Joan González Pellicer
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(à 39 ans) Barcelone |
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Concordio González Puig (1832-1896) |
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Julio González (1876-1942) |
| Parentèle |
Joan González Pellicer est initialement un orfèvre, ensuite un artiste peintre, dessinateur et sculpteur espagnol né à Barcelone le , mort dans la même ville le 31 Mars 1908. Communément appelé Joan González, ou même Jean González dans des catalogues de salons de sa période française, il est le frère aîné de Julio González et l'oncle de Roberta González.

Joan González Pellicer est l'aîné des quatre enfants nés du mariage de Concordio González Puig (1832-1896) et de Pilar Pellicer (1846-1928), sœur du peintre José Luis Pellicer. Il apprend son métier initial de forgeron et d'orfèvre en même temps que son frère cadet Julio sur la rambla de Catalogne à Barcelone, dans l'atelier de renom de son père, lui même fils d'un orfèvre de Galice venu s'installer à Barcelone au début du XIXe siècle. Cette première vocation des deux frères leur vaut de prestigieuses reconnaissances comme la médaille d'or de l'Exposition internationale des arts appliqués de Barcelone en 1892 ou la médaille de bronze de l'Exposition universelle de 1893 à Chicago
Il est probable, estime Jacques Busse, que ce soit sous l'impulsion de Julio que, parallèlement à ses travaux d'orfèvrerie, Joan suit les cours du soir de l'École des beaux-arts de Barcelone[1] - où il rencontre pour la première fois Pablo Picasso - en même temps qu'il fréquente l'atelier de Rossend Nobas. Il entre ensuite chez l'ébéniste et décorateur Francesc Vidal (ca) où il est élève de Gaspar Homar (es) et de Lluïsa Vidal i Puig[2].
Le décès de son père fait vendre l'atelier de celui-ci en 1897 et la famille entière part en 1900 s'installer à Paris[3], dans un premier temps au 22, avenue du Maine, ensuite, selon un catalogue du Salon des Indépendants, au 282, rue Saint-Jacques, voisinant l'église du Val-de-Grâce[4].
En 1907, Joan González, malade, revient à Barcelone où il meurt l'année suivante. Son nom n'accède à la célébrité que bien plus tard, avec les expositions Les trois González à la Galerie de France en 1965 et 1971 et avec les importantes donations muséales de sa nièce Roberta[3]. Ainsi, Gérald Schurr restitue-t-il qu'en , cette dernière « fait don au Musée du Louvre de vingt-deux pastels et gouaches de son oncle : paysages tourmentés pris à Fontainebleau et dans les bois de Clamart, nus sévères tracés d'une ligne sinueuse et noble »[5].

Expositions
Expositions collectives
Orfèvrerie
- Exposition internationale des arts appliqués, Barcelone, 1892.
- Exposition universelle de Chicago, 1893.
Peinture
- Salon d'Automne, Paris, 1904[1].
- Salon Parès, Barcelone, 1906.
- Salon des Indépendants, Paris, 1908[4].
- Les trois González - Peintures et dessins inédits, Galerie de France, Paris, 1965, 1971.
- Joan González, Julio González, Roberta González, Sala de Santa Catalina, Ateneo de Madrid, puis palais de la Virreina, Barcelone, 1968[6].
- Julio González, Joan González, Roberta González, centre Georges-Pompidou, Paris, 2007 ; château de Tours, 2008.
- Popular - Julio, Roberta et Joan González, Institut valencien d'art moderne, Valence (Espagne), - [7].
- De Montmartre à Montparnasse - Artistes catalans à Paris, 1889-1914, Musée Picasso, Barcelone, - [8].
- Colección Masaveu : arte español des siglo XX, de Pablo Picasso à Miquel Barceló, Fondation María Cristina Masaveu Peterson (es), Madrid, 2025.
Expositions personnelles
- Joan González, 1868-1908 - Peintures, sculptures, dessins, musée national d'Art de Catalogne, Barcelone, 1998.
Réception critique
- « Il exécuta de nombreux dessins, fusains, pastels, des aquarelles, et aussi des huiles. Les dessins les plus aboutis, quand ils représentent des élégantes de l'époque, font penser aux dessins de Georges Seurat. La part la plus personnelle de l'œuvre de Joan Gonzalez consiste sans doute dans les paysages, le plus souvent limités à un ensemble de nuages, une ligne d'horizon, à un rideau d'arbres vu à contre-jour, voire aux lueurs d'un incendie nocturne, plus proches du fantastique d'un Odilon Redon que d'un romantisme barbizonien. » - Jacques Busse[1]