Joseph Bellemans
peintre belge
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Joseph Bellemans, né le à Anvers et mort dans la même ville le , est un peintre romantique belge.
Biographie
Famille
Joseph (Joseph Gisbert) Bellemans, né à Anvers le , est le second des neuf enfants de Jean Baptiste Henry Bellemans (1764-1838), peintre et tanneur, natif d'Anvers, et de Clasine Van den Enden (1780-1868), native de Bréda. Il demeure célibataire[1].
Formation
Joseph Bellemans étudie à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers. Le , il obtient plusieurs prix décernés par l'Académie : le premier en perspective pittoresque, le second en principes de dessin et figures au trait et les cinquièmes en anatomie pittoresque et en perspective pittoresque. Ensuite, il devient l'un des premiers élèves de Nicaise De Keyser[2].
Carrière

En 1837, il commence à exposer aux salons triennaux belges : au Salon d'Anvers (1837), au Salon de Gand (1838) et au Salon de Bruxelles de 1845, de même qu'à l'Exposition des maîtres vivants à La Haye en 1845. Il est présent lors de l'Exposition universelle de 1855 à Paris et à l'Exposition universelle de 1876 à Philadelphie.
Après 1850, il reçoit plusieurs commandes publiques destinées à orner plusieurs églises, telles l'église Saint-Augustin d'Anvers et l'Église Saint-Remacle de Verviers. Conseiller communal de la ville d'Anvers, depuis trois mois, Joseph Bellemans est nommé, par arrêté royal du , membre du conseil d'administration de l'Académie des beaux-arts d'Anvers et conserve ses fonctions politiques et académiques jusqu'au [3].
Joseph Bellemans meurt, à l'âge de 77 ans, rue courte de l'Argile no 46 à Anvers, le [3].
Œuvre
Caractéristiques

Joseph Bellemans, peintre romantique, est un peintre d'histoire, de genre et de scènes religieuses. Il est réputé pour ses qualités de coloriste[2]. Ses peintures d'histoire retiennent l'attention de la critique, comme Saint-Louis, captif, refuse la dignité de Soudan exposé au Salon de Bruxelles de 1848 que Louis Van Rooy juge comme manquant de simplicité, mais montre d'excellentes intentions et des qualités sérieuses dans une composition aux couleurs brillantes[4]. Estimant la même toile, Adolphe Siret y voit l'un des bons tableaux de l'exposition. Son auteur – ajoute-t-il – « paraît doué d'immenses qualités : son œuvre est composée avec esprit, sentiment, convenance et harmonie. Le moine de gauche, qui présente furtivement une croix à Saint-Louis, porte une tête admirable ; le groupe de droite, formé de hauts dignitaires turcs et d'esclave est d'une pureté de dessin remarquable. Les intentions sont toutes assez saillantes pour qu'on ne se trompe point sur le sentiment qui anime chacun des personnages. Le coloris est généralement d'une grande profondeur, les ombres vivent, les lumières jaillissent[5]. »
Expositions

Belgique
- Salon d'Anvers de 1837 : Un mendiant[6].
- Salon de Gand (XVIIe) de 1838 : Mathieu Laensbergh méditant sur les pronostics de son almanach[7].
- Salon d'Anvers de 1840 : Le Testament[8].
- Salon d'Anvers de 1843 : Le Denier de César[9].
- Salon de Gand (XIXe) de 1844 : Le Denier de César[10].
- Salon de Bruxelles de 1845 : Heureux l’homme qui trouve son plaisir dans la loi du Seigneur ![11].
- Salon d'Anvers de 1846 : Moine en méditation[12].
- Salon de Gand (XXe) de 1847 : Jacob et Rachel au puits[13].
- Salon de Bruxelles de 1848 : Saint-Louis, captif, refuse la dignité de Soudan[14].
- Salon d'Anvers de 1849 : Saint-Louis, captif, refuse la dignité de Soudan[15].
- Salon de Bruxelles de 1851 : Viglius bravant la colère du duc d'Albe, commandé par le gouvernement pour la commune d'Aartselaar[16].
- Salon d'Anvers de 1852 : Viglius bravant la colère du duc d'Albe, Derniers moments de Saint-Remacle et Le Frère Félix (Sixte-Quint) chez le cardinal Buoncompagno[17].
- Salon de Bruxelles de 1854 : Ecce homo (triptyque) et Torquato Tasso la veille de son couronnement au Capitole[18].
- Salon d'Anvers de 1855 : Torquato Tasso la veille de son couronnement au Capitole[19].
- Salon d'Anvers de 1858 : Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient longs sur terre[20].
- Salon de Bruxelles de 1860 : Saint Marc[21].
- Salon d'Anvers de 1867 : Arias Montanus visitant l'imprimerie de Plantyn[22].
- Salon de Gand (XXVIIe) de 1868 : Arias Montanus visitant l'imprimerie de Plantyn[23].
- Salon d'Anvers de 1870 : Gérard Mercator et Abraham Ortelius[24].
Expositions universelles
- Exposition universelle de 1855 à Paris : Derniers moments de Saint-Remacle, évêque de Tongres et fondateur des abbayes de Malmedy et de Stavelot[25].
- Exposition universelle de 1876 à Philadelphie : Arias Montanus visitant l'imprimerie Plantyn à Anvers et L'Arioste à la fontaine[26].
Pays-Bas
France
Collections muséales
- Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers[29] :
- Ecclésiastiques (s.d.), huile sur toile, format 81 × 100 cm, inventaire no 2554 ;
- Mercator et Ortelius (1870), huile sur toile, format 167,5 × 149 cm, inventaire no 3342.
- Musée Plantin-Moretus à Anvers[30] :
- Plantin montre à Arias Montano une copie de la Biblia Regia (avant 1867), huile sur toile, format 170,7 × 151,3 cm, inventaire no MPM.V.IV.150, acquis en 1953, don de Melle Leclef.
Églises
- Église Saint-Augustin d'Anvers : L'Adoration du Sauveur par les anges, les mages et les bergers (triptyque, 1858), Le Père éternel bénissant le monde (1866), Des groupes d'anges portant les emblèmes des vertus de la Sainte-Vierge (1866), La Vierge entoutée d'anges représentant les neuf chœurs célestes (1866), Les Douze docteurs de l'Église (1866), Glorification de la Sainte-Vierge (1872), Passion de N.S. Jésus-Christ (1872).
- Église Saint-Remacle de Verviers (commande du gouvernement) : Le Christ dans sa gloire, Les Évangélistes et La Communion mystique de Saint-Remacle (1860), Le Père créateur de l'univers et L'Institution de l'eucharistie.
Distinctions
Chevalier Grand-croix de l'ordre impérial de la Rose, Empire du Brésil ()[3].
Chevalier de l'ordre d'Isabelle la Catholique,Espagne ().