Joseph Farcot

ingénieur spécialiste des machines à vapeur From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph Farcot, né le à Paris[1] et mort le à Saint-Ouen[2], est un ingénieur spécialiste des machines à vapeur. Il est connu pour l'introduction du concept de servomoteur (1859), qu'il a d'abord appliqué au pilotage assisté des navires de guerre.

Décès
Nationalité
Formation
École centrale Paris (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Président Société des ingénieurs civils de France, janvier - décembre 1879 ...
Joseph Farcot
Fonction
Président
Société des ingénieurs civils de France
janvier -
Alexandre Gottschalk (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
École centrale Paris (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Autres informations
Distinctions
Fermer

Biographie

Fils de Marie-Joseph Farcot, il s’intéressa d'abord à l'histoire mais, destiné à reprendre l'entreprise familiale, il suivit les cours de l’École centrale des arts et manufactures[3] (1842-1845). Surnommé « l'homme aux cent quatre-vingt quatorze brevets », il déposa le un premier brevet pour une pompe circulaire ; en 1846, il construisit des ateliers dans le quartier du port de Saint-Ouen (avenue du Capitaine-Glarner aujourd’hui) ; par rachats successifs, l'usine, spécialisée dans les machines à effet compound de type Woolf, mais produisant également des pompes motorisées et des génératrices[4], finit par occuper 4 ha. En 1848, il prit la tête de la Maison Farcot[3], qui employait déjà 145 ouvriers (elle en emploiera 500 en 1872 et jusqu'à 700 en 1902[4]). Il dépose des brevets[5] dans des domaines très variés : machines à vapeur, régulateurs, pompes, alternateurs, grues, moteurs thermiques, servomoteur notamment. En 1900, il recrute Louis Bergeron, qui lui succède en 1911.[réf. nécessaire]

Réalisations

Il est parfois cité comme l'un des fondateurs de la cybernétique, quand ce mot est utilisé au sens énoncé par Platon[Quoi ?] pour le pilotage d’un navire, mais également parce qu'il mit en pratique le principe de rétroaction[6] grâce à la conception du servomoteur Joseph Farcot en 1859. En améliorant le régulateur à boules de James Watt, servomécanisme empirique, il trouva la solution d'un problème : on utilisait des machines à vapeur pour faire avancer de puissants vaisseaux cuirassés, mais on était incapable d'utiliser la force motrice de la vapeur pour commander leur gouvernail de plusieurs tonnes (on utilisait toujours des cabestans mus par des équipes de matelots !). Il eut l'idée d'appliquer l'action de la vapeur sur le piston du gouvernail à partir d'une information prélevée sur la position de celui-ci[7].

Il s'agissait d'une rétroaction : l'effet réagissant sur la commande. Les cuirassés géants devinrent maniables à l'aide d'une simple roue de commande. Joseph Farcot devenait ainsi l'un des premiers expérimentateurs de la cybernétique, discipline qui attendit encore longtemps ses théoriciens.

Décoration

Publications

  • Joseph Farcot, Le servo-moteur ou moteur asservi : Ses principes constitutifs. Variantes diverses. Application à la manœuvre des gouvernails., P. Baudry, , VII+92, vol. in-8o avec 56 fig. et 4 pl.
  • Joseph Farcot, Gouvernails à vapeur Farcot. Description théorique et pratique

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI