Jos De Swerts
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Pseudonymes |
‘t Pallieterke, Joz |
| Nationalité | |
| Formation |
Hoger Instituut voor Schone Kunsten (d) |
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| A travaillé pour |
Zonneland (en) Presto Films Vlaamse Filmpjes (d) Pallieter (d) |
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| Archives conservées par |
Jos De Swerts dit Joz, né le à Anvers et mort le à Merksem, est un illustrateur, caricaturiste, affichiste, créateur de mode et auteur de bande dessinée belge néerlandophone. Également connu sous le nom de Joz De Swerts. De Swerts est considéré comme pionnier du dessin de presse politique (cartoon) en Flandre.
Jeunesse et formation
Jos De Swerts naît le à Anvers[2],[3],[4] dans le quartier Seefhoek[5].
Il est issu d'un père peintre en bâtiment[5]. Il grandit auprès de ses trois frères : Alfons, Constant, Jules[5].
Il se forme artistiquement à l'académie royale[6] où il a pour condisciple Joe English puis pendant quatre ans[6] à l'Institut supérieur des beaux-arts d'Anvers (NHISKA) dans l'atelier du peintre Julien De Vriendt d'où il sort diplômé[7],[8],[5]. Il suit aussi une formation à la Haute école de commerce Saint-Ignace (nl) (institut Saint-Ignace)[6],[5]. Entre-temps, il fournit des services de bricolage à son père. Il devient professeur de dessin à l'école industrielle (Marché aux chevaux), mais le déclenchement de la Première Guerre mondiale l'empêche de prendre ses fonctions[6].
Première Guerre mondiale
Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé le [5]. Comme soldat, il est gravement blessé à la jambe pendant la bataille des casques d'argent à Halen[6],[8] et il doit être employé dans un ministère belge au Havre[5], où il peint de nombreux portraits[7].
Début de carrière
Il se marie le avec Carolina Smets[5]. De Swerts commence sa carrière la même année[5] en tant que créateur de mode à la maison de couture bruxelloise Meeuwissen jusqu'en 1928[6],[8]. Il s'établit comme illustrateur indépendant et il signe du pseudonyme Joz[6],[8],[7]. Il remporte le deuxième prix au concours du magazine satirique Tybaert de Kater et contribue au succès de Pallieter (nl)[6]. Il exerce ses talents de caricaturiste et croque de nombreuses personnalités politiques belges et internationales dans Pallieter (1922-1928). De Pillecyn attribue le fait que Pallieter ait duré cinq ans principalement au dessinateur, « ce vengeur et juge, cet homme juste qui ressent le rejet de son propre peuple[6]. » et qui, sous le pseudonyme de t' Pallieterke « utilisait sa plume comme une arme[6]. »
Il contribue également en tant que caricaturiste à De Standaard[8] et Boerenfront, Elckerlyc et Nieuw Vlaanderen (1935-1938)[6],[5]. On retrouve sa signature également dans Hooger Leven.
Dès 1930, il devient dessinateur attitré des Éditions Averbode (De Goede Pers - Altoria), la branche éditoriale de l'abbaye d'Averbode[5]. Il réalise de nombreuses couvertures de magazines de Vlaamse Filmpjes et son homologue francophone Presto Films, Averbodes Weekblad, Zonneland sous la férule de Nonkel Fons et son homologue francophone Petits Belges[5]. Il réalise des bandes dessinées de type spinalien depuis 1930[3].
À propos de Zonneland, l'historien de la bande dessinée Danny De Laet écrit dans son ouvrage Au-delà du septième art- histoire de la bande dessinée belge : « Depuis les années 1920 la présentation de l'hebdomadaire s'est considérablement améliorée. Les couvertures, généralement dues à Joz (De Swerts) sont attrayantes et chatoyantes par l'emploi de la couleur. Joz De Swerts s'essaiera timidement à la BD mais sans y donner suite[9]. »
Il travaille également pour des livres de Lannoo mais surtout il réalise de nombreux livres du Davidsfonds[8]. il illustre encore le roman Hans van Malmédy[10] de Filip De Pillecyn en 1935.
Parallèlement, il s'emploie en arts graphiques, il reçoit dix commandes d'affiches pour les pèlerinages de l'Yser (1925-1939) ou (1929 à 1939)[8], il conçoit également des affiches de propagande pour l'Association des Vétérans flamands (nl) (VOS) (1938, 1939), ainsi qu'à l'occasion de Noël à Merksem[6].
Il est rattaché au mouvement flamand[6].
En peinture, c'est un peintre de fleurs, de natures mortes, de paysages et de marines[7]. On possède aussi des vues de l'Escaut peintes à larges traits ou au couteau[7]. Il expose à Calais et Vernon[7].
Il meurt de manière inopinée, le à l'âge de 49 ans à Merksem où il est inhumé[6],[2],[4].
Une exposition rétrospective : Jos De Swerts - grondlegger van de spotprentkunst in Vlaanderen [« Jos De Swerts - pionnier du dessin de presse politique en Flandre »] se tient à Deurne en 1969[5]. Ses archives sont conservées à la Maison des lettres à Anvers[8] et au KADOC (nl) un centre de recherches et de documentation pour la religion et la culture de Louvain[11].