Joseph Bellemans

peintre belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph Bellemans, né le à Anvers et mort dans la même ville le , est un peintre romantique belge.

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Joseph Bellemans
Joseph Bellemans par Joseph Dupont, Anvers, 1861.
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Biographie

Famille

Joseph (Joseph Gisbert) Bellemans, né à Anvers le , est le second des neuf enfants de Jean Baptiste Henry Bellemans (1764-1838), peintre et tanneur, natif d'Anvers, et de Clasine Van den Enden (1780-1868), native de Bréda. Il demeure célibataire[1].

Formation

Joseph Bellemans étudie à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers. Le , il obtient plusieurs prix décernés par l'Académie : le premier en perspective pittoresque, le second en principes de dessin et figures au trait et les cinquièmes en anatomie pittoresque et en perspective pittoresque. Ensuite, il devient l'un des premiers élèves de Nicaise De Keyser[2].

Carrière

 Deux religieux, celui de gauche est âgé et porte un costume et une coiffe rouge, celui de gauche, un moine novice porte un costume de bure et la tonsure, sont penchés vers une livre de grand format aux pages usées
Ecclésiastiques, Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers.

En 1837, il commence à exposer aux salons triennaux belges : au Salon d'Anvers (1837), au Salon de Gand (1838) et au Salon de Bruxelles de 1845, de même qu'à l'Exposition des maîtres vivants à La Haye en 1845. Il est présent lors de l'Exposition universelle de 1855 à Paris et à l'Exposition universelle de 1876 à Philadelphie.

Après 1850, il reçoit plusieurs commandes publiques destinées à orner plusieurs églises, telles l'église Saint-Augustin d'Anvers et l'Église Saint-Remacle de Verviers. Conseiller communal de la ville d'Anvers, depuis trois mois, Joseph Bellemans est nommé, par arrêté royal du , membre du conseil d'administration de l'Académie des beaux-arts d'Anvers et conserve ses fonctions politiques et académiques jusqu'au [3].

Joseph Bellemans meurt, à l'âge de 77 ans, rue courte de l'Argile no 46 à Anvers, le [3].

Œuvre

Caractéristiques

 Plantin (visage barbu et costume rouge) maintient sur un lutrin un de grandes pages en papier blanc, à trois hommes, dont celui du milieu, vêtu d'un costume noir tient une loupe et est incliné vers la bible, sous le regard de deux hommes, l'un de face et vêtu de blanc, l'autre de dos et vêtu de couleur ocre
Plantin montre à Arias Montano une copie de la Biblia Regia, Musée Plantin-Moretus.

Joseph Bellemans, peintre romantique, est un peintre d'histoire, de genre et de scènes religieuses. Il est réputé pour ses qualités de coloriste[2]. Ses peintures d'histoire retiennent l'attention de la critique, comme Saint-Louis, captif, refuse la dignité de Soudan exposé au Salon de Bruxelles de 1848 que Louis Van Rooy juge comme manquant de simplicité, mais montre d'excellentes intentions et des qualités sérieuses dans une composition aux couleurs brillantes[4]. Estimant la même toile, Adolphe Siret y voit l'un des bons tableaux de l'exposition. Son auteur – ajoute-t-il – « paraît doué d'immenses qualités : son œuvre est composée avec esprit, sentiment, convenance et harmonie. Le moine de gauche, qui présente furtivement une croix à Saint-Louis, porte une tête admirable ; le groupe de droite, formé de hauts dignitaires turcs et d'esclave est d'une pureté de dessin remarquable. Les intentions sont toutes assez saillantes pour qu'on ne se trompe point sur le sentiment qui anime chacun des personnages. Le coloris est généralement d'une grande profondeur, les ombres vivent, les lumières jaillissent[5]. »

Expositions

 Assis derrière un globe terrestre, Mercator, longue barbe blanche et toque noire, tient un compas dirigé vers le globe, tandis que l'autre homme, Ortelius, visage fin et courte barbe noire, debout à côté de Mercator, tient ouvert un livre
Mercator et Ortelius (1870), Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers.

Belgique

Expositions universelles

Pays-Bas

France

  • Exposition des beaux-arts de Toulouse de 1862 : L'Ange protecteur[28]

Collections muséales

  • Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers[29] :
    • Ecclésiastiques (s.d.), huile sur toile, format 81 × 100 cm, inventaire no 2554 ;
    • Mercator et Ortelius (1870), huile sur toile, format 167,5 × 149 cm, inventaire no 3342.
  • Musée Plantin-Moretus à Anvers[30] :
    • Plantin montre à Arias Montano une copie de la Biblia Regia (avant 1867), huile sur toile, format 170,7 × 151,3 cm, inventaire no MPM.V.IV.150, acquis en 1953, don de Melle Leclef.

Églises

  • Église Saint-Augustin d'Anvers : L'Adoration du Sauveur par les anges, les mages et les bergers (triptyque, 1858), Le Père éternel bénissant le monde (1866), Des groupes d'anges portant les emblèmes des vertus de la Sainte-Vierge (1866), La Vierge entoutée d'anges représentant les neuf chœurs célestes (1866), Les Douze docteurs de l'Église (1866), Glorification de la Sainte-Vierge (1872), Passion de N.S. Jésus-Christ (1872).
  • Église Saint-Remacle de Verviers (commande du gouvernement) : Le Christ dans sa gloire, Les Évangélistes et La Communion mystique de Saint-Remacle (1860), Le Père créateur de l'univers et L'Institution de l'eucharistie.

Distinctions

Références

Annexes

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