Licenciée en droit, Yvette-Jeanne Rospard (dite Jeanne Rospars) commence sa carrière d'avocate en 1917, à 22 ans[2], ou 1918[3], et prête serment à la Chambre de la cour d'appel de Paris le [4].
En , elle est victime d'un grave accident de voiture[13]. L'année suivante, en 1937, Jean-Charles, suspendu du barreau de Paris, devient l'employé de sa femme en devenant en partie son secrétaire[14]. Si elle trouve naturel qu'une femme puisse devenir avocate, elle se présente comme «antiféministe à fond», hostile au militantisme de sa consœur Maria Vérone[12].
Son mari devient à partir de 1938 un agitateur antisémite et antiparlementaire. Il a fondé à la fin de l'année 1937 un groupuscule politique, le Front de la jeunesse, et dirige à partir de 1938 un périodique d'extrême droite, Le Défi. Jeanne Legrand l'accompagne dans son engagement. Elle prend la parole dans des réunions et écrit dans Le Défi, sous le pseudonyme de «La Mangouste»[15].
↑Anne-Laure Catinat, «Les premières avocates du barreau de Paris», Mil neuf cent. Revue d'histoire intellectuelle (Cahiers Georges Sorel), 1998, 16, p.50: Lire en ligne
↑Sara L. Kimble, Marion Röwekamp, New Perspectives on European Women's Legal History, Routledge, 2017, p.135
↑Juliette Rennes, Le mérite et la nature. Une controverse républicaine, l'accès des femmes aux professions de prestige, 1880-1940, Fayard, 2007