Joseph-François Le Malliaud de Kerharnos

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CirconscriptionMorbihan
LégislatureCorps législatif
Élection
CirconscriptionMorbihan
Joseph-François Le Malliaud de Kerharnos
Fonctions
Député français

(3 ans, 6 mois et 6 jours)
Circonscription Morbihan
Législature Corps législatif

(7 mois et 1 jour)
Élection
Circonscription Morbihan
Législature Conseil des Anciens
Élection
Circonscription Morbihan
Législature Conseil des Cinq-Cents

(1 an, 1 mois et 10 jours)
Élection
Circonscription Morbihan
Législature Convention nationale

(11 mois et 19 jours)
Élection
Circonscription Morbihan
Législature Assemblée législative
Conseiller général du Morbihan
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Locminé (Bretagne, France)
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès Vannes (Morbihan, France)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique Gauche
Père Yves-Vincent Le Malliaud de Kerharnos
Mère Julienne Corbel
Profession Avocat

Joseph-François Le Malliaud de Kerharnos, né le à Locminé (intendance de Bretagne, actuel département du Morbihan), mort le à Vannes, est un homme politique de la Révolution française et du Consulat.

Entre 1791 et 1803, il est député du Morbihan à l'Assemblée nationale législative, à la Convention nationale où il vote la détention de Louis XVI, au Conseil des Cinq-Cents, au Conseil des Anciens puis au Corps législatif.

Mandat à la Législative

Fils d’Yves-Vincent Le Malliaud de Kerharnos, avocat, et de Julienne Corbel, il est avocat à Vannes avant la Révolution et est nommé, lors de la suppression des parlements (1789), membre de la cour supérieure qui les remplace provisoirement. Il est élu le , procureur général-syndic de son département. En cette qualité, il rédige un grand nombre de proclamations notamment celle du , dans laquelle il s’efforce de concilier la constitution civile du clergé avec les devoirs les plus étroits du catholicisme romain.

La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Joseph-François Le Malliaud est élu député du département du Morbihan, le deuxième sur huit, à l'Assemblée nationale législative[1].

Le , il vote contre l'admission des soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance[2]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette[3].

Mandat à la Convention

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Joseph-François Le Malliaud est réélu député du Morbihan, le premier sur huit, à la Convention nationale[4].

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il rejette, lors du deuxième appel nominal, la ratification du peuple sur le jugement[5] :

Nos pouvoirs sont illimités. Il faut épargner au peuple de nouvelles factions. Je dis non.

Lors du troisième appel nominal, relatif à la peine à infliger, il déclare[6] :

J'ai pensé que l'existence honteuse de Louis était moins dangereuse que sa mort. Je vote pour la réclusion provisoire et le bannissement à la paix, sous peine de mort.

Lors du quatrième appel nominal, il rejette le sursis à l'exécution de la peine[7].

Le , Joseph-François Le Malliaud est envoyé en mission aux côtés de Jacques Guermeur (député du Finistère) dans les départements du Finistère et du Morbihan afin d'y accélérer la levée en masse[8]. Le , il est donc absent lors du scrutin sur la mise en accusation Jean-Paul Marat[9]. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[10].

Mandat aux Cinq-Cents et aux Anciens

Sous le Directoire, Joseph-François Le Malliaud est réélu député du Morbihan et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[11]. Lors des élections législatives de 1799, il est réélu député au Conseil des Anciens.

Favorable au coup d’État de brumaire, est choisi par le Sénat conservateur comme député de son département au nouveau Corps législatif, le 4 nivôse an VIII. Sorti du Corps législatif en l'an XI, il est nommé juge d'instruction à Vannes et conseiller général du Morbihan. Il adhère à l'Acte additionnel pendant les Cent-Jours, et est atteint de ce chef par la loi du 12 janvier 1816. Contraint à l'exil, il se retire d'abord à Jersey, puis en Prusse, et enfin en Belgique, à Alost, d'où il demande au gouvernement, en 1818, l'autorisation de rentrer en France, qui lui est accordée par une ordonnance royale du .

Mandats

  • 30/08/1791 - 20/09/1792 : Morbihan - Majorité réformatrice
  • 05/09/1792 - 26/10/1795 : Morbihan - Gauche
  • 13/10/1795 - 20/05/1797 : Morbihan - Gauche
  • 25/12/1799 - 01/07/1803 : Morbihan

Notes et références

Sources

Autres liens

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