Aubergenville

commune française du département des Yvelines From Wikipedia, the free encyclopedia

Aubergenville est une commune française du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, située le long de la Seine à 41 km à l’ouest de Paris et 13 km à l’est de Mantes-la-Jolie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Aubergenville
Aubergenville
L'hôtel de ville.
Blason de Aubergenville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Intercommunalité Grand Paris Seine et Oise
(siège)
Maire
Mandat
Virginie Meunier
2026-2033
Code postal 78410
Code commune 78029
Démographie
Gentilé Aubergenvillois
Population
municipale
12 723 hab. (2023 en évolution de +7,67 % par rapport à 2017)
Densité 1 441 hab./km2
Population
unité urbaine
15 170 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 33″ nord, 1° 51′ 21″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 142 m
Superficie 8,83 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Aubergenville
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aubergenville
(bureau centralisateur)
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Aubergenville
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Aubergenville
Liens
Site web aubergenville.fr
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Ses habitants sont appelés les Aubergenvillois[1].

Géographie

Position d’Aubergenville dans les Yvelines.

Localisation

La commune d’Aubergenville se situe dans le nord du département des Yvelines, sur la rive gauche de la Seine, à 12 km à l'est de Mantes-la-Jolie, sous-préfecture, et à 30 km au nord-ouest de Versailles, la préfecture du département.

Les communes limitrophes sont Flins-sur-Seine à l’est, Épône et Nézel à l’ouest, Aulnay-sur-Mauldre et Bazemont au sud. Au nord, la Seine sépare Aubergenville de Juziers et Gargenville.

Son centre se situe à flanc de coteau, avec le bourg ancien ainsi qu’une zone d'aménagement concerté (ZAC) et une cité datant des années 1970, construite dans le domaine de l’ancien château d'Acosta et composée de nombreux immeubles de logements sociaux intégrés dans le parc.

L’urbanisation s’est largement étendue d’une part vers la Seine avec la gare, des zones d’activités, un centre commercial (le Family Village), un centre aquatique (Les bains de la Seine et Mauldre, ouvert en ) et la cité-jardin d’Élisabethville, et d’autre part vers le plateau qui se trouve à la limite nord de la plaine de Versailles, où a été implanté plus récemment le lycée Vincent-Van-Gogh.

Un hameau se trouve à l’écart, Vaux les Huguenots, dans un creux tourné vers la vallée de la Mauldre.

Hydrographie

Le territoire communal longe la rive gauche de la Seine sur environ 2,5 km. Il inclut, en partie un étang qui est un bras mort de la Seine, le Giboin, fréquenté par les amateurs de pêche à la ligne.

La nappe aquifère des alluvions de la Seine est exploitée par la société Lyonnaise des eaux qui en assure le traitement dans son usine de Flins-sur-Seine pour l'approvisionnement en eau potable de nombreuses communes du nord des Yvelines. Des stations de pompages sont implantées dans la partie nord du territoire d'Aubergenville (mais aussi dans les communes voisines des Mureaux, Flins-sur-Seine, Épône et Mézières-sur-Seine, l'ensemble constituant le « champ captant d'Aubergenville »). De ce fait la moitié nord du territoire aubergenvillois est soumise à un périmètre de protection éloigné, dans lequel les activités, installations et dépôts sont réglementés[2],[3].

La commune est concernée par les risques d'inondations liées aux crues de la Seine dans la frange nord du territoire. Les zones inondables ont été classées en zone verte : au nord d'Élisabethville, zone soumise à un risque élevée dans laquelle toute construction est interdite pour maintenir le champ d’expansion de crue de la Seine, et zones bleue et rouge clair : zones occupées par l'usine Renault de Flins, également très exposées au risque d'inondation dans lesquelles toute urbanisation nouvelle est prohibée, mais l'entretien et le renouvellement des installations existantes est permis. Le Giboin est classé en zone marron, zone destinée à préserver les capacités de grand écoulement de la Seine[4].

Aubergenville est aussi indirectement concernée par des crues éventuelles de la Mauldre, rivière importante du Bassin parisien et qui conflue avec la Seine, sur la commune d'Épône, quelques centaines de mètres à l'ouest d'Elisabethville, en partie aval du territoire communal.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 683 mm, avec 1 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maule à 5 km à vol d'oiseau[11], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 677,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,2 °C, atteinte le [Note 1].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station MAULE (78) - alt : 54 m, lat : 48°54'33"N, lon : 1°50'50"E (à 5,5 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
16
01.01.22
21
27.02.19
27
31.03.21
30
21.04.18
33
27.05.05
38
27.06.11
43
25.07.19
41
10.08.03
37,5
03.09.1973
30,5
01.10.11
22,5
01.11.14
17
07.12.00
43
2019
Maximale moyenne 7,7 8,9 12,9 16,7 20,4 23,7 26,2 26 22 16,8 11,3 8 16,7
Moyenne 4,7 5,1 8 10,8 14,4 17,7 19,8 19,5 16,1 12,2 7,8 5,1 11,8
Minimale moyenne 1,7 1,3 3,1 4,9 8,5 11,6 13,4 13,1 10,1 7,7 4,4 2,1 6,8
Record de froid
date du record
−17,2
17.01.1985
−14,5
07.02.12
−12
13.03.13
−5,4
06.04.21
−2
03.05.1967
0,5
05.06.1991
5
11.07.1990
3,5
28.08.1974
0
30.09.18
−5,2
30.10.1985
−10
24.11.1998
−15
31.12.1970
−17,2
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 57,3 49,6 50,9 46,5 65,4 56 53 52,8 46 65,3 61,3 72,9 677
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
42,8
11.01.1993
30,4
13.02.02
45
07.03.1989
33
08.04.22
61,4
07.05.00
55
11.06.18
66
03.07.1975
66
05.08.1994
52,3
19.09.1996
62,5
09.10.24
33
20.11.1965
35,6
12.12.1952
66
1994
Fermer
Source : « Fiche 78380001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
7,7
1,7
57,3
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
8,9
1,3
49,6
fév.
12,9
3,1
50,9
mars
16,7
4,9
46,5
avril
20,4
8,5
65,4
mai
23,7
11,6
56
juin
26,2
13,4
53
jui.
26
13,1
52,8
août
22
10,1
46
sep.
16,8
7,7
65,3
oct.
11,3
4,4
61,3
nov.
8
2,1
72,9
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Aubergenville est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aubergenville[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire regroupe 1 929 communes[17],[18].

Occupation des sols simplifiée

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 43,82 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 13,05 % d'espaces ouverts artificialisés et 43,13  % d'espaces construits artificialisés[19].

Voies de communication et transports

Réseau routier

La commune est desservie par l'A13 (autoroute de Normandie) (Sortie 9), reliant Paris à Caen via Rouen. Elle est également traversée par la route départementale 113 (ancienne RN 13), qui constitue l'axe routier principal et aussi par la route départementale 14, qui relie la commune des Mureaux et l'autoroute A13.

Desserte ferroviaire

La gare d'Aubergenville-Élisabethville.

La ville est desservie par la gare d'Aubergenville-Élisabethville, sur la ligne TransilienLigne J du Transilien. La ligne effectue les liaisons entre les gares de Paris-Saint-Lazare, de Vernon - Giverny et de Mantes-la-Jolie. Elle est située sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre.

En 2027, la gare sera desservie par le (RER)(E) prolongé, permettant ainsi un accès facilité à la gare de La Défense.

Transports en commun

La commune est desservie par de nombreuses lignes :

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Adalberga[20], Adalberghavilla, Bourgenvilla, Albergenvilla, Hulbergenvilla[21],[22], Aubergenvilla en 942[23], Burgenvilla[24] en 1106[25], Aubergeinvilla, Obergenvillam en 1164[25], Obergenvilla au XIIIe siècle[26], Aubergenville en 1351[27].

Histoire

Aubergenville qui s'est appelé autrefois « Obergenvilla », « Bourgenvilla », « Albergenvilla » et « Hulbergenvilla » était situé sur la route nationale 190 de Saint-Germain-en-Laye à Mantes-la-Jolie.

L'historien Émile Réaux suppose qu'une bourgade gauloise succédant à un campement préhistorique était situé plus bas que son emplacement actuel, et qu'il était traversé par la Route de quarante sous (RN 13). En effet des haches en pierre polie, des pointes en bronze ou en fer, des parures, des poteries... y ont été découvertes. Le village primitif ayant, vraisemblablement, été abandonné à l'époque des invasions normandes[21],[22].

L'édification du village actuel remonte selon toute vraisemblance au XIe siècle qui faisait partie de l'apanage donné par Galeran Ier comte de Meulan à son fils Richard de Neaufle. Elle devint une seigneurie autonome, fief de Pierre d’Aubergenville dès 1065[28]. Après être passée dans différentes mains, la seigneurie appartenait en 1339 à Guillaume d'Aubergenville puis à Jean de Meulan évêque de Meaux, de Noyon puis de Paris qui mourut en 1363. Après sa mort, en 1366, la seigneurie est vendue aux enchères et adjugée au chapitre de l'église Notre-Dame de Paris qui la conserve jusqu'en 1789.

La fondation du village, actuel, adossé au coteau de Montgardé, d'Aubergenville remonte au XIe siècle. L'église, placée sous le vocable de saint Ouen commencée vers la fin XIIIe siècle a été terminée au XVe siècle.

Trois châteaux existaient dans la commune :

  • le château de la Garenne[29].
Il se trouvait sur la rive gauche de la Seine à proximité de l'embouchure de la Mauldre. Il a été détruit pour laisser la place aux logements construits par Renault pour ses cadres supérieurs et dirigeants, il subsiste néanmoins deux grilles en fer forgé appartenant au château, dont l'une sert aujourd'hui d'entrée à la résidence privée du château de la Garenne. Toujours visible également la ferme de la Garenne, partie du domaine de la Garenne qui comptait 25 hectares de terrains de chasse et 125 hectares de bois et broussailles.
Construit près du village au début du XVIIIe siècle par Joseph Emmanuel Tellès d'Acosta chevalier de Saint-Louis, ancien mestre de camp de cavalerie. Il a disparu en 1965. Un grand ensemble de logements sociaux a remplacé le château et intégré son parc.
  • le château de Montgardé.
Le seul qui subsiste, dominant la vallée de la Mauldre au-dessus de Nézel.

Le registre paroissial d'Aubergenville, à la fin de l'année 1694 indique 4 baptêmes, 2 mariages et 41 inhumations. Le curé en indique la raison :

« L'année 1694 fut nommée l'année de la famine, les bleds de la récolte de 1693 étaient de si mauvaise qualité que le pain ne nourrissait point comme à l'ordinaire. Peu de temps après avoir mangé, on était encore dévoré de la faim. C'est à cela qu'on doit la mortalité qui arriva alors. Le prix du bled en 1693 était de 45"15' le septier mesure de Paris et en 1694 le septier de bled valait 61"3' prix commun »[30],[31]

Le curé d'Aubergenville indique sur le registre paroissial de la fin de l'année 1709 :

« L'hiver 1709 fut le plus froid dont on ait connaissance. La gelée ne prit que le 5 janvier, mais si violemment que ce jour-là même la glace s'arrêta sur la Seine. Les bleds gelèrent totalement. L'orge qu'on sema à la place produisit en si grande abondance qu'on nomma cette année l'année de l'orge. On l'a appelée avec raison l'année du grand hiver. Jusqu'à la récolte, la disette fut extrême. Le marc d'argent fut taxé à 33"55'. Le septier de bled mesure de Paris valait 44". Dans les mois de janvier et février ou le désastre n'était point constaté le grain se vendait comme en 1708. Il monta à 60" quand le désastre fut connu.[32]... »,[33].

En 1843, la gare (actuellement dénommée Aubergenville-Élisabethville) est construite sur la ligne Paris-Saint-Lazare-Rouen.

En 1921, la cité-jardin d’Élisabethville est créée le long de la Seine sur le domaine du château de la Garenne. Une partie de cette localité s’étend sur la commune voisine d’Épône. Cette villégiature comprend alors un parcours de golf, un casino et se lotit à partir d'un cahier des charges assez strict de nombreuses villas anglo-normandes et pavillons de style qui contribuent à l'élégance de ce centre de séjour. Les années 1920 marquent aussi la création de la « plage de Paris », située sur la Seine, accompagnée d'un magnifique hôtel-restaurant (l'Ermitage de la plage), maintenant disparu.Le site est aujourd'hui réaménagé. Elisabethville est désormais une zone résidentielle.

Le , un bombardier Lancaster de la Royal Air Force s'écrase sur le territoire de la commune. Sept aviateurs (6 britanniques et un néo-zélandais) trouvent la mort et sont enterrés dans le cimetière d'Aubergenville[34],[35].

En 1952, l’implantation de l’usine Renault de Flins, située principalement dans le territoire de la commune d’Aubergenville, donne un élan décisif au développement de la ville.

En 2008, débute la construction du Family Village, un centre commercial de nouvelle génération. Suivi d'un centre aquatique, « Les Bains de Seine et Mauldre », il a été inauguré en par Bernard Laporte, alors ministre des Sports. Enfin, en 2011 est inaugurée la Maison des Associations.

Politique et administration

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[36]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Gaston Jouillerat PCF  
1947 1953 André Soulat RPF  
1953 1971 Gaston Jouillerat UNR  
mars 1971 mars 1989 Nelly Rodi RPR Sage-femme
Sénatrice des Yvelines (1986 → 1995)
Conseillère générale d'Aubergenville (1973 → 1992)
mars 1989 mars 2001 Alain Pierre PS Cadre de la Sécurité sociale
mars 2001[37] mars 2014[38] François Bony RPR puis UMP Retraité, maire honoraire (2015)
mars 2014 octobre 2017[39] Sophie Primas UMP-LR Directrice commerciale
Sénatrice des Yvelines (2011 → )
Vice-présidente de la CU Grand Paris Seine et Oise (2016 → 2017)
Démissionnaire à la suite de sa réélection comme sénatrice
octobre 2017 mai 2020 Thierry Montangerand DVD Kinésithérapeute[39]
Mai 2020 Mars 2026 Gilles Lécole LR Conducteur de trains puis formateur retraité, ancien adjoint
10e vice-président de la CU Grand Paris Seine et Oise (2020 → )
Mars2026 en cours Virginie Meunier DVD  
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Rattachements administratifs et électoraux

Antérieurement à la loi du [40], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement de Mantes-la-Jolie après un transfert administratif effectif le . Pour l'élection des députés, elle est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines

En matière d'urbanisme et de projets, elle est incluse dans le territoire de l'opération d'intérêt national Seine-Aval[41].

Sur le plan judiciaire, Aubergenville fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[42],[43].

La commune faisait partie depuis 1801 du canton de Meulan jusqu'en 1967, année où, dans le cadre de la mise en place du département des Yvelines, elle devient chef-lieu du canton d'Aubergenville[44]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune en est désormais le bureau centralisateur.

Intercommunalité

La commune était le siège de la communauté de communes Seine-Mauldre créée en 2004.

Dans le cadre des prescriptions de la Loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (loi MAPAM), qui impose la création de territoires d'au moins 200 000 habitants en Île-de-France[45], cette intercommunalité fusionne avec d'autres pour former le la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise dont la ville est désormais le siège.

Jumelages

Villes jumelées.

Tendances politiques et résultats

Davantage d’informations Scrutin, 1er tour ...
Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e %
Présidentielle 2017[46] EM 23,26 FN 22,85 LFI 21,89 LR 15,90 EM 65,09 FN 34,91
Présidentielle 2022[47] LFI 29,95 RN 23,95 LREM 23,00 LR 6,19 LREM 57,44 RN 42,56
Législatives 2022 9e[48] LFI-Nupes 25,97 RN 23,71 MoDem-Ens 21,88 LR 10,01 MoDem 53,50 RN 46,50
Législatives 2024 9e[49] RN 34,05 PS-NFP 33,33 MoDem-Ens 14,99 LR 11,62 PS 55,62 RN 44,38
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Politique environnementale

Le vieux mûrier devant la mairie.

La ville participe au concours des villes et villages fleuris et possède deux fleurs depuis 2009[50].

Un vieux mûrier noir, situé devant la mairie a reçu le label arbre remarquable de l'association A.R.B.R.E.S. en 2007[51]. Probablement âgé de plus de cent ans, il a un aspect couché, certaines branches touchant le sol où elles ont drageonné. Il mesure environ 10 m de large[52].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[53],[Note 5].

En 2023, la commune comptait 12 723 habitants[Note 6], en évolution de +7,67 % par rapport à 2017 (Yvelines : +3,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
574655659620571495504545494
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
466450481479483474527523472
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4684885065608401 1181 0891 1021 942
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 7297 51310 24210 01011 77611 66712 12611 86711 625
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
12 31712 723-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports

La ville d'Aubergenville possède plusieurs clubs de sport comme : le handball, football, tennis, rugby, natation, basket, danse, athlétisme, judo, karaté, boxe, capoeira, tir à l'arc, gymnastique.

Plusieurs titres départementaux et régionaux ont été gagnés dans diverses disciplines.

Économie

Usine Renault-Flins.
  • Industrie automobile (Renault, usine de Flins), À noter que l'usine Renault, bien que nommée usine de Flins, s'étend à 80 % sur le territoire de la commune d'Aubergenville.
  • Zones d’activités diverses
  • Family village[55] Marques Avenue
  • Agriculture : maraîchage dans la basse vallée, grande culture (céréales) sur le plateau.

Revenus des ménages

En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 23 070  :

Histogramme des revenus médians disponibles par unité de consommation - département des Yvelines[56],[57]

10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025
  • Aubergenville: 23 070 
  • Autres communes du département
  • Yvelines: 28 130 
  • France métropolitaine: 23 080 

Culture locale et patrimoine

L'église Saint-Ouen.

Lieux et monuments

  • L'église Saint-Ouen : située au centre du vieux bourg, sa construction remonte au XIIe siècle. Le clocher massif de section carrée date du XIVe siècle. Il a été couvert d’ardoise en 1766.
  • L'église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus : située à Élisabethville, elle a été construite en 1927 par l’architecte Paul Tournon. C’est, après Saint-Jean de Montmartre et Notre-Dame du Raincy, une des premières églises en béton construite en France. Les sculptures visibles sur la façade, œuvre du sculpteur Carlo Sarrabezolles, ont été réalisées dans le béton frais, il s'agissait d'une première à l'époque. Le bâtiment est classé à l’inventaire des monuments historiques.
  • Le dolmen de La Noue de Bié.
  • Le château de Montgardé du XVIIIe siècle.
  • Le château du Vivier du XVIIIe siècle.
  • Le temple protestant au hameau de Vaux les Huguenots.

Aubergenville et le cinéma

Film tourné dans la commune :

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Armes d'Aubergenville

Les armes d'Aubergenville se blasonnent ainsi :
parti de un et coupé de deux : au 1, de sable au lévrier d'argent ; au 2 et au 5, de gueules aux cinq burèles d'argent ; au 3, d'azur aux quatre épis de blé d'or rangés en fasce ; au 4, d'azur semé de fleurs de lys d'or ; et au 6, de sable à la roue dentée d'argent ; à la barre de sinople chargée d'une barre d'argent brochant sur le tout.

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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