Johnny O'Keefe

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Décès
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Sépulture
Macquarie Park Cemetery and Crematorium (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Johnny O'Keefe
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Genre artistique

John Michael O'Keefe, né le à Bondi Junction en Nouvelle Galle du Sud et mort le à Sydney, est un chanteur de rock 'n' roll australien. Il commence sa carrière dans les années 1950. Ses chansons les plus connues sont Wild One, Shout! et She's my Baby[1]. Au cours de ses vingt ans de carrière, O'Keefe sort plus de cinquante singles, 50 EP et 100 albums. Il est également animateur de radio et de télévision[2]

Souvent désigné par ses initiales « J.O.K. » ou par son surnom « The Wild One », Il est le premier artiste de rock 'n' roll australien à faire une tournée aux États-Unis et à figurer dans le Top 40 local[3].

Il meurt en 1978 d'une overdose.

En 1988, Johnny O’Keefe est intronisé à titre posthume au ARIA Hall of Fame. En 1994, le Powerhouse Museum de Sydney lui rend hommage dans une grande exposition sur l’histoire du rock et de la pop australienne intitulée Real Wild Child[4]. En 1998, Australia Post émet une série spéciale de douze timbres célébrant les débuts du rock 'n' roll australien. L'un d'eux représente Johnny O'Keefe et The Wild One[5]. En 2004, une sculpture en bronze de 5 mètres de haut intitulée The Wild One, créée en mémoire d’O’Keefe par le sculpteur Dr. Alex Sandor Kolozsy, est dévoilée à Coolangatta[4].

Les débuts

John Michael O'Keefe naît à Bondi Junction, dans la banlieue est de Sydney. Il commence sa carrière en imitant le chanteur américain Johnnie Ray. A partir de 1953, il chante avec le quintette de l'accordéoniste de jazz Gus Merzi. Sa vie bascule en après avoir vu et entendu Bill Haley chanter Rock Around the Clock dans le film Graine de violence[6]. En , le saxophoniste américain Dave Owens et lui forment le premier groupe de rock 'n' roll australien : The Dee Jays. Il comprendra notamment Johnny Greenan au sax ténor et Lou Casch à la guitare, Keith Williams à la basse et Johnny Purser à la batterie[7].

Johnny O'Keefe rencontre son idole pour la première fois lors de sa tournée en Australie en 1957. Impressionné par O'Keefe, Haley lui confie une chanson et le recommande à Ken Taylor, directeur artistique du label local Festival Records. Le premier single d'O'Keefe, You Hit The Wrong Note, Billy Goat / The Chicken Song, sort en (en 78 tours), mais se vend mal, tout comme le suivant, une reprise de Love Letters in the Sand de Pat Boone[6].

Le succès

Il devient un ami proche du promoteur de concerts Lee Gordon, qui permet au groupe de se produire avec des stars internationales du jazz et rock 'n' roll, telles que Louis Armstrong, Bo Diddley, Little Richard, Gene Vincent et Eddie Cochran, accroissant considérablement la popularité du groupe. Leur premier EP, Shakin' at The Stadium, comprend le titre phare de JOK, Wild One, faussement enregistré en public. Ce titre devient son premier tube début 1958, atteignant la 20e place du tout nouveau Top 40 de Sydney[8]. Au même moment, ils participent à la tournée de Paul Anka, Jerry Lee Lewis et Buddy Holly[6]. La chanson est reprise par Jerry "Ivan" Allison, le batteur des Crickets, sous le titre Real Wild Child[4]. Elle sera également enregistrée par Jerry Lee Lewis, Iggy Pop, Suzi Quatro, Joan Jett, Brian Setzer, etc.[8]

Les Dee Jays accompagnent également d'autres artistes internationaux lors des tournées de Gordon, dont Chuck Berry, les Everly Brothers et Ricky Nelson. O'Keefe sort trois autres singles en 1958 et, début 1959, il effectue une tournée de deux mois en Nouvelle Zélande. Sa version de la chanson Shout des Isley Brothers, enregistrée en 1959 avec The Delltones, devient sa marque de fabrique et un moment fort de ses concerts[9]. She's My Baby est enregistrée à Los Angeles lors du premier séjour d'O'Keefe aux États-Unis en . En , O'Keefe retourne aux États-Unis pour une tournée promotionnelle. Le , O'Keefe et Greenan sont victimes d'un grave accident de voiture[1]. Défiguré, O'Keefe est longuement hospitalisé[10].

JOK signe un nouveau tube no 1 en avec Don't You Know et le single suivant, Ready For You, atteint la 4e place en novembre. En , O'Keefe tente une nouvelle tournée aux États-Unis, mais sans succès. Malgré des problèmes personnels croissants, il continue d'enchaîner les succès en Australie. I'm Counting on You en 1961 et Sing (And Tell The Blues So Long) en 1962 sont tous deux no 1.

Il rejoint ATN-7 en tant que présentateur du Johnny O'Keefe Show[11]. L'émission connaît un grand succès, mais cela ne fait qu'alourdir sa charge de travail déjà considérable. En , il fait une dépression nerveuse et passe deux mois dans un service psychiatrique de Sydney, marquant le début d'un cycle récurrent de dépressions, d'hospitalisations et de convalescences largement médiatisées.

En 1963, O'Keefe se sépare définitivement de son groupe, les Dee Jays. Les concerts commencent à se raréfier. Les Dee Jays restent cependant ensemble et continuent à se produire jusqu'en 1980.

Le déclin

Le dernier grand succès d'O'Keefe dans les années 1960 est She Wears My Ring, qui atteint la 2e place du classement des singles en , deux mois avant la tournée des Beatles en Australie[10]. En 1964, l'émergence de la nouvelle vague de groupes, menée par les Beatles et les Rolling Stones, inaugure une nouvelle ère pour la musique populaire et marque le début d'un déclin rapide dans la carrière d'O'Keefe. Ces artistes étrangers inspirent une nouvelle génération de stars locales du beat, emmenée par Billy Thorpe & the Aztecs et The Easybeats, qui conquièrent la scène pop australienne.

Sa popularité continue de décliner et les ventes de ses disques chutent. Son émission Sing, Sing, Sing est annulée en [11]. Un nouveau show en 1967 intitulé Where The Action Is, ne rencontre pas le succès escompté. À partir de 1968, O'Keefe consacre l'essentiel de son temps à se produire sur la scène des clubs et cabarets australiens. Ses seuls albums publiés sont des compilations de ses anciens succès et un live.

Dans les années 1970, il continue d'enregistrer et de sortir des singles. En 1972, il obtient un nouveau hit avec une version revisitée de son tube de 1958, So Tough. Début 1974, il connaît son dernier grand succès avec une reprise du vieux tube d'Inez et Charlie Foxx, Mockingbird, enregistrée en duo avec la chanteuse Margaret McLaren. De 1974 à 1978, il organise une tournée intitulée « The Good Old Days of Rock'n'Roll », réunissant plusieurs de ses anciens amis[10]. La dernière apparition publique d'O'Keefe a lieu dans l'émission Sounds de la chaîne Seven Network, enregistrée le , six jours avant son décès.

Vie privée

O'Keefe épouse Marianne Renate Willimzic en 1958, avec qui il a trois enfants. Ils divorcent en 1966. Il se remarie en 1975 avec Maureen Joan Maricic[11].

Au début des années 1960, O'Keefe est épuisé par les concerts, les enregistrements et les tournages. A cela s'ajoutent les séquelles de son accident de voiture, l'échec de sa tournée américaine de 1961 et une forte consommation d'alcool, de drogues et de médicaments[11]. Il est plusieurs fois victime de dépression nerveuse et fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique[10]. Un autre coup dur pour O'Keefe est la mort subite de son partenaire musical et ami, Lee Gordon, décédé d'une crise cardiaque à Londres le .

Johnny O'Keefe meurt le , à 43 ans, d'un collapsus cardiovasculaire causé par une surdose de barbituriques et de méthaqualone. Il est enterré au cimetière et crématorium de Macquarie Park à Sydney[11]. Sa vie est racontée dans une mini-série télévisée en 1985, Shout! The Story of Johnny O’Keefe.

Discographie

Notes et références

Voir aussi

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