Jonathan Savi de Tové
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| Président de l'Assemblée nationale Assemblée nationale | |
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| Député à l'Assemblée nationale du Togo | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Jonathan Adzesi Kokou Savi De Tové |
| Nationalité | |
| Activités |
Homme politique, diplomate, intellectuel, professeur de langues |
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| A travaillé pour | |
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| Parti politique |
Jonathan Adzesi Kokou Savi de Tové, né le à Mission Tové (près de Tsévié) et mort le à Lomé, est un homme politique, intellectuel et linguiste togolais. Il est l’une des figures du mouvement nationaliste ayant conduit à l’indépendance du Togo en 1960.
Jeunesse et formation
Jonathan Savi de Tové reçoit une éducation auprès de missionnaires protestants allemands. Peu avant la Première Guerre mondiale, il se rend dans la colonie allemande du Cameroun, où il travaille comme commis auprès d’un avocat[1],[2].
Durant la guerre, il devient secrétaire du gouverneur allemand Karl Ebermaier. Après la défaite des forces allemandes, il se réfugie avec ce dernier en Guinée espagnole, puis séjourne en Espagne et en Allemagne, où il travaille notamment pour une représentation diplomatique allemande[1],[2].
Carrière intellectuelle et administrative
De retour au Togo dans les années 1920, il devient enseignant, puis directeur d’une école de mission protestante. Il enseigne notamment la langue ewé et collabore avec le linguiste allemand Diedrich Westermann, contribuant à la codification de cette langue[2].
Polyglotte, il maîtrise plusieurs langues européennes en plus de l’ewé. Il fonde et dirige plusieurs journaux, dont Le Guide du Togo et Unité togolaise, organe du Comité de l’unité togolaise (CUT)[2].
En 1928, il devient secrétaire du Conseil des notables de Lomé, puis membre du Conseil municipal en 1934. En 1936, il est nommé directeur du Service de presse et d’information de l’administration coloniale[2].
Engagement politique
Jonathan Savi de Tové est cofondateur du CUT, principal mouvement nationaliste togolais. Il est élu député en 1946 et joue un rôle actif dans la vie politique du territoire sous tutelle française[2].
Il est président de l’Assemblée nationale de 1958 à 1963[3], période marquée par l’accession du pays à l’indépendance le , sous la direction de Sylvanus Olympio[4],[2].
Après le coup d’État de 1963
À la suite du coup d’État togolais de 1963, il refuse de participer à la formation d’un gouvernement en exil. Il prend ensuite ses distances avec le régime de Nicolas Grunitzky et séjourne en Allemagne. De retour au Togo, il conclut un accord avec Gnassingbé Eyadéma, tout en refusant des fonctions officielles[2].
En 1971, il est nommé président de l’Association togolaise d’échanges culturels avec l’étranger. Il meurt la même année à Lomé[2].
Héritage et postérité
Bien que moins médiatisé que d’autres figures comme Sylvanus Olympio, Jonathan Savi de Tové est considéré comme un acteur important du nationalisme togolais[2].
Son rôle intellectuel, son engagement politique et sa contribution à la valorisation de la langue ewé participent à la construction de l’identité nationale togolaise[2].