Jeanne Socquet

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Nom de naissance
Micheline Renée Socquet-Clerc
Nationalité
Jeanne Socquet
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Naissance
Décès
Nom de naissance
Micheline Renée Socquet-Clerc
Nationalité
Activité
Formation
Mouvement

Jeanne Socquet, née le à Paris où elle est morte le [1],[2], est une artiste peintre néo-expressionniste[3] et mosaïste française[4].

Académie de la Grande Chaumière, Paris

Suivant la volonté de ses parents et à l’encontre de son désir de s'orienter vers la peinture, Jeanne Socquet, aînée de quatre enfants est en 1945 placée en apprentissage conduisant à un C.A.P. de couture[5]. À l'âge de 21 ans elle quitte le domicile familial, loue une modeste chambre et dispense des cours dans une école de couture tout en étant élève des cours de dessin de la ville de Paris, de l'Académie de la Grande Chaumière, puis de l'École nationale supérieure des beaux-arts[6] de Paris.

Jeanne Socquet épouse en 1956 l'architecte Louis Seignon dont elle a fait la connaissance à l'École des beaux-arts, qu'elle accompagne dans son métier, avec qui elle voyage et visite les musées européens et dont elle a un fils né en 1957, qu'elle élèvera seule après le décès, dans les années 1960, de Louis Seignon dans un accident de voiture[5].

À partir de 1960 sa peinture se tourne vers les « vieilles femmes », les marginales, les solitaires, les enfermées des hôpitaux psychiatriques, les exclues de la beauté. Il s'agit d'une importante suite de portraits néo-expressionnistes brossés de la sorte, nommés, classés, situés (comme Amandine, no 11, pavillon Charcot) dont les formats identiques, carrés 40x40cm, sont susceptibles de renforcer le sentiment d'enfermement

Au-delà de ces thèmes qui sont énoncés dans les titres et annonces d'expositions (Jeanne Socquet, peindre la solitude[7], La folie peinte par Jeanne Socquet[8]), les visages de Jeanne Socquet, qui ne sont pas sans capacité de bouleverser, de susciter malaise et compassion, offrent à Jean-Marie Tasset de voir en ces toiles « l'œuvre néo-expressionniste qui exprime le mieux le malaise de notre société »[3].

Elle épouse François Bruneau , ingénieur Centrale Paris , en 1981 et en divorce en 2000[9].

Installée au 15, rue Barrault dans le 13e arrondissement de Paris, Jeanne Socquet appartiennt au groupe militant de femmes artistes La Spirale fondé en 1972 par Charlotte Calmis[10]. Elle coécrit avec Suzanne Horer et publié en 1973 un livre intitulé La création étouffée, non dénué d'audience[11] et doublement analysé comme un manifeste féministe et un hommage à la féminité dans la création et la sublimité tant mystique (Christine de Pisan) que littéraire (Madame de Lafayette), scientifique (Marie Curie) ou artistique (Simone Mary)[12].

Réception critique

  • « Jeanne Socquet est un peintre à qui l'histoire de l'art fera une place singulière, elle est un peintre pour qui la solitude est comme une condition existentielle, une manière de condition humaine - peintre figuratif dont l'œuvre est fortement expressive, et dans laquelle l'expression douloureuse prend forme et invite à une réflexion critique. » - Jacques Leenhardt[13]
  • « Cette peinture qu'elle fait, je vois que c'est une très grande peinture. » - Marguerite Duras[14]
  • « Ainsi Socquet frappe et jette sur la toile les catatoniques hébétées, les débiles mentaux, les noires schizophrènes et les bienheureux de la démence précoce. » - Armand Lanoux[15]
  • « Vision étrange, émouvante, de ces figures épaisses, incrustées dans la banalité, mais happées telles quelles avec leurs grosses mains dans les tourbillons lyriques d'une peinture implacable. » - Viviane Forrester[réf. nécessaire]
  • « Ses personnages sont des figures, des incarnations d'une certaine condition humaine avec ses mythologies et ses métamorphoses […] Ainsi, le peintre découvre en son for intérieur une réalité nouvelle : son isolement est celui de la foule solitaire, et paradoxalement l'introspection de Jeanne Socquet débouche sur un nouveau réalisme. » - Jean-Marie Tasset[3]
  • « Entre peintures, collages, boîtes en tous genres, c'est un univers à part, un espace d'expression où l'époque n'a plus d'importance et a laissé place à la vérité des visages, visages sans masques qui dégoulinent de couleurs et d'expressivité. » - Bertrand Scholler[réf. nécessaire]

Ouvrages illustrés

Publications

  • La création étouffée, en collaboration avec Suzanne Horer, Éditions Pierre Horay, 1973[17].
  • Son prochain comme soi-même, roman, Éditions La Bruyère, Paris, 2014.
  • Les Contes du Whisky délicieux sous la pluie, Éditions La Bruyère, 2015.
  • L'enfance de Celestine, Éditions La Bruyère, 2016.

Œuvres dans les collections publiques

Expositions

Personnelles
  • 1958, avril-[20], 1962, 1965 : galerie Dauphine, Paris.
  • 1968 : galerie Jean-Claude Bellier, Paris[21].
  • 1969 : galerie Saint-Placide, Paris.
  • 1970, 1971, 1973, 1974, 1975 : galerie Valérie Schmidt, Paris.
  • 1973 : Centre éducatif et culturel, Yerres (avec Alkis Pierrakos et Jean-Claude Bernath).
  • 1977, 1979 : Le petit format, galerie Principe, Paris.
  • 1978 : galerie du Lurcernaire, Paris.
  • 1981 : galerie Arcadia Paris.
  • 1981, 1982, 1984 : galerie Jacques Massol, Paris.
  • , 1986 : galerie Jaquester, Paris.
  • 1989 : galerie Pierrette Morda, Paris
  • 1989 : hôtel de ville, Hambourg.
  • 1990 : Kelly Gallery, Glasgow.
  • 1990 : Maison des Femmes, Cergy-Pontoise.
  • 1991, 1993 : galerie Philippe Gand, Paris.
  • 1992: librairie des Océanes, Pornichet.
  • 1996, 1997, 1998 : galerie Béatrice Soulié, Paris.
  • 2001 : espace Le Rocher, La Tresne, Bordeaux.
  • 2002, 2004, 2005 : galerie Figure, Paris.
  • 2006, université de Lille, Villeneuve-d'Ascq.
  • : agence BNP du 15e arrondissement de Paris[22].
  • Février- : Jeanne Socquet, la solitude de l'homme dans ce monde et dans son monde, Atelier Z, Paris[7],[23].
  •  : espace Christiane Peugeot, Paris[3].
  •  : Jeanne Socquet, les Folles, Atelier Z, Paris[8].
  • 2013 : espace Belleville CFDT, Paris.
  • avril- : galerie 55 Bellechasse, Paris (avec Alexis Mitelberg).
expositions collectives et Salons

Récompenses

Notes et références

Annexes

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