Charbonnier est directeur des vivres de la marine de Toulon lorsqu'il est élu député, le deuxième sur huit, à la Convention nationale en . Il siège sur les bancs de la Montagne. Au procès de Louis XVI, il vote la mort sans conditions. Il vote contre la mise en accusation de Marat[1] et contre le rétablissement de la Commission des Douze[2].
Le 8 prairial an III (), Charbonnier est décrété d'arrestation et incarcéré à Toulon[3]. Il est accusé de complicité avec les émeutiers marseillais qui tentent de libérer les prisonniers terroristes incarcérés au fort Saint-Jean. Il bénéficie de l'amnistie votée à la clôture de la Convention. Il reprend son emploi dans la marine après son mandat.
Notes et références
↑Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 71.
↑Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 535.
↑Françoise Brunel, «Les derniers Montagnards et l'unité révolutionnaire», Annales historiques de la Révolution française n°229, 1977, p. 385-404.