Jehan Bagnyon

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Nationalité
Domicile
Genève (à partir des années 1480)Voir et modifier les données sur Wikidata
Jehan Bagnyon
Biographie
Naissance
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Genève (à partir des années 1480)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Œuvres principales
Histoire de Charlemagne (d), Tractatus potestatum dominorum et libertatum subditorum (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jehan Bagnyon ou Jean Bagnyon est un juriste, un historien et un homme politique, né en 1412, à Croy, une commune du canton de Vaud. À cette époque le district faisait encore partie intégrante du duché de Savoie.

Jean (Jehan) Bagnyon naît vers 1412 probablement à Croy, en Suisse actuelle, et l’on perd sa trace après 1497 selon les études modernes. Il est connu comme juriste, chroniqueur et historien du XVe siècle. Sa production littéraire se concentre sur des textes juridiques et une adaptation imprimée d’une chanson de geste médiévale.[1]

Vers la fin du XVe siècle, Bagnyon exerce d’abord comme juriste puis s’intéresse à la publication d’œuvres littéraires. Il est notamment l’auteur d’une version imprimée du *Rommant de Fierabras le géant*, qui contribue à la diffusion de la légende du chevalier médiéval à la fin du Moyen Âge.[2]

Œuvres principales

  • Rommant de Fierabras le géant, Genève, fin du XVe siècle – adaptation imprimée d’une chanson de geste médiévale.[3]

Bachelier ès lois, citoyen de Lausanne, il commence sa carrière comme conscindic (syndic) de la cité de Lausanne, mais une mauvaise gestion des finances de la cité le contraint à s'installer à Genève.

Jehan Bagnyon est né en 1412 à Croy (aujourd'hui dans le canton de Vaud) et est décédé après 1487 selon les dernières études historiques.[citation nécessaire]

Diplômé bachelier ès lois, il exerce d'abord comme conscindic (syndic) à Lausanne avant de s'installer à Genève pour des raisons financières de la cité. Il est choisi le pour défendre la proposition d’unification de Lausanne avec sa ville inférieure.[citation nécessaire]

En 1478, Bagnyon publie à Genève *Rommant de Fierabras le géant*, une version imprimée de la chanson de geste médiévale qui connaît une large diffusion au XVIᵉ siècle. Il rédige ensuite en 1486 *Tractatus de et super libertatibus…*, texte juridique défendant les libertés de Genève face au duché de Savoie, considéré comme probablement l'un des premiers ouvrages juridiques imprimés en Suisse romande.[citation nécessaire]

En 1478, il est l'auteur du Rommant de Fierabras le géant paru à Genève.

Le il est choisi par la cité de Lausanne « pour faire avancer et soumettre à consultation la question de l'union » avec la ville inférieure.

En 1486, il rédige un traité en latin — Tractatus de et super libertatibus, franchesiis, preeminenciis ac exemptionibus a subjectione dominiorum temporalium eminentis fructifere et solaciose civitatis Gebennarum, (Traité de et sur les libertés, franchises, prééminences et exemptions de la sujétion des dominations temporelles de l'éminente, féconde et délectable cité de Genève), probablement le plus ancien ouvrage de droit laïc imprimé en Suisse romande — dans le but de défendre les libertés de la ville de Genève et prouver qu'elle ne dépendait pas du duc de Savoie mais que ses habitants étaient sujets de l'évêque. Ce traité ne fut imprimé que quelques années après sa rédaction, peut-être en 1493. Il reçut la bourgeoisie de Genève en récompense de son labeur en faveur des libertés genevoises dans l'affaire des subsides de 1486-1487.

En 1489, il édite sa principale œuvre, une Histoire de Charlemagne parue à Lyon et qui lui avait été commandée dès 1465 par le chanoine Bolomier, des chapitres de Lausanne et Genève, futur confesseur du duc Philibert Ier de Savoie (1465-1482). Cette somme est une synthèse romanesque de vieilles chansons de geste, elle fut plusieurs fois rééditée jusqu'au XIXe siècle. La geste du géant Fierabras avait fait l'objet en 1478 d'une édition à part.

Jehan Bagnyon apparaît comme un véritable conteur talentueux avec un récit structuré et une unité nette autour du sujet principal, sans digressions. Le merveilleux est moins présent et les questions morales plus approfondies dans le commentaire desquelles il montre sa maîtrise de la rhétorique. En tant qu'humaniste, il se référence souvent à la tradition antique et cite souvent la Bible[4].

Bibliographie

Liens externes

Sources et bibliographie

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