Jorge Camacho (peintre)

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Nom de naissance
Jorge Amado CamachoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Jorge Camacho
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Naissance
Décès
Nom de naissance
Jorge Amado CamachoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Jorge Camacho, né le à La Havane et mort le à Paris 15e[1],[2], est un peintre, dessinateur, graveur cubain lié au surréalisme.

En 1952, issu d’une famille bourgeoise, il abandonna ses études de droit pour se consacrer entièrement à la peinture.

Au Mexique, en 1959, il rencontra le peintre José Luis Cuevas et ensemble ils entreprirent un long voyage aux sources de la culture maya.

Camacho était mal aimé de la communauté Cubaine à Miami et plus généralement aux États Unis, en raison de sa proximité passé avec le regime de Cuba. Cela se retrouve encore aujourd’hui par un désintérêt des collectionneurs américains ayant un lien de génération, familiale, ou affectif avec Cuba.

Camacho arriva ensuite à Paris en 1959, où il retrouva ses amis: le sculpteur Agustín Cárdenas qui le présenta à André Breton en 1961 et le peintre Joaquin Ferrer. Il intègra très vite le groupe surréaliste. « Celui qui piège », ainsi que le désignait Breton en 1964, restera fidèle à ses premiers engagements. Même s'il sera longtemps désavoué par les autres surréalistes. Sa reconnaissance n’arrivera que très tard avec l’exposition au Centre Pompidou à Paris en 2024.

L'espace pictural de Jorge Camacho aborde des mondes torturés, où l'ésotérisme le plus sophistiqué côtoie un chamanisme surprenant. Au-delà de ces marques, les tableaux de Jorge Camacho expriment un univers poétique, sous l'éclairage raffiné d'une palette fauve.

Écriture, photographie, musique — c'était un amoureux du jazz et du flamenco — tout comme sa passion pour l'alchimie, l'occultisme ou l'ornithologie sont des appoints décisifs à son travail de peintre.

Il a illustré notamment les œuvres poétiques de Jean-Pierre Duprey, Gilbert Lely, Guy Cabanel, Joyce Mansour, Claude Tarnaud.

Il a traduit de l'espagnol en français des poèmes du poète haïtien Magloire Saint-Aude.

Jorge Camacho vivait et travaillait entre Paris et l'Andalousie depuis 1975 avec sa compagne Torgia qui était elle même peintre mais qu’il a maintenu dans l’ombre.

Todo el mundo habla de surrealismo, pero son muy pocos los que lo comprenden (« Tout le monde parle de surréalisme, mais bien peu le comprennent »), Jorge Camacho.

Sur le plan sentimental et amoureux il lui est reconnu une vie plutôt en marge des mœurs convenu de l’époque avec une forme de trio avec son meilleur ami enseignant, chercheur et lui aussi alchimiste et amoureux de l’ésotérisme et de l’ornithologie Alain Gruger qui partage encore sa vie aujourd’hui avec la veuve de l’artiste dans l’ancien atelier depuis le suicide de sa femme dans les années 2000.

VIDEOS

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Expositions

Quelques expositions personnelles importantes dans le parcours de Camacho
  • En 1962, sa deuxième exposition personnelle à la galerie Daniel Cordier s'intitule "L'Immaculée Conception des papes". Elle s'inspire de l'œuvre férocement anticléricale de l'écrivain allemand Oskar Panizza et elle est organisée avec le concours du groupe surréaliste.
  • En 1967, c'est l'œuvre de Raymond Roussel qui lui inspire l'exposition "HARR", à la galerie Matthias Fels, ainsi qu'un recueil de poèmes, L'Arbre acide.
  • Autre exposition marquante : "Le Ton haut", en 1969, inspirée par l'alchimie traditionnelle, remise à l'honneur dans les cercles surréalistes par René Alleau et Eugène Canseliet. Elle inspirera également une exposition à la Galerie de Seine, en 1975 : "La Danse de la mort", préfacée par René Alleau lui-même, ainsi qu'un traité hermétique original, conçu en collaboration avec Alain Gruger, Héraldique alchimique nouvelle, publié en 1978 (aux éditions du Soleil noir).

Écrits

  • Semen-Contra (1968) (poèmes inédits, écrits en français, accompagnés de vingt aquarelles réalisées en 1976), suivi de HARR (1967) (vingt poèmes en hommage à Raymond Roussel), postface de François-René Simon, Nérac, éditions Pierre Mainard, 2019 (Pierre Mainard)

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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