1808 en science
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Cet article présente les faits marquants de l'année 1808 en science.
Sciences physiques
- : les médecins allemand Franz Joseph Gall et Johann Gaspar Spurzheim présentent à l'Institut de France le mémoire Recherches sur le système nerveux en général, et sur celui du cerveau en particulier. Il introduisent en France ce qui est appelé en 1810 par Spurzheim la phrénologie, théorie selon laquelle les protubérances du crâne révèlent les traits de caractère[1].

- L'anatomiste français Georges Cuvier identifie dans un article publié dans les Annales du Muséum d'histoire naturelle de Paris les os fossilisés du « Grand Animal fossile des Carrières de Maestricht » trouvé aux Pays-Bas en 1780 apporté à Paris en 1795 comme appartenant à une espèce éteinte de reptiles, plus tard identifié comme un mosasaure[2].
- : Gay-Lussac et Thénard décomposent l'acide boracique par le potassium. Ils isolent le bore le [3].
- : le chimiste Humphry Davy communique à la Royal Society qu'il isolé par électrolyse quatre nouveaux métaux, le baryum, le calcium, le strontium et le magnium (plus tard appelé magnésium)[4].
- : le physicien français Étienne Malus présente à l'Institut un mémoire intitulé Propriété de la lumière réfléchie par les corps diaphanes où il expose sa découverte du phénomène de la polarisation de la lumière par réflexion[5].
- Alois von Beck Widmanstätten décrit Les figures de Widmanstätten sur des météorites de fer[6].
- Le chimiste britannique Humphry Davy met au point l’arc électrique, qui produit un arc lumineux d’une brillance supérieure à celle de l’éclairage au gaz[7].
- Humphry Davy isole par électrolyse les métaux alcalino-terreux baryum, calcium, Strontium et magnésium[8].
- Le chimiste suédois Jöns Jacob Berzelius propose d'appeler chimie organique la chimie des êtres vivants, opposée à la chimie minérale[8]. Il introduit deux nouveaux noms pour classer les composés : organique pour les composés provenant d'organismes vivants et minéral pour ceux dérivés de minéraux. À cette époque, cette séparation se base sur la théorie du vitalisme, battue en brèche par synthèse de l'urée par Friedrich Wöhler en 1828 et celle de l’acide acétique par Hermann Kolbe en 1845[9].
Publications
- Jöns Jacob Berzelius : Lärboki Kemien où il propose l'usage des symboles chimiques moderne ainsi que le concept de poids atomique relatif.
- John Dalton : New System of Chemical Philosophy, qui contient la première description scientifique moderne de la théorie atomique et la description claire de la loi des proportions multiples.
- Carl Friedrich Gauss : Theorematis arithmetici demonstratio nova. Il donne une troisième preuve de la loi de réciprocité quadratique (Lemme de Gauss).
- Christian Kramp : Éléments d'arithmétique universelle. Il introduit la notation n!.
- Johann Christian Reil : Rhapsodien über die Anwendung der psychischen Kurmethode auf Geisteszerrüttungen (Rhapsodies sur l'utilisation de la thérapeutique psychique dans les troubles de l'esprit). Il crée une psychothérapie rationnelle[10].


