John J. Becker
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John Joseph Becker, né à Henderson (Kentucky) le et mort à Wilmette (Illinois) le , est un compositeur américain. Avec Charles Ives, Carl Ruggles, Henry Cowell et Wallingford Riegger, il appartient au groupe des American Five, compositeurs de musique dite « ultra-moderne ».
Ses archives personnelles sont conservées à la New York Public Library et à l'Université Saint-Thomas (en) du Minnesota.
John J. Becker poursuit ses études musicales au Conservatoire de Cincinatti, puis au Conservatoire du Wisconsin à Milwaukee, où il est notamment l'élève d'Alexander von Fielitz, de Carl Busch et de Wilhelm Middleschulte[4]. Il obtient son doctorat en philosophie en 1923[4]. De 1917 à 1927, il est directeur à l'Université de Notre-Dame-du-Lac[4]. Il devient ensuite président du département des beaux-arts du College St Thomas de Saint Paul de 1929 à 1933[4]. Puis il devient directeur du Federal Music Project pour le Minnesota de 1935 à 1941[4]. De 1943 à 1957, il est professeur de musique au Barat College of the Sacred Heart à Lake Forest[4]. Il est aussi enseignant de façon parcellaire au Musical College de Chicago[4].
Si ses œuvres de jeunesse sont empreintes d'un romantisme allemand, il entre dans la modernité dans les années 1930[4]. Il fait alors partie du bureau éditorial de la New Music Quarterly, fondée par Henry Cowell[4]. Il travaille ainsi avec Charles Ives[4]. Pendant cette période, il dirige des œuvres modernes avec plusieurs phalanges de Saint Paul[4].
En recherche à la fois de modernité et d'un style américain propre, il écrit, sous le titre de Soundpiece, plusieurs œuvres pour diverses formations[4]. Il développe aussi sa propre dramaturgie en liant à sa façon l'action théâtrale à la musique[4].
Esthétiquement, son œuvre est marquée par des sonorités peu denses mais dont le caractère rythmique est très marqué, qui contrastent avec des passages en conglomérats dissonant aux harmonies massives[4].
Œuvres
Œuvres pour la scène
- Dance Figure, pour chanteur, groupe de danseurs et orchestre, sur un poème d'Ezra Pound (1932)
- The Life of Man, musique de scène pour la pièce éponyme de Leonid Andreïev (1943, inachevée)
- Abongo
- Dance Primitive, pour deux danseurs solistes, groupe de danse et percussions (1933, création à New York le )
- A Mariage with Space, drame en couleurs, lumières et son pour récitant et groupe de récitants, danseur soliste et groupe de danseurs et grand orchestre, sur un poème de Mark Turbyfill (1935)
- Nostalgic Songs of Earth, trois danses pour danseurs solistes et piano (création à Northfield le )
- Rain Down Death, musique de scène pour la pièce éponyme d'Alfred Kreymborg (1939)
- When the Willow Nods, musique de scène pour la pièce éponyme d'Alfred Kreymborg (1939)
- Privilege and Privation, sur un livret d'Alfred Kreymborg (1940)
- Antigone, musique de scène (1940)
- Dierdre of the Sorrows, drame lyrique en un acte d'après la pièce éponyme de John Millington Synge (1945)
- Faust, monodrame (1951)
- Madeleine et Judas, musique de scène pour la pièce éponyme de Raymond Bruckberger (1958, création à l'Office de radiodiffusion-télévision française de Paris, le )
Musique orchestrale
- The Cossacks, trois sketches (1912)
- Symphonie no 1 « Étude primitive » (1915)
- Symphonie no 2 « Fantasia tragica » (1920)
- Symphonie no 3 « Symphonia brevis » (1929, création à Minneapolis le sous la direction du compositeur)
- Concerto Arabesque pour piano et orchestre (1930, création à Saint Paul le sous la direction du compositeur)
- Concertino Pastorale, « A Forest Rhapsodie » pour deux flûtes et orchestre (1933, création à Cincinnati le )
- Concerto pour cor et petit orchestre (1933, création à New York le )
- Mockery, pour danseur et piano ou orchestre de chambre (1933, création à New York le )
- Concerto pour alto (1937)
- Concerto pour piano no 2 « Satirico » (1938, création à Saint Paul, le )
- Symphonie no 4 « Dramatic Episodes » (1938)
- Rain Down Death, suite pour orchestre no 1 (1939)
- When the Willow Nods, suite pour orchestre no 2 (1940, création à Albert Lea le )
- Antigone, danses symphoniques (1940)
- Victory March (1942)
- Symphonie no 5 « Hommage to Mozart » (1942)
- Symphonie no 6 « Symphony of Democracy », avec récitant et chœur (1942)
- The Snow Goose : A Legend of World War II (1944)
- Concerto pour violon (1948)
- Symphonie no 7 d'après le Sermon sur la montagne, avec récitant, et chœur parlé et chanté (inachevée)
Musique vocale
- Rouge Bouquet, pour chœur d'hommes avec trompette et piano (1917)
- Out of the Cradle Endlessly Rocking, cantate pour récitant, soprano, ténor, chœur et orchestre (1929, création à Saint Cloud le sous la direction du compositeur)
- Missa symphonica pour chœur d'hommes (1933)
- Lincoln's Gettysburg Address, pour récitant, chœur et orchestre (1941)
- Mass in Honor of the Sacre Heart pour chœur de femmes (1944)
- Moments from the Passion pour voix soliste, voix masculines et féminines et piano (1945)
- Moments from the Liturgy, pour récitant, voix de femmes, voix soliste et chœur parlé et chanté (1948)
Musique de chambre
- An American Sonata, pour violon et piano (création à South Bend le avec le compositeur au piano)
- Eight Soundpieces (1932-1959)
Musique pour orgue
- Fantasia tragica (1920)
- Improvisation (1960)
Musique de films
- Julius Caesar, de David Bradley (1949)