Joseph-Augustin-Eugène Daguerre
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Division 22 du cimetière de Montmartre (d) |
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Militaire |
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Joseph Augustin Eugène Daguerre est un général de brigade français né à Bayonne le et mort à Paris le .
Joseph Augustin Eugène Daguerre est le fils d'Arnaud Joseph Daguerre (1772-1851), dit Daguerre d'Arberoue, et de Catherine de Sallenave (1789-1876), et le frère de Guillaume Vincent Léopold Daguerre (1813-1898), banquier.
Il est admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr le . Il sort de Saint-Cyr en 1835 et il est nommé sous-lieutenant au 48e régiement d'infanterie de ligne faisant partie de la division des Pyrénées occidentales pendant la guerre civile d'Espagne.
En 1837, son régiment est envoyé à Alger. Il a alors participé à plusieurs expéditions pendant lesquelles il a acquis une réputation d'officier sérieux et vigoureux. Il est promu lieutenant au choix le . Il quitte l'Algérie en 1840. Il est désigné pour la formation du 1er bataillon de chasseurs à pied en . Il passe ensuite au 9e bataillon de chasseurs à pied à Saint-Omer. Il vient à Paris pour la revue du duc d'Orléans, créateur des bataillons de chasseurs à pied. Il est ensuite nommé à Toulouse.
En 1843, il est nommé à Mostaganem, province d'Oran, et participe aux combats contre l'émir Abdelkader qui se terminent à la bataille d'Isly, le . Il est nommé capitaine le . Il est cité à l'ordre et décoré de la Légion d'honneur le . Il est resté dans la province d'Oran jusqu'en 1851. Son bataillon est envoyé à Toulon. En 1852, il est nommé à l'armée de Paris, à Vincennes, puis à Rennes, à la fin de 1853.
Pendant la guerre de Crimée, le 9e bataillon de chasseurs à pied est envoyé à Gallipoli en 1854 et participe à l'expédition de la Dobrutscha qui avait été décidée le et qui ne dure que 15 jours, vaincue par une épidémie de choléra qui a fait 2 277 morts sans qu'il y ait eu aucun coup de feu. Il participe après au siège de Sébastopol dans la 1re brigade commandée par le général de La Motte-Rouge de la 2e division du 1er corps d'armée commandée par le général Charles Levaillant. Le capitaine Eugène Daguerre est nommé chef de bataillon le après la bataille de l'Alma.
Il quitte le bataillon pour être nommé au 54e régiment d'infanterie de ligne basée en Algérie, dans la division d'Oran, en . En 1857, il participe à la campagne de la grande Kabylie avec la division Mac Mahon et au combat contre les tribus kabyle dont la plus importante est celle des Beni Raten qui commence le .
Il quitte ensuite l'Algérie pour s'installer à Clermont-Ferrand. Mais le , il est nommé lieutenant-colonel au {{24e[régiment d'infanterie de ligne}} basé à Tlemcen et suit la campagne du Maroc. Il est nommé officier de la Légion d'honneur le .
Le , il est nommé colonel du 91e régiment d'infanterie de ligne, basé à Nantes. Il est nommé commandeur de la Légion d'honneur le . Il est à Lille avec son régiment quand commence la guerre franco-allemande de 1870. Son régiment fait partie de la 1re brigade du général Becquet de Sonnay de la 3e division sous les ordres du général Lafond de Villiers faisant partie du 6e corps d'armée commandé par le maréchal Canrobert. Il participe alors à tous les combats autour de Metz. Il est blessé par un éclat d'obus à la jambe gauche et un coup de feu à la main gauche à la bataille de Gravelotte, le . Il est nommé général de brigade le , un jour avant la capitulation de Metz.
Libéré, il prend une part active dans la lutte contre la Commune de Paris. Il prend le commandement de la 1re brigade faisant partie de la 3e division du général Vergé de l'armée de réserve commandée par le général Vinoy. Après la fin des combats, sa brigade est placée dans la 2e division du 4e corps. Sa brigade comprend le 37e régiment d'infanterie de ligne, le 79e régiment d'infanterie de ligne, 26e bataillon de chasseurs à pied, le 4e régiment de hussards. Elle est déplacée pour occuper dans l'Est de la France les villes qui ont été occupées par les Allemands. Il commande ensuite successivement à Châlons, Troyes, et finalement à Verdun jusqu'à la fin de 1876 quand il atteint l'âge pour passer dans la deuxième section, puis dans la réserve.
Il meurt à Paris le . Il est inhumé le au cimetière de Montmartre puis le dans la tombe de Louis Gabriel Montigny 22e division[1].