Joseph Diongre

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Naissance
Décès
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UccleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Joseph Diongre
Ancien Institut national de Radiodiffusion.
Biographie
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Maître

Joseph Diongre, né le à Bruxelles et mort le à Uccle est un architecte belge. Il est l'auteur de nombreuses œuvres architecturales dont l’Institut national de radiodiffusion, place Flagey à Ixelles, et la maison communale de Woluwe-Saint-Lambert. À mi-chemin entre le modernisme et l’Art déco, cet architecte devient le spécialiste des commandes publiques. Son travail est assez éclectique jusqu’à la Première Guerre mondiale puis il s’oriente dès 1922, vers la construction de logements sociaux. Il s'est affirmé au rang des plus brillants créateurs de sa génération tels que Bonduelle qui figure parmi ses proches amis[1].

Joseph Diongre, né le à Bruxelles, est le fils de Guillaume Diongre et Thérèse Danhieux.

Il montre très jeune une aptitude particulière pour le dessin. À l’âge de 12 ans, le , il s’inscrit à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles où il suivra un grand nombre de cours pendant une dizaine d’années. À 16 ans, il entre comme apprenti dans l’atelier d’architecture d’Albert Dumont (1853-1920). Il commence sa formation académique d’architecte en 1896 et fréquente les ateliers d’Ernest Acker (1852-1912), Octave van Rysselberghe (1855-1927), Paul Combaz (1845-1920) ou encore Paul Saintenoy (1862-1952), tous les quatre figures notoires de la scène architecturale belge de la fin du XIXe siècle. Sa formation achevée après quatre années, il part en 1901 à Paris et fait un stage dans l’atelier de l'architecte Duray.

En 1902, guidé par l’influence de Berlage et de ses théories aux Pays-Bas, il entreprend un voyage d’étude et travaille dans l’atelier de l’architecte hollandais Van Liefland et collabore notamment avec Kursaal de Scheveninge en tant que dessinateur-architecte. 1904 marque le début de sa carrière en tant qu’architecte indépendant. En 1908-1909, sa première maison personnelle rue Courouble (11) lui vaudra le premier prix au concours de façades de la commune de Schaerbeek. Par la suite, il est lauréat d’une longue énumération de concours jusqu’en 1939, avec comme figure marquante le projet pour l’Institut national de radiodiffusion (INR), place Flagey, dont il remporte le concours en 1933.

À la suite de son décès le à Uccle, il est inhumé après incinération au cimetière d'Uccle.

Style architectural

Lorsqu’il amorce sa carrière Joseph Diongre est fortement influencé par son bagage académique et une grande attention portée au dessin de façade, qui lui vaudra la reconnaissance des édiles communaux de Schaerbeek et leurs concours annuel de façades. Malgré l’essoufflement de la période faste de l’Art Nouveau au début du XXe siècle, l'architecte continue sans difficulté à composer des projets originaux. Cette originalité, il la doit à une double influence, d’une part classique (l’Académie) et d’autre part Anglo-saxonne (Arts & Crafts, Berlage). Cette phase éclectique de sa carrière va prendre fin avec la Première Guerre mondiale, non sans être sous-jacente à ses travaux ultérieurs.

Dans l'après-guerre, Joseph Diongre prendra part à la reconstruction du territoire belge, en participant à la conception d’un grand nombre d’immeubles de logements sociaux et de cités sociales et -jardins, ou encore en participant à un concours pour une ferme modèle. La réalité contextuelle donne à ses travaux un caractère plus officiel et historiciste.

En 1927, la Cour-Saint-Lazare démontre d’un nouveau souffle dans son travail. Ici, Joseph Diongre crée un dialogue entre la sobriété volumétrique moderniste et ses compositions antérieures. C’est la continuité qu’on peut observer dans ses deux premières périodes qui permet à l'architecte son émancipation stylistique. Trois des projets qui suivront celui de la Cour-Saint-Lazare marqueront particulièrement son travail, par la richesse de leur dessin. Malgré leur aspect extérieur très semblable, la Withuis, l'Église Saint-Jean-Baptiste et l'Institut national de radiodiffusion sont très marqués par leurs différences.

Prix et distinctions

Œuvre

Sources

Voir aussi

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