Né en 1914, John (ou Maurice) Hagemans est le fils d’un banquier et le petit-fils d’un peintre paysagiste renommé[1]. Il rompt cependant avec sa famille paternelle et vit avec sa mère[1]. Étudiant à l’Université de Bruxelles (ULB), il embrasse d’abord le socialisme comme membre de l'Association des étudiants marxistes et devient secrétaire d’une campagne antifasciste en 1933[1]. La même année, il effectue son service militaire à cheval[2].
Après l’invasion allemande de , Hagemans est mobilisé dans l’armée belge[1]. Il participe à la campagne des 18 jours comme sous-officier, est fait prisonnier et libéré fin [1].
De retour, il devient commandant des Formations de Combat de Rex et en , est nommé à la tête de la section masculine de la Jeunesse Rexiste (Serments de la Jeunesse Rexiste) par Léon Degrelle[1]. En , les sections masculine et féminine sont unifiées et Hagemans devient l’unique Prévôt (chef suprême) de toute la Jeunesse Rexiste, rédige la «Charte de la Jeunesse Rexiste et de ses Serments»[1], et crée les plusieurs éléments graphiques du parti dont le fanion de la Légion Wallonie.
Engagement sur le Front de l'Est et mort
En , Hagemans s’engage sur le Front de l'Est dans la Légion Wallonie et meurt au front en août de la même année[1] à Tieriakov (ou Teriakov), dans le Caucase, lors des opérations contre l’Armée rouge.
↑Grégory Bouysse, Encyclopédie de l'Ordre Nouveau - Hors-série - WALLONIE, (lire en ligne)
Bibliographie
Conway, Martin, Marc Efratas, Alain Dantoing, and José Gotovitch, Degrelle: Les Années de Collaboration: 1940-1944: Le Rexisme de Guerre, Ottignies: Quorum, 1994.
De Bruyne, Eddy, Encyclopédie de l’Occupation, de la Collaboration et de l’Ordre nouveau en Belgique francophone (1940-1945), La-Roche-en-Ardenne: Cercle d’histoire et d’archéologie Segnia, 2016.