John Samuel Agar
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Dessin sur papier, British Museum.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 82 ans) Hertford |
| Nationalité |
britannique |
| Activité | |
| Maître | |
| Élève |
John Samuel Alpenny James Mitan |
| Lieu de travail | |
| Influencé par | |
| Parentèle |
Samuel Agar Sarah Agar |
John Samuel Agar, né le à Londres (Angleterre) et mort le à Hertford (Angleterre), est un peintre portraitiste et un graveur britannique.
John Samuel Agar naît le à Londres[a],[1]. Il est le fils de Samuel Agar, confiseur établi au 82 Oxford Street à Londres, et de son épouse Sarah. Il est baptisé le , selon le rite anglican, en l'église paroissiale de St Marylebone située sur Marylebone Road à Londres.
Ses premières années et sa scolarité initiale ne sont pas documentées. En 1788, à l'âge de 12 ou 13 ans, il est placé en apprentissage chez Joseph Strutt (1749–1802), peintre, graveur, antiquaire et homme de lettres réputé. Il devient ensuite l'élève des graveurs Thomas Cheeseman (1760-1834) puis Mariano Bovi (1757-1813) tous deux formés par le célèbre Francesco Bartolozzi.

Admis comme probationer (stagiaire) à la Royal Academy of Arts le , il est immatriculé officiellement comme étudiant graveur le , à l’âge de 17 ans. Il y côtoie William Turner (1775-1851), qui demeurera ensuite son ami[2]. Dès 1793, il remporte un prix pour le dessin historique décerné par la Royal Society of Arts. À partir de , il fréquente la Life school (cours sur modèles vivants) de la Royal Academy. Il expose pour la première fois dans cette institution en 1796, la même année que Turner, et par la suite y présentera régulièrement ses peintures (principalement des portraits) jusqu'en 1806-1808. En 1798, il reçoit un prix (silver medal) de la Royal Academy[2],[3],[4].

À l’issue de sa formation, il établit vers 1800 un atelier au 59, Stafford Place, Pimlico, et va y débuter une double carrière de peintre portraitiste et surtout de graveur de premier plan. En 1802, John Samuel Agar devient en effet une figure centrale de cette profession en accédant à la présidence de la Society of Engravers (Société des Graveurs), fondée la même année par Francesco Bartolozzi pour défendre les intérêts des graveurs face à la Royal Academy et aux éditeurs[1],[3],[4],[5].

Le , en l'église St Paul de Hammersmith, il épouse Elizabeth Cruttwell (1780-1829), elle-même une artiste amateur de talent ayant remporté un prix de dessin à la Royal Society of Arts en 1804. Le mariage restera sans postérité, mais en 1818 le couple adopte Mary Hurst Cruttwell (1813-1904), fille aînée de James William Squire Cruttwell (frère d’Elizabeth, décédé la même année)[2].
De 1807 à 1809, Agar réalise une série de douze allégories des Mois d'après Edward Francis Burney, publiée par l’éditeur réputé Rudolf Ackermann.
C’est également en 1809 que paraît sa réalisation la plus connue, les illustrations de l’ouvrage Specimens of antient sculpture : Ægyptian, Etruscan, Greek, and Roman, publié par Richard Payne Knight pour la Society of Dilettanti[6],[7].

Au cours des années 1800-1810, plusieurs artistes de renom ont fait leur apprentissage à ses côtés, parmi lesquels :
- John Samuel Alpenny (né Halfpenny, 1786-1858), peintre et graveur qui exercera ensuite en Angleterre et en Irlande[8]
- James Mitan (1776-1822), graveur londonien[9],[10]
En 1814, il contribue de manière significative à l'ouvrage monumental d'Ackermann, History of the University of Oxford, en gravant les séries de costumes académiques d'après les dessins de Thomas Uwins[1],[5],[11].

Dans les années 1820-1830, son activité semble ralentir ou rencontrer des obstacles financiers. En , John Samuel Agar est déclaré en banqueroute.
En 1836, il effectue un bref retour sur la scène artistique en exposant de nouveau, après une longue absence de plus de vingt ans. À cette époque, il réside à Fulham où il est enregistré lors des recensements de 1841 et 1851.
Diminué physiquement, il reçoit en 1850 une aide financière de l'Artist’s General Benevolent Institution, un fond de soutien pour les artistes indigents.
John Samuel Agar décède le à Hertford dans le Hertfordshire, et est inhumé le dans la même ville[12].
Plus connu comme graveur que comme peintre – activité qu’il semble avoir abandonné assez tôt dans sa carrière –, Agar laisse un corpus important, à la fois de portraits de ses contemporains et de reproductions minutieuses de sculptures antiques. Son style utilise essentiellement la technique de la gravure au pointillé, héritée de l'école de Bartolozzi via Cheeseman[1],[3]. Pour l’historien de l’art Nicholas Beaver Penny commentant les Specimens of antient sculpture, « Rares sont les illustrations photographiques plus fiables ou plus informatives que les représentations d’Agar, lesquelles sont les plus remarquables jamais réalisées pour la sculpture »[13].
