Jennifer Weiner

écrivain américaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Jennifer Weiner (née le )[1] est une écrivaine, productrice de télévision et journaliste américaine. Elle vit à Philadelphie, en Pennsylvanie. Son premier roman, publié en 2001, s'intitule Alors, heureuse ? (Good in Bed). Son roman Chaussure à son pied (In Her Shoes ) a été adapté au cinéma avec Cameron Diaz, Toni Collette et Shirley MacLaine.

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Jennifer Weiner
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Biographie

Jennifer Weiner est née en 1970 dans une famille juive[2] à DeRidder, en Louisiane, où son père exerçait en tant que médecin militaire. L'année suivante, sa famille (elle a une sœur cadette et deux frères) déménage à Simsbury, dans le Connecticut, où Weiner passera son enfance.

Alors que Jennifer Weiner était âgée de 16 ans, son père abandonne la famille. Il décède d'une overdose de crack en 2008[3].

Son premier roman, Alors, heureuse ?, est librement inspiré de sa vie de jeune adulte : comme le personnage principal, Cannie Shapiro, les parents de Jennifer Weiner ont divorcé lorsqu'elle avait 16 ans, et sa mère a fait son coming out en tant que lesbienne à l'âge de 55 ans.

Jennifer Weiner a déclaré qu'elle était « l'une des neuf enfants juifs de sa classe de 400 élèves » au lycée de Simsbury[4]. Elle est entrée à l'Université de Princeton à l'âge de 17 ans et a obtenu sa licence d'anglais avec mention très bien en 1991 après avoir rédigé une thèse de 86 pages intitulée « 'Never Far From Mother --' On the Uses of Essentialism in Novels and Films. » qui peut être traduit par « Jamais loin des mères -- sur l'usage de l'essentialisme dans les romans et les films »[4],[5].

À Princeton, Jennifer Weiner a étudié avec JD McClatchy, Ann Lauterbach, John McPhee, Toni Morrison et Joyce Carol Oates[1]. Sa première histoire publiée, Tour of Duty, est parue dans le journal américain Seventeen en 1992[1].

Carrière

Après avoir obtenu son diplôme universitaire, Weiner a travaillé pour le Centre Daily Times, le quotidien de State College, en Pennsylvanie, où elle gérait la rubrique éducation et tenait une chronique régulière intitulée Generation XIII (en référence à la 13e génération depuis la Révolution américaine), alias « Génération X ». Elle a ensuite rejoint le Lexington Herald-Leader dans le Kentucky, où elle a continuer à rédiger sa chronique « Génération XIII », avant de trouver un emploi chez Philadelphia Inquirer en tant que journaliste reporter. Elle a continué à écrire pour l' Inquirer, travaillant en parallèle en tant que freelance pour Mademoiselle, Seventeen et d'autres journaux[4], jusqu'à la publication de son premier roman, Alors, heureuse ?, en 2001.

En 2005, son deuxième roman, Chaussure à son pied (2002), a été adapté au cinéma par la 20th Century Fox avec Cameron Diaz, Toni Collette et Shirley MacLaine.

Son sixième roman, Des amies de toujours, a été un best-seller du New York Times et a figuré sur la liste des best-sellers les plus anciens de l'année établie par Publishers Weekly.

Ses articles sur le genre et la culture sont fréquemment publiés dans le New York Times.

Jennifer Weiner et Erica Jong à la Foire internationale du livre de Miami 2013

En plus d'écrire des romans, Weiner est cocréatrice et productrice exécutive de la sitcom Georgia dans tous ses états (aujourd'hui arrêtée) d'ABC Family, et elle est connue pour avoir « tweeté en direct » des épisodes des émissions de téléréalité The Bachelor et The Bachelorette. En 2011, TIME l'a nommée dans sa liste des 140 meilleurs fils Twitter les plus influents. Elle se décrit elle-même comme une féministe.

Critique des préjugés sexistes dans les médias

Jennifer Weiner a ouvertement critiqué ce qu'elle considère comme un parti pris masculin dans l'industrie de l'édition et les médias, affirmant que les livres écrits par des hommes sont mieux reçus que ceux écrits par des femmes, dans le sens où ils font l'objet d'un plus grand nombre de commentaires et sont plus encensés par les critiques.

En 2010, elle a déclaré au Huffington Post : « I think it's a very old and deep-seated double standard that holds that when a man writes about family and feelings, it's literature with a capital L, but when a woman considers the same topics, it's romance, or a beach book – in short, it's something unworthy of a serious critic's attention. ... I think it's irrefutable that when it comes to picking favorites – those lucky few writers who get the double reviews AND the fawning magazine profile AND the back-page essay space AND the op-ed ... the Times tends to pick white guys . » que l'on peut traduire ainsi : « Je pense qu'il s'agit d'un deux poids deux mesures très ancien et profondément ancré qui veut que lorsqu'un homme écrit sur la famille et les sentiments, il s'inscrit dans de la littérature avec un grand L, mais que lorsqu'une femme aborde ces mêmes thèmes, son roman sera qualifié de romance ou de livre de plage - en bref, quelque chose qui ne mérite pas l'attention d'un critique sérieux. ... Je pense qu'il est irréfutable que lorsqu'il s'agit de choisir des favoris - ces quelques écrivains chanceux qui obtiennent les doubles critiques ET le profil flatteur des magazines ET l'espace d'essai en dernière page ET l'éditorial ... le Times a tendance à choisir des hommes blancs. »

Dans une interview de 2011 avec le blog Speakeasy du Wall Street Journal, elle a déclaré que certaines personnes estiment que la chick lit ne mérite pas l'attention, alors qu'elles critiquent ensuite des romans de Stephen King.

Lorsque le roman Freedom de Jonathan Franzen a été publié en 2010, il a été salué par la critique et a bénéficié d'une large couverture médiatique (y compris un article de couverture dans TIME ). Jennifer Weiner a alors critiqué ce qu'elle voyait comme une « surmédiatisation », déclenchant un débat sur la question de savoir si le succès de Franzen auprès des médias était un exemple de sexisme enraciné au sein du milieu littéraire . Bien que Jennifer Weiner ait reçu des retours hostiles de la part d'autres écrivaines pour ses déclarations, une étude menée en 2011 par l'organisation VIDA a confirmé nombre de ses affirmations . Franzen lui-même, dans une interview avec le Daily Telegraph, s'est dit d'accord avec elle : « To a considerable extent, I agree. When a male writer simply writes adequately about family, his book gets reviewed seriously, because: 'Wow, a man has actually taken some interest in the emotional texture of daily life', whereas with a woman it’s liable to be labelled chick-lit. There is a long-standing gender imbalance in what goes into the canon, however you want to define the canon. » que l'on peut traduire ainsi : « Dans une large mesure, je suis d'accord. Lorsqu'un écrivain se contente d'écrire correctement sur la famille, son livre fait l'objet d'une critique sérieuse, car : "Waouh, un homme s'est réellement intéressé à la texture émotionnelle de la vie quotidienne", alors que pour une femme, il risque d'être qualifié de chick-lit. Il existe un déséquilibre de genre de longue date dans ce qui entre dans le canon, quelle que soit la définition qu'on lui donne. »

Jennifer Weiner a exprimé son ambivalence face à l'étiquette « chick lit », adoptant le genre qu'elle représente tout en critiquant sa connotation péjorative pour la littérature féminine commerciale. « Je n'apprécie pas beaucoup cette étiquette », a-t-elle déclaré, « car je pense qu'elle s'accompagne d'une hypothèse implicite selon laquelle vous n'avez rien écrit de plus significatif ou substantiel qu'une bouchée de barbe à papa. En conséquence, les critiques réagissent d'une certaine manière sans jamais avoir lu les livres en question[4]

En 2008, Jennifer Weiner a publié sur son blog au sujet une critique de la chronique de Curtis Sittenfeld d'un roman de Melissa Bank. Jennifer Weiner déconstruit la critique de Sittenfeld en écrivant : « Plus je pense à cette critique, plus je pense au fossé de plus en plus profond entre les femmes qui écrivent de la littérature et les nanas qui écrivent de la chick lit, plus cela ressemble à une version adulte du jeu des intélligentes contre les belles d'il y a des années ; comme si on se bousculait pour avoir une place à la cafétéria et qu'on se moquait des filles qui sont plus ringardes/vulgaires/stupides que nous pour se sentir plus en sécurité quant à notre propre place dans la hiérarchie.»

En , Jennifer Weiner a participé au harcèlement et aux violences envers Brooke Nelson, une étudiante mentionnée dans son journal local comme considérant que les romans YA (yound adult, soit jeune adulte) de l'auteur Sarah Dessen n'étaient pas adaptés au programme Common Read géré par la Northern State University, Aberdeen, et plaidant pour l'inclusion des mémoires de l'avocat des droits civiques Bryan Stevenson, Just Mercy, à la place[6]. Dans une série de tweets depuis supprimés, Jennifer Weiner a qualifié l'opposition de Brooke Nelson à l'inclusion de Dessen dans le programme Common Reads comme « méchante et cruelle »[7], faisant partie d'une « discrimination systémique » à l'encontre des jeunes femmes, et l'a associée à la protection des agressions sexuelles répétées du médecin Larry Nassar sur des jeunes femmes[8],[9]. Elle a déclaré plus tard qu'elle n'avait « aucun regret » concernant ces remarques[9]. Lorsque l'histoire a été rapportée dans Jezebel[10], The Guardian[7], le Washington Post[11], et Slate[12], Jennifer Weiner aurait finalement regretté ses actions[13].

Bibliographie

Romans

  • Alors, heureuse ?, Belfond, 2002 (Good in Bed, Simon & Schuster, 2001) trad. Roxanne Azimi, 466p. – Ce roman raconte le parcours de Candace Shapiro, une journaliste juive de Philadelphie. L'intrigue s'intéresse aux difficultés rencontrées pour concilier une vie amoureuse instable et une carrière professionnelle. Candace découvre les avantages d'être l'indépendant lors des périodes difficiles de la vie. L'autrice reconnait souvent l'influence de son histoire personnelle sur son premier roman[14].
  • Chaussure à son pied, Belfond, 2004 (In Her Shoes, Simon & Schuster, 2002), trad. Florence Hertz, 434p. – Ce roman raconte l'histoire de deux sœurs qui n'ont rien en commun, si ce n'est leur pointure, et une grand-mère qu'aucune d'elles n'a jamais connue. USA Today affirme que le livre « vous fera rire et peut-être même pleurer ». En , le roman a été adapté au cinéma, avec Cameron Diaz, Toni Collette et Shirley MacLaine dans les rôles principaux[15].
  • Envies de fraises, Belfond, 2005 (Little Earthquakes, Simon & Schuster, 2004), trad. Laure Manceau, 456p. – Ce roman raconte l'histoire d'Ayinde, enceinte, qui déménage à Philadelphie pour suivre son mari, joueur de NBA. Elle se lie d'amitié avec Becky et Kelly, et ensemble, elles créent un lien sororal indéfectible[16].
  • Crime et couches-culottes, Belfond, 2006 (Goodnight Nobody, Simon & Schuster, 2005), trad. Laure Manceau, 420p. – Ce roman raconte l'histoire de Kate Klein qui déménage avec sa famille à Upchurch, dans le Connecticut. Elle mène une vie de mère de famille en banlieue et, plus tard, se lance, avec deux amies, dans une enquête sur la mort de Kitty Cavanaugh[17].
  • The Guy Not Taken, Simon & Schuster, 2006 – Il s'agit d'un recueil de onze nouvelles. Les histoires abordent de nombreux thèmes, allant d'une adolescente confrontée à la perte de son père, à une veuve qui ouvre sa maison à deux jeunes filles sans-abri[18].
  • La fille de sa mère, Belfond, 2009 (Certains Girls, Simon & Schuster, 2008), trad. Hélène Colombeau, 436p. – Il s'agit de la suite directe de Alors, heureuse ?, devenu un best-seller[19].
  • Des amies de toujours, Belfond, 2011 (Best Friends Forever, Simon & Schuster, 2009), trad. Hélène Colombeau, 421p. – Ce roman raconte les retrouvailles de deux amies d'enfance, Valerie Adler et Adelaide « Addie » Downs, alors que Valerie croit avoir accidentellement renversé un joueur vedette de football[20].
  • À propos d'amour, Belfond, 2012 (Fly Away Home, Simon & Schuster, 2011), trad. Hélène Colombeau, 392p.
  • Then Came You, Simon & Schuster, 2011
  • The Next Best Thing, Simon & Schuster, 2012
  • All Fall Down, Simon & Schuster, 2014
  • Who Do You Love, Simon & Schuster, 2015 – Ce récit met en scène deux jeunes enfants qui se rencontrent à l'hôpital et sont contraints de se séparer. Pensant ne jamais se revoir, ils reprennent le cours de leur vie, pour finalement se retrouver face à face et devoir décider si leur amour peut les unir[21].
  • Mrs. Everything, 2019
  • Big Summer, 2020
  • That Summer, 2021
  • The Summer Place, 2022
  • The Breakaway, 2023[22],[23],[24],[25]

Nouvelles

  • Disconnected, 2013
  • Recalculating, 2011
  • Swim, 2012
  • The Half Life, 2010
  • A Memoir of Grief, 2012
  • Good Men, 2013

Autobiographie

  • Hungry Heart: Adventures in Life, Love, and Writing, 2016[3]

Essais

  • « Victoria's Secret libère enfin ses anges. Mieux vaut tard que jamais. » ( New York Times, )[26]

Liens externes

Références

Related Articles

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