John Wiley
homme politique sud-africain
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John Walter Edington Wiley (né le et mort le ) était un avocat et un homme politique sud-africain ainsi que, durant ses études universitaires, un joueur de First-class cricket.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
John Walter Edington Wiley |
| Nationalité | |
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Lincoln College Diocesan College (en) |
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| Fratrie |
William Wiley (en) |
| Enfant |
Mark Wiley (d) |
| Sport |
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Député de la circonscription de Simonstown (1966-1987), membre successivement du parti uni (1966-1977), du parti sud-africain (1977-1980) et du parti national (1980-1987), il fut ministre de l'environnement et du tourisme (1984-1986) puis ministre de l'environnement et de l'eau (1986-1987) dans le gouvernement de Pieter Botha.
Biographie
Fils de James Byron Wiley et de Doris Mary Edington Wiley née Fenn, John Wiley nait le 27 février 1927 à St James en banlieue de la ville du Cap. Il fait ses études secondaires à Rondebosch et est diplômé en 1945.
En 1946, il intègre l'université du Cap pour étudier le droit. Parallèlement, il rejoint l'équipe de Cricket de l'université et participe à de nombreuses compétitions inter-universitaires de First-class cricket, d'abord comme batteur pour la Western Province (1947-1949) puis plus tard pour l'université d'Oxford (1948-1951)[1].
Il est diplômé en droit en 1948 et poursuit son cursus universitaire en Grande-Bretagne au Lincoln College à l'université d'Oxford.
À son retour au Cap en 1951, il se lance dans sa carrière d'avocat et est admis au barreau du Cap en 1963. Il s'implique aussi parallèlement dans la vie politique locale du Cap, sous la bannière de l'opposition officielle, le Parti uni, alors dirigé par Sir De Villiers Graaff.
Carrière politique
En 1959, John Wiley est élu pour le parti uni au Conseil provincial du Cap. Sa circonscription (la Péninsule du Sud, qui deviendra plus tard celle de Simon's Town), comprend alors toute la zone entre Retreat et Cape Point, y compris Noordhoek, Fish Hoek et Kommetjie[1].
Lors des élections générales sud-africaines de 1966, il est élu dans la circonscription de Simon's Town où il sera ensuite réélu sans discontinuer.
Il s'oppose notamment durant ses mandats à l'expulsion, en vert du Group Areas Act, des communautés de couleur de la ville de Simon's Town et de Kalk Bay[1].
À la suite de la révolte de Soweto en 1976, l'Afrique du Sud connaît des troubles généralisés. Le Parti uni se divise[1]. Membre de l'aile conservatrice du parti uni, en désaccord non seulement avec de Villiers Graaff, le chef du parti mais aussi avec les leaders réformistes comme Harry Schwarz et Japie Basson (en), John Wiley, Myburgh Streicher et cinq autres dissidents démissionnent du parti uni à la fin de l'année 1976. Wiley quitte également son siège au parlement et se fait réélire comme candidat indépendant. Avec ses acolytes, il fonde alors le Parti sud-africain (nom en référence à l'ancien parti sud-africain de Louis Botha), qu'il dirige de juin 1977 à août 1980, lorsque le Parti sud-africain fusionne finalement avec le Parti national[1]. Il est de nouveau réélu député de Simon's Town en septembre 1980, cette fois sous l’étiquette du Parti national.
Ministre-adjoint à l'environnement et aux pêches (1982-1984), il devient ministre de l'environnement, du tourisme et des Affaires hydrauliques en septembre 1984. Il est alors le seul membre issue de la communauté blanche anglophone au sein du cabinet sud-africain. Ses mandats comme député puis ministres sont notamment marqués par son engagement en faveur des droits des communautés de pêcheurs traditionnels, l’interdiction des chalutiers dans la baie de False Bay et la création de plusieurs réserves marines côtières le long des côtes sud-africaines, notamment sur la côte de Tsitsikamma. Il fut l'auteur notamment d'une loi contre le pillage des épaves historiques le long des côtes sud-africaines, toujours en vigueur au début des années 2020[1]. Durant son mandat de ministre délégué ou de ministre des Affaires environnementales, de la Pêche ou du Tourisme, Wiley s'investit pour développer ou entretenir les zones de conservation, les projets de recherche environnementale et les projets d'élevage de juments. Il participe également à l'étranger à des missions officielles liées à la conservation, à la pêche ou au tourisme, au nom du gouvernement sud-africain[1].
Le , alors qu'il est en campagne électorale pour conserver son siège de député, il se suicide à son domicile de Noordhoek à la suite d'une campagne de presse mettant notamment en cause sa probité.
Vie privée
En 1951, John Wiley épousa Barbara Jean Fortescue Francis (née Smith), originaire de Rhodésie du Sud. Ils eurent 3 enfants, nés entre 1952 et 1960. Son fils, Mark Wiley, sera membre du conseil provincial du Cap puis membre de l'assemblée législative du Cap-Occidental.