Jeunes Tunisiens

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Les Jeunes Tunisiens (arabe : حركة الشباب التونسي) sont un mouvement réformateur tunisien qui se veut le porte-parole des « indigènes » tunisiens face au protectorat français.

Le mouvement des Jeunes Tunisiens est considéré comme le premier groupe politique national tunisien formé sur la base d'un programme politique revendicatif. Le mouvement apparaît dans un contexte historique marqué par l'affirmation de la domination coloniale française, en Tunisie, et la montée du nationalisme dans certains pays méditerranéens tels que la Turquie et l'Égypte[1].

Il naît grâce à un petit groupe inspiré par Kheireddine Pacha et composé de Ali Bach Hamba et Abdeljelil Zaouche (qui sont beaux-frères) et de Béchir Sfar.

Premier couverture du journal Le Tunisien.

Ils fondent, le , l'hebdomadaire Le Tunisien dont Bach Hamba est le rédacteur en chef et Zaouche l'administrateur et bailleur de fonds[2]. Il s'agit du premier hebdomadaire tunisien d'expression française tiré à 2 500 exemplaires dont 250 exemplaires gratuits sont distribués dans de nombreux pays (France, Turquie, Égypte, Libye, Inde, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Madagascar, Russie, Maurice, etc.). Il paraît jusqu'au [3].

Ils y appellent à des transformations radicales dans les structures pédagogiques, judiciaires, fiscales et administratives de leur pays. Tout en se dissociant des Jeunes-Turcs et des Jeunes-Égyptiens, ils encouragent, sous l'influence de Chakib Arslan, le panislamisme comme rattachement culturel et sentimental au reste du monde islamique.

Les Jeunes Tunisiens ne revendiquent pas l'indépendance de la Tunisie, mais se posent en défenseurs de son identité culturelle. Le protectorat français n'est pas remis en question, mais sa politique à l'égard du peuple tunisien est critiquée. Pour les Jeunes Tunisiens, le relèvement moral et matériel des Tunisiens passe par le développement d'un enseignement moderne, un meilleur accès aux emplois publics et leur association à la gestion politique des affaires de leur pays[4].

Les Jeunes Tunisiens jouissent d'un large appui parmi les rangs grandissants des Tunisiens ayant suivi une formation en France ainsi que de la part des hommes politiques français de tendance libérale. L'attitude du protectorat à leur égard oscille entre l'encouragement et l'hostilité alors que les dignitaires politiques et religieux locaux restent soupçonneux.

Action

Notes et références

Bibliographie

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