Joseph-Julien de Lalande

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Décès
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Nationalité
Activité
Joseph Julien de Lalande
Fonctions
Maire d'Ernée
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Député aux États généraux de 1789
-
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité
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signature de Joseph-Julien de Lalande
Signature.

Joseph-Julien de Lalande, parfois orthographié Delalande, à Mayenne (Mayenne) et décédé le à Ernée (Mayenne), est un homme politique français, acteur de la Révolution française et maire d’Ernée sous le Premier Empire et la Restauration.

Origines

Joseph-Julien de Lalande naît le à Mayenne[1]. Il est le fils de Julien Delalande, avocat en parlement et aux sièges de la ville de Mayenne, maire de Mayenne de 1765 à 1768, et de Marie Françoise Bourgeois. Marié à Marie Anne Marguerite Le Fizelier, fille de Pierre Michel Le Fizellier et de Renée Le Pescheux.

Début de carrière

Ancien clerc tonsuré[2], l est reçu licencié en droit à la faculté de Rennes le [3]. Ancien maître particulier des eaux et forêts du Duché de Mayenne, il résigne ses fonctions avant la Révolution française et s’installe à Ernée[1], où il devient lieutenant de maire (1786-1789). Homme d’esprit et de relations agréables, il acquiert rapidement une grande popularité dans la région[1]. Il est initié le à la franc-maçonnerie dans la loge maçonnique aristocratique La Nouvelle Union à Ernée[2]. Il est secrétaire de la loge en 1776, premier surveillant et commissaire à l'installation de la loge de Fougères en 1777, puis Vénérable[2].

Rôle pendant la Révolution française

En 1787, il est nommé membre du bureau du district d’Ernée par l’Assemblée provinciale du Maine[1]. À l’approche des États généraux de 1789, il joue un rôle central dans la rédaction des cahiers de doléances et la nomination des électeurs du Tiers-État pour les paroisses voisines[1]. Sa correspondance avec Joseph François Dupont-Grandjardin, témoigne de son engagement actif pour organiser la représentation du Bas-Maine et s’opposer à la domination du Mans dans les élections[1].

Il est élu député du Tiers-État aux États généraux de 1789, puis à l’Assemblée nationale, où il vote généralement avec la majorité[1]. Il montre du zèle en veillant au triomphe des idées avancées, et par exemple la nuit de la Prise de la Bastille, reste jusqu'à 2h du matin dans la Salle de séances pour attendre les nouvelles des évènements de Paris[2]. Bien que peu remarqué à l’Assemblée, il est nommé premier suppléant de juge au tribunal du district d’Ernée en 1790, poste qu’il refuse, estimant ne pas avoir les compétences nécessaires[1].

Retour à la vie publique

Après la séparation de l'Assemblée nationale le , il rentre à Ernée où il avait été nommé notable, puis officier municipal, et consacra dès lors tous ses soins à l'administration de la commune[1]. L'administration municipale de la ville d'Ernée était presqu'entièrement composée d'hommes modérés, bien que le maire, Julien Quantin, appartint au parti jacobin.

Fédéralisme

Le , le Directoire de district et le Conseil général de la commune avaient adhéré aux mesures ordonnées par les administrateurs du département, suivant l’exemple des autorités de Laval[1], se prononcèrent en faveur de l'Insurrection fédéraliste qui éclate en province, en soutien aux députés girondins expulsés de la Convention nationale par les jacobins suite aux Journées du 31 mai et du 2 juin 1793. Cette décision avait été prise, peut-être en l'absence, mais certainement contre le gré du maire, qui, peu de temps après, en obtenait la rétractation[1]. L'Insurrection fédéraliste, auquel s’était joint le département de la Mayenne, en soutien aux représentants girondins expulsés de la Convention, est rapidement réprimée[1] en juillet 1793. Les administrateurs du département de la Mayenne avaient pris parti pour l'insurrection et avaient même fait partir pour Caen un bataillon de volontaires[1].

Malgré cette obéissance rapide du département de la Mayenne aux ordres de la Convention nationale, les représentants en mission François-Joachim Esnue-Lavallée et Thirion de la Moselle[4], sont investis des pouvoirs les plus étendus, avec pour mission d'y rétablir l'autorité de la Convention nationale et de remplacer tous les fonctionnaires qui se seraient compromis par leur adhésion au mouvement fédéraliste[1]. Ils frappèrent les fonctionnaires de Mayenne[1].

Période de la Terreur

Au mois d'octobre 1793, les conventionnels François-Joachim Esnue-Lavallée et Thirion de la Moselle, nomment Julien Quantin membre du Directoire de département. Il était alors tout puissant et voulut sans doute se venger de l'opposition qu'avaient pu lui faire quelques-uns des administrateurs d'Ernée[1]. Il fit ordonner en effet l'arrestation de plusieurs habitants de cette ville au nombre desquels se trouvait Joseph-Julien de Lalande.

Averti des mesures prises contre lui, pendant la Terreur, Joseph-Julien de Lalande, modéré, doit se cacher pour échapper aux persécutions des jacobins locaux, notamment celles du maire Julien Quantin, devenu président du comité révolutionnaire de Laval[1]. Après la Chute de Robespierre, il reprend ses fonctions municipales. Il effectue une déposition, le , contre la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne, et contre Julien Quantin, Jean-François Marie et René Pannard.

Maire d’Ernée

Nommé maire d’Ernée le , il conserve ce poste pendant tout le Premier Empire et jusqu’en 1820 sous la Restauration, où il démissionne pour raisons d’âge, mais reste conseiller municipal jusqu'à sa mort[1]. Il est connu pour son indépendance[1] et son dévouement aux intérêts de ses administrés. Il est également chevalier de la Légion d’honneur le [1].

Postérité

Joseph-Julien de Lalande meurt le à Ernée.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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