Jeanne d'Arc Jutras

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Jeanne d'Arc Jutras
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Biographie
Naissance
Décès
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MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Jeanne d'Arc Jutras, née le à Sainte-Brigitte-des-Saults et morte le à Montréal, est une journaliste, une romancière, une féministe et une pionnière du mouvement des droits des gais et lesbiennes au Québec.

Jeanne d'Arc Jutras est née le à Sainte-Brigitte-des-Saults[1]. Après avoir terminé son secondaire, elle poursuit ses études au Collège commercial Fortin, avant d'occuper divers emplois (femme de chambre, ouvrière dans la menuiserie et le meuble, vendeuse, etc.), tout en complétant sa formation en autodidacte[2].

À compter de 1970, elle s'engage dans le mouvement pour la reconnaissance des droits et des libertés civiques et collabore à différents périodiques, notamment Le Devoir, La Presse, Le Journal de Montréal, Montréal-Matin et Madame[2]. Elle collabore également à la revue lesbienne Ça s'attrape!! (1982-1984), en plus de tenir une « Chronique en zig zag » dans Le Berdache (1979-1982), revue de l'Association pour les droits des gai(e)s du Québec (ADGQ) où elle se porte à la défense des droits des femmes et des lesbiennes[2],[3]. Jeanne d'Arc Jutras déplore l'invisibilisation des femmes dans cette revue qui se déclare pourtant mixte[4]. Au sein de l'ADGQ, Jeanne d'Arc Jutras dirige le comité anti-répression qui sera d’ailleurs à l'origine de la célèbre manifestation en réponse à la descente policière au bar gai le Truxx le [5].

Jeanne d'Arc Jutras serait la première lesbienne assumée à apparaître dans les médias grand public au Québec[6]. Elle participe à plusieurs émissions de télé et de radio sur l'homosexualité et publie de nombreuses lettres ouvertes à ce sujet dans divers périodiques au Québec et à l'étranger[2],[1]. Elle se confiera d'ailleurs dans une entrevue de l'Actualité Plus sur la perte de la garde de son fils alors qu'on la découvre homosexuelle durant sa vingtaine[5],[7].

Elle milite également au début des années 1970 contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, gain réalisé en 1977 lorsque le Québec devient la première province à inclure l’interdiction de discriminer en fonction de l’orientation sexuelle dans la Charte québécoise des droits et libertés[8],[6].

Elle publie aussi trois romans. Le premier, le plus notoire, Georgie (1978), lui prend huit ans de travail[9] et est publié aux Éditions de la Pleine lune, première maison d'édition québécoise consacrée exclusivement à des œuvres écrites par des femmes[10]. S'ensuivent ensuite deux autres romans : Délira Cannelle (1983) et Plaxie Pilon (1988).

Dans les années 1980, elle a été la première à s'élever contre le problème de l'âgisme au sein de la communauté lesbienne[6].

Jeanne d'Arc Jutras meurt à Montréal, le [11],[12], à l'hôpital Saint-Luc, des suites d'un cancer[12].

Ses archives sont conservées au centre régional du Vieux-Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ Vieux-Montréal)[13] et aux Archives gaies du Québec[5],[14],[15].

Romans

  • Georgie, 1978
  • Délira Cannelle, 1983
  • Plaxie Pilon, 1988

Bibliographie sur les œuvres

Références

Voir aussi

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