Née le au sein d'une famille d'enseignants proches de l'Institution libre d'enseignement, Josefa Rodríguez Álvarez vit à León, où elle fait partie d'un groupe littéraire qui édite la revue de poésie Espadaña.
En 1959, elle fonde à Madrid le Colegio Estilo, situé dans le quartier d'El Viso. Elle s'inspire, malgré la dictature franquiste, des idéaux et des bases éducatives de l'Institution libre d'enseignement [1]: l'école se veut humaniste, tournée vers l'art et la littérature. On n'y parle pas de religion, malgré le régime nationaliste en vigueur dans l'Espagne d'alors, préférant privilégier la culture et la connaissance.
Parcours littéraire
Elle publie en 1961 le recueil de contes A ninguna parte.
En 1983, elle publie Los niños de la guerra, chronique des années 1950, puis La enredadera (1984), Porque éramos jovenes (1986) et El vergel (1988).
En 1990, elle entame sa trilogie biographique, politiquement engagée, Historia de una maestra (1990) qui relate la profession d'enseignante de sa mère sous la République[2], Mujeres de negro (1994) y La fuerza del destino (1997). En 2004, elle publie Julia et Clara, puis en 2008, son dernier roman, Hermanas.