John McCarthy
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Alta Mesa Memorial Park (en) |
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California Institute of Technology (baccalauréat ès sciences) (jusqu'en ) Université de Princeton (docteur en philosophie) (jusqu'en ) Belmont High School (en) |
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Ida Glatt McCarthy (d) |
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Vera Watson (en) |
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| Distinctions |
Prix Turing () Liste détaillée Prix Turing () Computer Pioneer Award () IJCAI Award for Research Excellence () Prix de Kyoto en technologies avancée () National Medal of Science () AAAI Fellow () ACM Fellow () Programming Languages Achievement Award () Médaille Benjamin-Franklin () Fellow of the Cognitive Science Society (d) Computer History Museum Fellow |
John McCarthy est un mathématicien, informaticien et professeur universitaire américain, né le à Boston (Massachusetts) et mort le à Stanford (Californie)[1]. Il est le principal pionnier de l'intelligence artificielle avec Marvin Minsky. Il incarne le courant mettant l'accent sur la logique symbolique.
À la fin des années 1950, après un doctorat en mathématiques, il crée avec Fernando Corbató la technique du temps partagé, qui permet à plusieurs utilisateurs d'employer simultanément un même ordinateur. Il est également le créateur du langage Lisp, a influencé la conception du langage Algol, popularisé le temps partagé et créé le ramasse-miettes. Il reçoit le prix Turing en 1971 pour ses travaux en intelligence artificielle.
John McCarthy est né à Boston, dans le Massachusetts le d'un père immigrant Irlandais, John Patrick, et d'une mère juive lituanienne immigrante, Ida Glatt McCarthy[2]. Il a été contraint de voyager fréquemment, jusqu'à ce que son père trouve un travail à Los Angeles, en Californie.
McCarthy a dès son jeune âge montré un intérêt pour les mathématiques. Pendant l'adolescence, il apprend les mathématiques en autodidacte, grâce aux livres de l'Institut technologique de Californie (Caltech). De fait, à son entrée à Caltech, ses connaissances lui permettent de passer les deux premières années de mathématiques[3].
Après l’obtention du diplôme en 1948, McCarthy continue les études à Caltech, pour finalement passer un doctorat de mathématiques à l'université de Princeton, en 1951.
À cette époque, McCarthy se marie à Vera Watson, une développeuse et alpiniste, morte en 1978 alors qu'elle tentait l’ascension de l'Annapurna I.
Carrière informatique
En 1956, il préside la conférence de Dartmouth, lors de laquelle il présente le principe d'élagage alpha-bêta, un algorithme d'évaluation jouant un rôle majeur dans la programmation en intelligence artificielle, notamment utilisé par la grande majorité des programmes d'échecs. Vers les années 1960, le programme Kotok-McCarthy, dont il est à l'origine, est l'un des plus performants. Il est également l'inventeur en 1958 du langage Lisp[1]. Il quitte le MIT en 1962 pour créer le laboratoire d'intelligence artificielle de l'université Stanford. À partir de 1962, McCarthy est professeur à l'université Stanford, jusqu'à ce qu'il prenne sa retraite en 2000. Il est aussi l'un des pionniers du cloud computing [4]. Il reçoit le prix Turing en 1971 pour ses travaux en intelligence artificielle.
Pendant sa retraite, il écrit une nouvelle de science-fiction, intitulée Le Robot et le bébé[5], « pour illustrer en partie ce que les robots domestiques devraient être »[6].
Publications majeures
- Programs with Common Sense, in Proceedings of the Teddington Conference on the Mechanization of Thought Processes, 756-91. London: Her Majesty's Stationery Office, 1959[7]
- Recursive functions of symbolic expressions and their computation by machine, Communications of the ACM 3(4):184-195, 1960[8]
- A basis for a mathematical theory of computation, in Computer Programming and formal systems. North-Holland, 1963
- Situations, actions, and causal laws. Technical report, université Stanford, 1963.
- Avec P. J. Hayes, Some philosophical problems from the standpoint of artificial intelligence, in Meltzer, B., and Michie, D., eds., Machine Intelligence 4. Édimbourg, Edinburgh University Press. 463-502, 1969[9]
- Epistemological problems of artificial intelligence, in IJCAI, 1038-1044, 1977
- Circumscription: A form of non-monotonic reasoning, Artificial Intelligence 13(1-2):23-79, 1980
- Applications of circumscription to common sense reasoning, Artificial Intelligence 28(1):89-116, 1986
- Generality in artificial intelligence, in Lifschitz, V., ed., Formalizing Common Sense. Ablex. 226-236, 1990
- Notes on formalizing context, in IJCAI, 555-562, 1993
- Avec S. Buvac, Formalizing context: Expanded notes, in Aliseda, A.; van Glabbeek, R.; and Westerstahl, D., eds., Computing Natural Language, université Stanford, 1997
- Elaboration tolerance, in Working Papers of the Fourth International Symposium on Logical formalizations of Commonsense Reasoning, Commonsense-1998, 1998
- Avec T. Costello, Useful counterfactuals, Electronic Transactions on Artificial Intelligence 3(A):51-76, 1999
- Actions and other events in situation calculus, in Fensel, D.; Giunchiglia, F.; McGuinness, D.; et Williams, M., eds., Proceedings of KR-2002, 615-628, 2002.