Johannes Jacobi

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Activité
Jehan Jacme
Biographie
Décès
Activité

Johannes Jacobi, dit aussi Jean Jacobi, Jean Jacme ou Jean Jaume[1], né au XIVe siècle et mort en 1384, est un chancelier de l'université de Montpellier, et auteur d'un traité de peste De pestilencia (1376), très diffusé jusqu'au XVIe siècle.

Les détails de sa vie sont peu connus. Des historiens indiquent qu'il serait d'origine catalane en étant le fils de Jaume d'Agramunt (en), professeur de l'université de Lérida en Aragon[2], d'autres le voient comme d'origine italienne juive[3].

Johannes Jacobi apparait dans l'histoire en 1364 lorsqu'il est nommé chancelier à vie de l'université de Montpellier par le vicaire général de l'évêché de Maguelone, et ce en dépit des statuts prévoyant une élection. Cette nomination est contestée par son concurrent malheureux Jean de Tournemire[4] qui fait appel au Pape Urbain V : l'affaire est jugée par un cardinal-arbitre Saint-Jean-Saint-Paul[5], Jean de Blandiac[3].

La nomination de Jacobi par l'évêché de Maguelone est cassée, mais il est aussitôt renommé chancelier en vertu des pouvoirs apostoliques de l'arbitre, pour éviter d'infliger un blâme public au représentant d'un évêque[5].

plaque commémorative photographiée en 2021 «… fondé le 25 septembre 1369 par le pape Urbain V pour 12 étudiants en médecine originaires du Gévaudan sa patrie ».

En 1369, il est appelé à soigner le duc Louis Ier d'Anjou, alors gouverneur du Languedoc, ce qui lui vaut d'être anobli par le roi de France Charles V. De 1370 à sa mort, il est le médecin consultant occasionnel des papes Urbain V, Grégoire XI, et Clément VII[5]. Ses honoraires sont de cent florins par consultation[3].

En 1378, il est appelé auprès de Charles V, les textes le qualifient de « physicus regis, in artibus et medicina magister ». Sa dernière trace dans l'histoire est la consultation qu'il fit pour Clément VII le . On estime qu'il meurt avant le de la même année, date de l'élection de son successeur, Jean de Tournemire[3],[5].

Il habitait dans un hôtel particulier, doté d'un verger, qui se trouvait à l'angle des rues Germain et Urbain V de Montpellier, près du Collège des Douze-médecins. Si l'hôtel a disparu, le verger existe au moins jusqu'à la fin du XXe siècle sous forme de petit jardin[5].

Travaux

Notes et références

Articles connexes

Related Articles

Wikiwand AI