Joan Roig i Diggle est né le à Barcelone. Il suit sa scolarité chez les Frères des Écoles chrétiennes puis chez les Piaristes. Joan travaille ensuite dans un magasin de tissus, puis dans une usine. Il fait partie de la Fédération des Jeunes Chrétiens de Catalogne(ca). Il se démarque des autres par sa piété et notamment sa dévotion envers l'eucharistie[3]. Tous les jours, avant le travail, il se rend à 7 heures à la messe. Face à l'instabilité politique de l'époque, Joan prépare ses camarades à mourir pour la foi catholique. L'un d'eux rapportera qu'il disait notamment: Si Dieu nous choisit, nous devrions être disposés à recevoir le martyre avec grâce et courage, comme il convient à tout bon chrétien.»[3]
Le , les miliciens républicains mettent le feu au siège de la Fédération des Jeunes Chrétiens. Alors que la Catalogne sombre dans la guerre civile, Joan encourage ses camarades, rend visite aux blessés à l'hôpital et enterre les morts. Les églises ayant été fermées, un prêtre confie à Joan une réserve d'hosties consacrées, pour aller de maison en maison donner la communion. À sa mère, qui s'inquiète pour sa vie, il répond: «Je ne crains rien, le Maître est avec moi.»[3]
Dans la nuit du 11 au , des miliciens républicains viennent l'arrêter chez lui. Ils l'emmènent au cimetière de Santa Coloma de Gramenet pour l'exécuter. Avant de mourir, Joan dit aux miliciens: «Que Dieu vous pardonne comme je vous pardonne». Il est ensuite tué de cinq coups de fusil au cœur[3].
Après le rapport positif des différentes commissions sur la sainteté et le martyre de Joan Roig i Diggle, le pape François reconnait, le , qu'il est mort 'en haine de la foi', le déclarant ainsi martyr, et signe le décret permettant sa béatification[4].