Joseph-Francis Olliffe

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Naissance
Cork (Irlande)
Nationalité Drapeau de la France Française
Domaines Médecine
Joseph Francis Olliffe
Naissance
Cork (Irlande)
Décès
Brighton (Royaume-Uni)
Nationalité Drapeau de la France Française
Domaines Médecine

Compléments

* Chevalier de la Légion d'honneur en 1846
* Knight bachelor en 1853
* Officier de la Légion d'honneur en 1855

Joseph Francis Olliffe, né en 1808 à Cork, en Irlande, et mort le à Brighton, en Angleterre, est un médecin et homme d'affaires franco-britannique d'origine irlandaise.

Il est considéré par certains comme ayant été le « principal représentant de la médecine anglaise à Paris à son époque[1] ».

Il est le fils d'un couple d'Irlandais de religion catholique, Joseph Olliffe, un marchand de Cork, et Elizabeth McCarthy, native de Limerick[2].

Avant l'âge de 20 ans, il part "faire fortune" à Paris et semble maîtriser la langue française. Il devient alors professeur d'anglais auprès des enfants d'un aristocrate, le comte de Fresnoy, ce qui lui permet d'étudier à l'Université de Paris, dont il sort diplômé en 1829. Il étudie ensuite la médecine et obtient son doctorat de médecine le .

Il rencontre en 1840-41, à Paris, l'héritière anglaise Laura Cubitt (1824-1898), fille de William Cubitt (1791-1863), ingénieur, promoteur et entrepreneur anglais, élu au conseil municipal d'Andover, puis élu lord-maire de Londres (frère de Thomas Cubitt, un des principaux promoteurs immobiliers londoniens de la première moitié du XIXe siècle).

Il épouse en Laura Cubitt (âgée de dix-sept ans) et bénéficie de sa riche dot.

Mondain et médecin renommé à Paris, il devient membre de la Société d'anatomie de Paris et occupe également le poste de président de la Société de médecine de Paris, après avoir été membre titulaire de la Société de médecine de l'arrondissement de l'Élysée (1er arrondissement de Paris).

Médecin de l'ambassade britannique à Paris depuis 1852 et bien intégré à la haute société parisienne, il fait la connaissance de Charles de Morny, demi-frère de l'empereur Napoléon III, et entre à son service.

Affaires à Deauville

Bien informés du contexte local, Joseph-Francis Olliffe et Armand Donon, respectivement médecin et banquier du duc de Morny, acquièrent en 1859-1860 200 hectares de marais en déshérence face à Trouville-sur-Mer[3]. Ce projet, dit le « Projet Deauville », vise à transformer Deauville, alors simple village de pêcheurs, en grande station balnéaire[2]. L’objectif précis est de construire une ville nouvelle articulée autour de trois pôles qui portent le sceau de Morny : le casino en bord de mer, l’hippodrome au débouché du pays d’Auge et un bassin à flot proche de la gare, reliée à Paris[3]. Les villas luxueuses construites et la qualité de leurs propriétaires contribuent à la création d’une image de marque, celle d’une villégiature élégante, un « Bade marin, un Brighton français »[3]. Les promoteurs attendent que cette image soit reconnue et diffusée par la presse pour créer en 1863-1864 des sociétés immobilières et une banque locale[3]. Mais l’exploitation est contrariée par la mort de Morny en 1865, la guerre et la chute de l’Empire en 1870, ainsi que le recul du rivage en 1874-1875[3].

Mort de Morny et scandale

En 1863, la santé du duc de Morny se dégrade. Victime d'une grande fatigue que ses médecins n'arrivent pas à soulager, Morny se tourne vers son médecin personnel Olliffe et ses fameuses "pilules magiques" (ou « perles de jouvence »)[2]. Les perles en question contenaient en fait de l'arsenic et de l'hydrargyri iodidi, qu'Olliffe utilisait pour soigner les malades victimes de syphilis et de maladies de peau. Les pilules semblent avoir temporairement redonné de la vigueur au duc de Morny, mais en , celui-ci tombe malade et meurt peu après d'un accès d'hémoptysie, plusieurs médecins ayant diagnostiqué une maladie du pancréas[2]. Une rumeur circulera selon laquelle non seulement Olliffe n'avait pas su poser le bon diagnostic, mais que ses pilules avaient empoisonné son malade et hâté sa fin. Des médecins critiquent alors les pilules à l'arsenic dans la presse médicale française.

Endetté, le « Projet Deauville » inachevé le menace de faillite[2].

À l'automne 1868, à la fin de sa vie, il habite cependant toujours Deauville – à l'écart de Paris où flambe encore le scandale de la mort de Morny – et reçoit la visite de ses deux confrères et amis, le docteur Alphonse Amussat et le docteur Auguste Nélaton[2].

Fin de vie

Au début de l'année 1869, il part pour Brighton[2]. Il y meurt le dimanche , à l'âge de 61 ans[2], de ce qui sera diagnostiqué comme une insuffisance rénale chronique (Bright's disease dans la classification de l'époque)[2].

Selon ses biographes, le docteur Olliffe avait soutenu divers projets philanthropiques au bénéfice des pauvres de Paris, dont une institution pour enfants malades. Il était réputé généreux et hospitalier, voire dépensier[2].

L'écrivain Alphonse Daudet le caricature dans son roman, publié en 1877, Le Nabab.

Famille

Sir Joseph Francis Olliffe[4],[5] et son épouse, Lady Olliffe (Laura Cubitt), ont six enfants dont :

Carrière médicale

Distinctions académiques

Voir aussi

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