Coalition des familles LGBT+
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| Fondation |
1998 |
|---|---|
| Prédécesseur |
Coalition des familles homoparentales |
| Fusion de |
Association des mères lesbiennes et Groupe Papa-Daddy (2007) |
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique |
Organisme sans but lucratif |
| Pays | |
| Coordonnées |
| Membres |
1600 familles (2018) |
|---|---|
| Fondateur |
Mona Greenbaum, Nicole Paquette et Dominique Dubuc |
| Direction | Mona Greenbaum Marie-Pier Boisvert |
| Site web |
La Coalition des familles LGBT, autrefois appelée la Coalition des familles homoparentales, est un organisme communautaire sans but lucratif basé à Montréal. Elle succède à l'Association des mères lesbiennes (AML), fondée en 1998, depuis sa fusion au Groupe Papa-Daddy en 2007.
La Coalition veille à la défense des droits des familles de la diversité sexuelle et de genre à l'échelle du Québec. Ses champs d'action sont la défense des droits, la formation et la sensibilisation des professionnels, ainsi que le soutien aux familles LGBTQ.
Association des mères lesbiennes (AML)
C'est en que Nicole Paquette et sa conjointe Mona Greenbaum fondent l'Association des mères lesbiennes[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8]. La première réunion de l'association se déroule le mois suivant dans le salon du couple et réunit déjà une quarantaine de mères lesbiennes[7],[9],[10],[11].
L'Association des mères lesbiennes a pour mission d’apporter du soutien aux mères lesbiennes et à leurs enfants, ainsi qu'à celles qui souhaitent le devenir, par des groupes de discussion, l'organisation de colloques, d'activités et la mise à disposition de documentation[7],[10].
L’AML deviendra l’actuelle Coalition des familles LGBT+, qui travaille à la défense des droits des familles LGBT[11] .
Cela dit, d'autres organisations distinctes revêtant aussi le titre d'Association des mères lesbiennes, comme La Croissante, l'Association des mères lesbiennes de Montréal ou l'Association des mères gaies, seront en activité durant les décennies suivant les années 1980 au Québec[11],[12],[13],[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20].
Reconnaissance juridique

En 2001-2002, l'organisation représentait déjà 400 familles ayant une lesbienne comme cheffe de famille[6]. Greenbaum et Paquette entreprendront pendant plusieurs années des démarches juridiques pour faire reconnaître Nicole Paquette, la mère n'ayant pas porté, comme seconde mère légale des deux enfants issus de leur union[21],[22],[3].
En février et en , le gouvernement du Québec tient une commission parlementaire afin d'établir les besoins juridiques des gais et des lesbiennes en couple ou avec des enfants. C'est alors l'opportunité pour de nombreuses familles membres de l'Association des mères lesbiennes de se faire entendre sur leurs besoins en termes de reconnaissance des droits parentaux[7].
La même année, le désir du couple Paquette-Greenbaum d'être reconnues toutes deux légalement mères sera matérialisé par la réforme du Code civil et la loi instituant l'union civile et les nouvelles règles de filiation au Québec, le [2],[3],[23],[7].
Selon Greenbaum en 2005, on estimait qu'une lesbienne sur cinq décidait de devenir mère[7].
Éducation populaire et mobilisation
En 2006, l'AML publie le livre pour enfants intitulé Ulysse et Alice[24].
L'AML a aussi participé à l'organisation de plusieurs colloques sur la visibilité lesbienne, donnés dans le cadre des Journées de visibilité lesbienne, pour les éditions de 2005, 2006, 2007 et 2010[25].
Le Groupe Papa-Daddy
Fondé en 2005 par David Lefneski, Greg Tudeski et Alain Audet[26], le Groupe Papa-Daddy est une association bilingue pour les hommes GBT qui sont parents ou qui souhaitent le devenir[8].
Fusion
Coalition des familles homoparentales
En 2008, l'Association des mères lesbiennes et le Groupe Papa-Daddy fusionnent pour devenir la Coalition des familles homoparentales du Québec[27],[20] afin de promouvoir la reconnaissance sociale des familles homoparentales et de favoriser leur intégration dans la société québécoise[4],[8],[25],[10],[28],[11].
Coalition des familles LGBT+
L'organisation change de nom en 2014 pour devenir la Coalition des familles LGBT+, dans le but de refléter la diversité des modes de parentalité au sein de la communauté LGBTQ[5],[25],[4].
Nouvelle co-direction
En 2024, Marie-Pier Boisvert rejoint Mona Greenbaum à la direction générale de la Coalition des familles LGBT+. La nouvelle co-directrice s'implique et travaille auprès de la communauté LGBTQ+ depuis plusieurs années. Elle a notamment occupé le poste de directrice générale au Conseil québécois LGBT pendant cinq ans [29],[30].
Défense des droits
Pluriparentalité au Québec
La Coalition se mobilise dans différentes luttes pour faire avancer les droits des personnes LGBTQ+ au Québec. En , elle dépose une demande à la Cour supérieure du Québec afin qu'un enfant puisse légalement avoir plus de deux parents. L'organisme soutient que le Code civil du Québec, qui limite la filiation à deux parents, crée deux classes d'enfants et va à l'encontre de leur intérêt en privant certains d'entre eux de la reconnaissance légale de l'ensemble de leurs parents [31],[32].
