John Stenhouse
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| Domicile |
Pentonville, Islington (Londres) |
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| A travaillé pour |
Royal Mint (- St Bartholomew's Medical College (d) (- |
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John Stenhouse (Glasgow, – Londres, ) est un chimiste écossais. Il a mis au point l'un des premiers appareils respiratoires fonctionnels (1854). Il fut l'un des membres fondateurs de la Chemical Society de Londres[1] (1841).

John Stenhouse était le fils aîné de William Stenhouse, un fabricant d’indiennes de Glasgow, et de sa femme Élisabeth née Currie[2] ; il fut le seul de leurs enfants à parvenir à l'âge adulte[3],[4]. Il effectua ses études secondaires à Glasgow puis à l’université de cette ville de 1824 à 1828. D'abord intéressé par la littérature, il se tourna ensuite vers la chimie, d'abord sous la direction du Pr Thomas Graham puis du Dr Thomas Thomson de l’université d'Anderson à Glasgow (aujourd'hui intégrée à l'université de Strathclyde ; l'un des bâtiments porte le nom de ce chimiste). Au cours de l'année universitaire 1837-1839, Stenhouse assista aux conférences de chimie données à l’université de Glasgow, puis partit poursuivre ses recherches en chimie pendant deux ans sous la direction de Justus Liebig à l'université de Giessen en Allemagne. De retour à Glasgow, il fut en 1841 l'un des membres fondateurs de la Chemical Society of London. En 1848, il fut élu Fellow de la Royal Society de Londres. L'université d'Aberdeen lui décerna un doctorat honoris causa en 1850[5].
Jusque-là Stenhouse avait vécu sur l'héritage que lui avait légué son père ; mais en 1850 le comptoir de commerce de Glasgow fit banqueroute[6] : aussi sollicita-t-il, mais en vain, un poste d'enseignant à Owens College, qui est aujourd'hui rattaché à l'université de Manchester. Enfin au mois de , il fut recruté comme maître de conférences en chimie à l'école médicale de St Bartholomew's Hospital, à Londres. Le jeune August Kekulé (1829-1896), qui devait par la suite s'imposer comme l'un des plus éminents chimistes de la seconde moitié du XIXe siècle, était l'un de ses préparateurs à l'époque[7]. En 1857, Stenhouse fit une hémorragie cérébrale[8] qui le laissa à moitié paralysé, ce qui le contraignit à démissionner. Il quitta pour convalescence l'Angleterre en compagnie de sa mère pour Nice (alors ville du royaume de Piémont-Sardaigne) et demeura là-bas jusqu'à la mort de celle-ci en . Au mois de juin il était de retour en Angleterre et établit son laboratoire dans l'annexe d'une usine abandonnée de Rodney Street, à King's Cross (Londres) ; il gagnait sa vie de l'exploitation de quelques brevets et de travaux d'expertise[9], tout en poursuivant ses recherches de chimie, en dépit du fait qu'il ne pouvait plus se servir de ses mains : il employait des assistants (pour la plupart des étudiants du Royal College of Chemistry)[9]. Il y avait, parmi ces assistants, Raphael Meldola (1849-1915) et Charles E. Groves[5] (1841-1920).
De 1865 à 1870, il fut assesseur de la Royal Mint (son ex-professeur Thomas Graham était le Master of the Mint en exercice). En 1871, il fut récompensé de la Royal Medal de la Royal Society pour ses travaux en chimie. En 1877, il fut reçu Fellow de l'Institute of Chemistry[10]. Il mourut trois ans plus tard et fut inhumé au High Church New Cemetery de Glasgow.