Gilles Brassard
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Université Cornell
Faculté d'ingénierie de l'université Cornell (en)
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Université de Montréal Université Cornell Faculté d'ingénierie de l'université Cornell (en) |
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Prix Turing () Liste détaillée Prix Acfas Urgel-Archambault () Prix Marie-Victorin () IACR Fellow () Médaille d’or Gerhard-Herzberg () Docteur honoris causa de l'École polytechnique fédérale de Zurich () Lauréats Clarivate des chercheurs les plus cités (en) () Officier de l'Ordre du Canada () Officier de l'Ordre national du Québec () Prix Wolf de physique () Prix de physique fondamentale () Prix Turing () Membre de la Société royale du Canada Docteur honoris causa de l'Université d'Ottawa |
Gilles Brassard (né le à Montréal (Québec, Canada)) est un informaticien et cryptologue canadien. Il a notamment aidé à jeter les bases de la cryptographie quantique.
Gilles Brassard naît en 1955 dans le quartier Ahuntsic à Montréal. Il grandit dans une famille de cinq enfants dans le quartier Villeray[1]. Dès son plus jeune âge, il est passionné par les mathématiques, passion qu'il a reçue de son grand frère, Robert Brassard, qui prenait plaisir à lui enseigner des concepts avancés de mathématiques[1]. En 1968, à l'école secondaire Saint-Viateur, avec Jean-Paul Brassard et Michel Touchette, il invente un Binair-o-Mètre, soit « une machine transformant les nombres du système décimal au système binaire »[2],[3],[4]. À 13 ans, il entre à l'Université de Montréal où il étudie l’informatique. Il y obtient un baccalauréat en 1972 et une maîtrise en 1975[5]. Il poursuit ses études à l'Université Cornell où la lecture d’un article sur la cryptographie le passionne et l’incite à rediriger ses études de PhD vers ce domaine[6]. Il obtient son doctorat en cryptographie en 1979, sous la supervision de John Hopcroft.
Il est professeur au DIRO, le département d'informatique et de recherche opérationnelle de l'Université de Montréal, depuis lors, et est professeur titulaire depuis 1988.
Travail scientifique
Ses travaux les plus connus portent sur les fondements de la cryptographie quantique, la téléportation quantique[7],[8], la distillation de l'intrication quantique, la pseudotélépathie et la simulation classique de l'intrication quantique. Certains de ces concepts sont toujours théoriques, mais quelques-uns ont été appliqués en laboratoire.
En 1984, avec Charles H. Bennett, Brassard invente le protocole BB84, un protocole de cryptographie quantique[6],[9]. Plus tard, il a davantage contribué au sujet en y incluant le protocole de correction d'erreurs par cascade, ce qui détecte et corrige efficacement le bruit causé par un observateur externe (eavesdropper) d'un signal cryptographique quantique. Ils sont lauréats du prix Turing 2025 pour cette invention[10]
En 1993, avec d’autres chercheurs, il jette les bases de la téléportation quantique et parvient à téléporter des photons sur une courte distance[6]. Le journal scientifique Science considérait alors qu’il s’agissait d’une des plus importantes découvertes de l’année[8]. En 2003, la revue Technology Review du Massachusetts Institute of Technology nomme la cryptographie quantique comme l'une des dix nouvelles technologies porteuse de changements pour le monde[8].