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John Nesfield

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Nationalité
John Nesfield
John Collinson Nesfield (1860).
Biographie
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Formation
Activités

John Collinson Nesfield ( ), d'abord curé de l'église St-Michel de Highgate, enseigna l'anglais aux Indes. Parmi ses nombreux manuels, sa grammaire anglaise a exercé une profonde influence sur cette discipline.

Fils d'un clerc du Wiltshire[1], John Nesfield fit ses études secondaires à la Highgate Grammar School de 1852 à 1855 puis enseigna dans cet établissement de 1859 à 1864[2], obtenant bientôt une bourse de postmaster au Merton College de l'Université d'Oxford[3], où il fut reçu licencié ès arts (BA) en 1860[1] puis Master of Arts[4] en 1862.

Nesfield fut affecté comme curé de l'église St-Michel de Highgate, dans le Middlesex[5],[6], avant d'être envoyé en mission aux Indes en . D'abord professeur au Presidency College et au Krishnagar Government College, alors les deux établissements d'enseignement supérieur anglophones de la Présidence du Bengale, il fut promu directeur de l'Instruction Publique du Raj au mois de , et inspecteur de l'Éducation de Basse-Birmanie[7]. Il exerçait ainsi davantage de tâches administratives que des missions d'enseignement[1].

De Basse-Birmanie, Nesfield fut ensuite nommé inspecteur pour l’Awadh en et, lors du rattachement de ce dernier état aux Provinces du Nord-Ouest (1878), recteur du lycée de Bénarès. Il y retrouva l’inspection l'année suivante, et en 1885 était en passe de prendre la tête de cet organisme lorsque le gouvernement lui préféra, ce qui n’était pas rare dans l’Empire britannique, un haut fonctionnaire membre de l’Indian Civil Service, Edmund White[1]. Nesfield en conçut une profonde déception, et protesta par lettres, d'abord au Secrétaire général de la province, Richard Cross, puis à Alfred Comyn Lyall, lieutenant-général des Provinces du Nord-Ouest et haut-commissaire pour l’Awadh. Faute de réponse satisfaisante, il en appela ensuite au Vice-roi des Indes, Frederick Temple Blackwood, mais essuya cette fois un refus, n’obtenant la promotion qu’il convoitait qu'au départ en retraite de White, au mois d'[1]. Il avait été nommé entre-temps fellow (professeur titulaire) de l'Université d'Allahabad en 1887, l’année même de sa fondation, et quitta définitivement les Indes au mois d'[8].

La question de son avancement n’était pas le seul souci de Nesfield : le service de l’éducation des Provinces du Nord-Ouest ne disposait pas de subsides suffisants. En 1882, il écrivait à la Commission de l'Education des provinces : « Comment peut-on espérer toucher le cœur et l'esprit d'un homme à qui l'on propose des cours à 4 roupies[9]? » Une autre controverse éclata à son sujet, qui le poursuivit bien après son retour en métropole : il était supsecté d'avoir imposé dans les écoles de l'Etat les manuels anglophones et hindous pour lesquels il bénéficiait du monopole d'édition. La commission d'enquête chargée de cette affaire finit par conclure que Nesfield n'avait fait que suivre les conseils de White, qu'il avait engagé lui-même des frais d'édition et avait rendu en cela un grand service à la promotion de la langue anglaise. Il abandonna d'ailleurs ses droits à un éditeur de Londres avant de prendre sa retraite[10].

Il avait épousé une missionnaire, Ellen Blumhardt, qui lui donna plusieurs enfants, dont le médecin Vincent Blumhardt-Nesfield, qui joua un rôle décisif dans le traitement de l'eau par javellisation[11].

Postérité

Œuvres

Notes

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