionné à partir de 1295[1]. Il appartient à une famille noble, vassale des seigneurs de Gex[2] (voir Crozet). L'Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie (1945) indique que la famille de Rossillon était probablement originaire du château de Rossillon, « qui se trouvait au pied du Jura au nord-ouest de Saint-Genis, sur la commune de Crozet (sud-ouest de Gex) »[3]. Cette origine est également donnée dans les Mémoires historiques sur le Diocèse de Lausanne (t. 2), « d'un famille ancienne et noble du pays de Gex ».
Son frère, Humbert entre en possession de la seigneurie d'Allaman, en pays de Vaud au début du XIVe siècle[2].
Début de carrière
Jean de Rossillon est clerc en 1295[4]. Il est mentionné, dans un acte de la fin d'année 1297, comme étant juge du bailliage du Chablais-Genevois pour le comte de Savoie[4].
En 1306, il est cité dans un acte comme chanoine de Genève, puis la même année comme chanoine de Lausanne[4]. L'année suivante, il est ordonné acolyte[4].
En , il est doyen d'Allinges, dans le diocèse de Genève[4].
Épiscopat
Le chapitre de Lausanne l'élit sur la chaire épiscopale, en 1323[4]. Le , le pape Jean XXII confirme l’élection[4].
Il entre rapidement en conflit avec les fils d'Aymon III de Montagny, bailli de Vaud (1322—1323) au service de la maison de Savoie en Pays de Vaud[4]. L'évêque reçoit à l'occasion le soutien de Pierre II de Grandson († v. ), seigneur de Belmont, de Grandson, de Champvent, et son futur gendre, Girard de Montfaucon, seigneur d'Orbe et d’Echallens[5]. Le comte de Savoie, le Libéral intervient pour imposer une trêve, le [5]
Jean de Rossillon fait reconnaître les droits épiscopaux, à Avenches, au mois de /1339[4].
Au cours de la guerre de Laupen, l'évêque prend partie pour Fribourg face à Berne[4].
Mort et succession
Jean de Rossillon teste à Allaman, le [4].
Il meurt probablement le [1]. La Helvetia Sacra donne entre le et le , tout en énnonçant vraissembablement [4]. Le correspond à la nomination de son successeur par le pape Benoît XII[6].
Son corps est inhumé dans la cathédrale Notre-Dame[1].
